Un rien peut tout changer : Comment les petites choses font toute la différence PDF

On naît dans la douleur, on vit une enfance parquée, l’adolescence est une crise, l’adulte travaille pour vivre, la vieillesse est une dégénérescence, et il faut de surcroît se taper des maladies, des accidents et drames divers -sans compter le pire des maux : l’homme lui-même, cruel, se dévalorisant, se faisant la guerre tout cela en vaut-il bien la un rien peut tout changer : Comment les petites choses font toute la différence PDF ? Un pauvre type, condamné à pousser un rocher en haut d’une montagne. Il n’en a jamais fini : à peine arrivé au sommet, le rocher dévale la pente.


Nos actions et nos gestes, mêmes les plus anodins en apparence, peuvent avoir un effet déterminant sur nos vies et nos désirs les plus grands.
Avez-vous vérifié votre « look » une dernière fois avant votre rendez-vous ? les derniers détails matériels avant votre départ ?
Avez-vous pensé à être courtois avec votre interlocuteur ? à avoir un geste amical, un mot gentil, un peu d humour pour détendre une situation ? à faire attendre l ascenseur pour un retardataire ?
etc. etc.
Et si finalement, faire plus attention consciemment à ces petits détails, produisait vraiment l effet désiré ?
Cet ouvrage écrit dans un style amusant, autour de plusieurs histoires vécues, est une véritable démonstration de cet état d esprit.
Comment penser aux petites choses fait toute la différence, améliore notre quotidien et peut éviter une catastrophe. Comme le démontrait le célèbre philosophe Vladimir Jankélévitch dans sa série d ouvrages « le-Je-ne-sais-quoi et le presque rien », un rien peut TOUT changer !

Alors pensez-y !

Sisyphe redescend, et recommence encore et toujours à pousser son rocher. Un débat sur ce sujet peut s’achever en suicide collectif, mais nous ne risquons pas de parler chiffons. S’il est un sujet existentiel, c’est bien celui-là : à quoi bon mener sa vie ? Il n’y a pas de raison pour que j’existe, pour que quelque chose existe plutôt que rien. Nous éprouvons l’absurdité de l’existence si nous adoptons la lucidité de Sisyphe en regardant le monde : nous n’y trouvons pas notre place. Normal : il n’est pas fait pour nous.

Il est le résultat de processus où nous n’avons rien à faire. Le monde ne nous est pas donné pour que nous y fassions quelque chose, il est tout simplement absurde. Ne sommes-nous pas de bons civilisés méritant une vie confortable ? Et qu’y-a-t-il de plus inconfortable que la conscience de l’absurde ?

La conscience même est nuisible, elle empêche de vivre sans soucis dans l’innocence ! Que vaut la raison, inefficace quand la vie même n’a pas de sens ? La tentation est grande et le raisonnement commode : puisque la conscience rend le monde insupportable, il paraît urgent de s’en débarrasser. De toute façon la lucidité ne sert à rien, la conscience est incompétente. Si tout est déterminé dans ce monde, nous n’en sommes qu’un rouage incapable de s’en faire une représentation cohérente. On ne s’assoit pas devant le monde pour se demander ce qu’on va en faire : on en fait partie, on en dépend comme toutes ses autres parties. Nous voilà ramenés au rang de toute chose, existant sans raison qui lui soit propre.

Autant ne pas s’accrocher à la raison. Quelques fous prétendent se faire les maîtres et possesseurs du monde. Mais le monde nous mène plus que nous le menons, sans que cela ait de sens, ni pour nous, ni pour lui. Les condamnés, ces chanceux, devraient se réjouir de quitter bientôt ce monde insensé.

Ceux-là mêmes qui jusqu’alors ne faisaient que supporter leurs existences s’accrochent pourtant à la vie, lui trouvent un sens ! La guérison inespérée du cancéreux semble désinhiber son envie de vivre. Il s’investit joyeusement, il y croit. D’abord ils se satisfont plus facilement du peu de valeur des choses, encore heureux de pouvoir les savourer. Puis, hélas, leur élan retombe peu à peu faute d’être constamment stimulé, et se dilue dans le temps.

Bientôt ils se remettent à considérer le monde comme s’il n’était pas le leur. Serions-nous condamnés à croire, à suivre quelque sens illusoire, puis à baisser les bras, puis à les retendre, irrésolus et inconstants, comme des girouettes malmenées par les vents ? Nous sommes manifestement incapables de nager à contre-courant. Le plus endormi des vivants s’éveille soudain s’il tombe dans un gouffre : il voit sa propre fin se précipiter vers lui.

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