Un amour– fou?, ou, Une aussi longue patience PDF

Cesar Un amour– fou?, ou, Une aussi longue patience PDF, génie de l’éducation canine ou tortionnaire de chiens ? La réputation de  l’homme qui parle aux chiens  est sulfureuse.


Que valent vraiment ses théories et ses méthodes ? Bourreau de chiens pour les uns, véritable figure de l’éducation canine pour les autres, Cesar Millan ne laisse personne indifférent. Les critiques positives ou négatives le concernant sont souvent virulentes mais pas toujours sérieusement argumentées sur le plan scientifique. Le texte qui suit y remédie grandement. C’est une traduction libre d’un article original paru en anglais qui décortique les méthodes et théories de Cesar Millan et en les confrontant aux connaissances scientifiquement documentées sur le comportement canin. L’auteur du texte original est indéterminé et sa publication a disparu du site sur lequel il avait été publié initialement.

Mais le texte a été récupéré et republié ici par Yodogdast en anglais. Les ravages de l’homme qui parle aux chiens : une critique scientifique des théories et des techniques d’éducation canine de Cesar Millan. Article trouvé ici, pas certain du nom de l’auteur. L’auteur m’a demandé de changer cette photo par autre chose de moins provocant, mais je ne peux pas m’y résoudre. C’est la seule photo de lui avec un chien que je peux regarder.

Si le bien-être animal vous importe, lisez ceci. Cela fait maintenant dix ans que j’éduque des chiens. Je trouve la théorie et les conseils éducatifs de Cesar Millan effarants. En tant que scientifique, il est évident que ses allégations factuelles et les conclusions qu’il en tire sont entièrement fausses. En tant qu’éducateur, je peux dire à quel point les chiens présentés dans son émission sont stressés et malheureux, pas guéris. C’est masqué par la rhétorique, la bande son et la voix off.

Même si vous n’avez pas de chien. La seule manière d’aider tous ces gens mal informés et ces chiens maltraités est de faire connaitre la bonne information. Les théories sur la psychologie et l’éducation canine dérivées des sciences du comportement ont beaucoup progressé au cours des cinquante dernières années. Cesar Millan reconnait ouvertement qu’il n’a pas de formation scientifique. Un immigrant mexicain qui n’a pas fait d’études supérieures et qui n’a aucune formation universitaire en biologie ou en psychologie. Sa formation se limite à une brève période pendant laquelle il a travaillé comme auxiliaire vétérinaire à Mazatlan quand il était adolescent et à une période d’auto-formation à partir de livres sur la psychologie canine à la mode dans les années 1980. La théorie de la  meute  de Cesar Millan est non seulement manifestement incorrecte en ce qui concerne les canidés domestiques, mais elle n’existe même pas non plus chez les  ancêtres loups  auxquels il se réfère.

Il s’accroche à un idéal romantique selon lequel nous devons aider les chiens à retrouver leur  nature sauvage  et à leur offrir un mode de vie basé sur la vie qu’ils auraient vécu dans un monde sans intervention humaine. Il affirme que  la meute d’un chien est sa force de vie. L’instinct de meute est dans son instinct primitif. Sa position dans la meute est son moi, son identité. Cesar Millan suggère que bien que les chiens ne soient pas des loups, on peut en apprendre beaucoup en observant ces ancêtres canins. Les recherches ont montré qu’en fait les loups ne vivent pas selon une hiérarchie basée sur la dominance comme Cesar Millan et beaucoup d’autres aiment à le croire.

La croyance selon laquelle les loups fonctionnent selon une hiérarchie de dominance remontent à l’ère victorienne. A cette époque les idées à propos du  droit du plus fort  étaient entretenues par des auteurs influents comme Nietzsche et Kipling, faisant souvent des analogies avec les prédateurs sauvages comme les loups. Aujourd’hui la communauté scientifique a clairement établi que la théorie de Lorenz sur la structure d’une meute de loups est complètement erronée. Lorsqu’ils sont forcés par la captivité à vivre avec des loups non apparentés, une hiérarchie de dominance se forme parmi les individus pour maintenir la discipline, comme avec n’importe quel groupe d’individus non apparentés que l’on force à une proximité non naturelle. Ainsi dans la nature les meutes de loups ne se comportent en aucune manière comme la  structure de meute  dont Cesar Millan soutient l’existence chez les chiens. Il n’y a pas de  chef de meute  dominant, ce qui s’en approche le plus est le couple de loups le plus âgé, qui sont généralement les parents des autres loups de la meute.

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