Toni 11,6: Histoire du convoyeur PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Plusieurs vols d’importance inhabituelle ont été dénommés toni 11,6: Histoire du convoyeur PDF du siècle. L’expression est aussi régulièrement utilisée par des opposants à une politique économique d’un État ou d’une grande entreprise. Phil Collins raconte la cavale des membres du gang de Bruce Reynolds après l’attaque du train postal Glasgow-Londres.


Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. À l’arrière de son véhicule, 11,6 millions d’euros enfermés dans des sacs. 
En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l’auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d’un mode opératoire sans arme ni violence, autour d’un butin d’un montant sans précédent. 
Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu’il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s’écrouler le plan qu’il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d’errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s’exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l’auteur depuis la prison, il parle. 
Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

Le scénario du film Le Cerveau de Gérard Oury s’en inspire. Le mercredi 30 juin 1971, cinq malfaiteurs vêtus de longues blouses grises investissent l’hôtel des postes de Strasbourg avant l’arrivée des convoyeurs, lesquels sont escortés par la police nationale uniquement sur la voie publique. Le 18 juillet 1976, on découvre qu’un gang a pénétré dans la salle des coffres de la Société générale de Nice en passant par les égouts et un tunnel de 8 mètres de long, entièrement creusé à la main pendant près de trois mois. En octobre 1976, la police arrête un certain Albert Spaggiari, un photographe qui finit par avouer être le cerveau du groupe d’une douzaine d’hommes. Le butin ne sera jamais retrouvé. En août 2010, 34 ans après les faits, de nombreuses révélations, suffisamment précises pour être fiables, sont apportées sur la préparation du casse, dans un livre écrit par celui qui se présente, sous un pseudonyme, comme l’organisateur réel.

Dans la nuit du 3 au 4 juillet, dix hommes cagoulés et armés déboulent dans l’appartement de fonction du caissier Roger Camus, au-dessus de la Banque de France à Saint-Nazaire :  Ne bougez pas, ce qu’on veut c’est l’argent. Une balle se loge dans le flanc du caissier :  On avait ordre de ne pas tirer, dit un gangster. Ne vous inquiétez pas, je suis le chef, tout ira bien. Il aide Mme Camus à soigner le blessé.

Action directe d’avoir pratiqué là  une action de récupération prolétarienne . Longtemps en panne, l’enquête décolle grâce à deux  photomatons  de porteurs de sacs à dos pris à la frontière suisse par un douanier :  On identifie Ahmed Bekkouche chef du commando, accompagné de Claudio Lavazza, un dangereux Italien de Prima Linea, recherché pour plusieurs assassinats en Italie , témoigne l’ex-enquêteur de l’OCRB Dominique Tauziède. Le gang corse de la  Brise de mer  a été accusé de ce forfait et quatre de ses membres emprisonnés : André Benedetti, Alexandre Chevrière et les frères Joël et Jacques Patacchini. L’enquête montre qu’ils ont disposé de complicités à l’intérieur de la banque.

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