Tchernobyl : 20 ans après – Cachez ce nuage que je ne saurais voir… PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Les conséquences politiques, économiques et sociales sont quant à elles détaillées dans l’article catastrophe de Tchernobyl. Nord de Kiev et aussi au Sud de la Biélorussie, et a détruit la tchernobyl : 20 ans après – Cachez ce nuage que je ne saurais voir… PDF rousse proche de la centrale. Une large zone autour de la centrale est fortement contaminée et la plupart des espèces vivantes ont été atteintes.


Le printemps 2006 rappelle à notre mémoire le tragique accident de Tchernobyl (26 avril 1986) et invite les Français à s’interroger sur le nombre croissant de cancers inexpliqués qui touchent, dorénavant, de plus en plus de familles. Entre ces deux perspectives, se glisse le sombre nuage radioactif qui est passé sur la France. Contrairement aux informations de l’époque, il ne fut pas arrêté à la frontière par une ligne Maginot de l’écosystème protégeant notre territoire… Jean-Michel Jacquemin-Raefestin, expert en la matière et auteur de trois ouvrages à succès sur le sujet, mène l’enquête depuis plus de dix ans sur « l’affaire Tchernobyl » et ses conséquences dans les domaines sanitaires et écologiques qui touchent notre pays, des brumes du Nord au soleil de I’Ile de Beauté. Le plutonium aux portes de Paris… Le césium nappant les vallons d’Alsace, le massif des Vosges, le maquis Corse, les vrais chiffres des retombées nucléaires, la désinformation des médias, les disparitions de rapports, les falsifications des commissions d’enquêtes, les conséquences réelles de la contamination de l’air, de l’eau, de la faune et de la flore, ne sont que quelques pièces maîtresses de cet inventaire dressé par l’auteur-documents rares ou inédits à l’appui. Une partie de ces informations, donnée au Congrès de Madrid en septembre 1986, ne put franchir la frontière des médias français de l’époque.
Un livre courageux, palpitant, nourri d’une étude quasi exhaustive des conséquences d’un hypocrite et mortel attentisme d’une administration paralysée. Tel un tsunami, il renverse les mensonges de la raison d’Etat, soucieux de témoigner, pour que la démocratie s’incarne réellement dans l’information en temps opportun.

Les conséquences sanitaires diffèrent grandement suivant les sources. Les études faites par des organisations liées au lobby nucléaire, ainsi que celles publiées par l’OMS, concluent à une faible incidence, alors que des études indépendantes concluent à de fortes, voire très fortes, conséquences sur la santé. Moins de 50 morts parmi les liquidateurs, les pompiers de Pripyat et les opérateurs de centrale des suites d’irradiation massive. La plupart d’entre eux sont morts quelques mois après l’événement.

4 000 cas de cancer de la thyroïde chez les enfants les plus exposés en Ukraine, Biélorussie et Russie. Département d’épidémiologie et de biostatistique de l’Institut National de Santé pour le Développement de Tallinn publié en 2013 sur les liquidateurs venant de pays Baltes ne parvient pas à montrer un risque accru de cancer radio-induit, les auteurs notent cependant un éventuel risque accru de cancer de la thyroïde. Les auteurs évoquent la possibilité d’un surplus de cancer du sein chez les femmes exposées. L’évaluation des conséquences sanitaires de la catastrophe fait l’objet d’une controverse où s’opposent des enjeux politiques, idéologiques et scientifiques. Si la mortalité directe et les cancers de la thyroïde chez les enfants les plus exposés ne font pas débat, les autres chiffres avancés proviennent tous de modèles mathématiques et nourrissent des polémiques incessantes.

Ces modèles mathématiques employés sont issues de projections faites à partir des données sur des individus irradiés à haute et moyenne dose lors des bombardements atomiques au Japon ou d’accidents dans l’industrie nucléaire civile et militaire. L’épidémiologie permet de dégager des certitudes scientifiques face aux conséquences sanitaires d’une exposition à un agent chimique ou biologique à l’échelle d’une population, pour autant dans le cas de la catastrophe de Tchernobyl elle n’est pas d’un grand secours. Il n’existe en effet pas de données épidémiologiques suffisamment précises permettant d’apporter des réponses solides. Il est donc difficile d’obtenir des données sur ces populations les plus exposées et surtout d’interpréter les données au vu des bouleversements économiques et sociaux qui ont suivi.

La dispersion des liquidateurs et des évacués dans toute l’ex-URSS, les difficultés à évaluer le nombre réel de liquidateurs rendent nécessaire un suivi individuel de chaque personne exposée, ce qui est très coûteux et n’est pas assuré. La dilution des effets des radiations dans l’incidence  normale  des pathologies pouvant être favorisées par les radiations rend toute comparaison très délicate. L’effet  moisson  : le dépistage systématique du cancer ou d’autres pathologies entraîne souvent une augmentation des cas connus sans que l’état sanitaire de la population soit réellement en détérioration. Du fait de l’absence de données extrêmement précises, il est peu probable que ce débat puisse être tranché un jour. Il est donc possible d’avancer des chiffres très différents tout en revendiquant à raison leur assise théorique : tant qu’ils restent dans la zone de flou statistique, dont l’échelle est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de cas par an, ils ne peuvent être définitivement contredit ou confirmés.

This entry was posted in Droit. Bookmark the permalink.