Syndromes EMG d’atteinte des nerfs et des muscles PDF

L’exemple le plus classique de ces syndromes canalaires est représenté par le syndrome du CANAL CARPIEN. Mais la plupart de ces syndromes restent idiopathiques, sans cause retrouvée syndromes EMG d’atteinte des nerfs et des muscles PDF en rapport uniquement avec les conditions anatomiques locales.


Ce livre étudie comment se composent les syndromes d’atteinte des nerfs et des muscles. L’analyse, illustrée par 400 figures, précise la place relative des différentes techniques électrophysiologiques dans les trois grandes situations qui se présentent à l’examen : atteintes sélectives d’un nerf ou d’une racine, où l’objectif premier est de localiser le site de lésion dans la perspective d’une intervention chirurgicale ; neuropathies, où l’examen EMG cherche avant tout à préciser le processus en cause (axonal ou démyélinisant) afin de guider l’enquête étiologique et ensuite le traitement médical ; atteintes motrices pures, où il faut déjà déterminer s’il s’agit d’une atteinte des motoneurones, des jonctions neuromusculaires (syndromes myasthéniques) ou des muscles (myopathies). Des syndromes tronculaires aux myopathies, c’est donc l’ensemble de la pathologie neuromusculaire qui est revue ici sous l’angle d’un examen placé dans le prolongement de la clinique. Il en résulte des recommandations pratiques permettant de répondre aux questions de stratégie propres à chaque situation : quelles techniques mettre en oeuvre, et comment regrouper les anomalies en syndromes afin d’identifier aussi aisément que possible l’affection en cause. L’électromyographie est un examen incontournable pour le diagnostic et l’évaluation des atteintes des nerfs et des muscles. Sa réalisation pratique soulève à la fois des questions de technique, de sémiologie, d’anatomie et de pathologie. C’est à ces différentes questions que répondent les quatre volumes de la collection Electromyographie.

Nous allons évoquer quelques syndromes canalaires périphériques dont l’ordre de présentation est agencé selon leur fréquence de rencontre en pratique médicale courante. II – LE SYNDROME DU CANAL CARPIEN Il s’agit là, du syndrome canalaire le plus fréquent et de ce fait, le plus connu. La première description clinique de ce syndrome est attribuée à HUNT en 1909 et c’est quelques années plus tard que MARIE et FOIX, en 1913, en font la première description anatomique chez un malade dont le médian, écrivaient-ils, formait, immédiatement au dessus du ligament annulaire, un renflement ayant l’aspect d’un névrome. Ce syndrome se rencontre essentiellement chez l’adulte et plus souvent chez la femme. Rappelons que le nerf médian est moteur pour le court abducteur, le court fléchisseur et surtout l’opposant du pouce. Son territoire sensitif intéresse la face palmaire des 3 premiers doigts et la moitié du 4ème, ainsi que la face dorsale des 2ème et 3ème doigts au niveau de la dernière phalange. Les limites du canal carpien sont représentées par en arrière la gouttière osseuse du carpe et en avant le ligament annulaire antérieur tendu d’une berge à l’autre de la gouttière osseuse.

Le plus souvent, il s’agit d’un syndrome canalaire primitif. Les lésions nerveuses initiales résulteraient d’un obstacle au retour veineux qui provoquerait un oedème du nerf et une anoxie qui atteint en premier les fibres sensitives de gros diamètre. Les douleurs siègent de façon caractéristique au niveau de la face palmaire des trois premiers doigts de la main, mais peuvent atteindre toute la main et même irradier au niveau de la face antérieure de l’avant bras. Plus que de véritables douleurs, il s’agit plus volontiers de fourmillements, de picotements extrèmement génants. La recrudescence nocturne de ces douleurs est habituelle, réveillant la malade la nuit, souvent aux mêmes horaires.

Certains gestes calment la douleur, en agitant la main ou en la laissant pendre en dehors du lit. Des troubles vasomoteurs sont fréquents, avec hypersudation ou oedème de la main. D’abord nocturnes, ces phénomènes douloureux persistent le jour, handicapant ainsi la malade dans les activités ménagères courantes. Les formes bilatérales sont fréquentes avec alors, nette prédominance d’un coté. Dans tous les cas, il faut rechercher un signe de TINEL au niveau de la face antérieure du carpe ainsi qu’une voussure, souvent douloureuse à la pression, à la face antérieure du poignet. L’EMG qui met en évidence un allongement de la latence motrice distale du nerf médian, alors que la vitesse de conduction motrice entre le coude et le poignet est normale.

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