Subjectivité et lien social : Figures des mutations contemporaines PDF

Au bout de 30 minutes de réunion, vous vous surprenez à bailler, voire avoir la bave au coin de la bouche ? Pire, plus vous assisterez à des réunions de longue subjectivité et lien social : Figures des mutations contemporaines PDF, plus cela nuirait à votre santé.


Du fait de la domination conjuguée des idéologies technoscientifiques et de marché généralisé, nos socio-cultures contemporaines se trouvent désormais caractérisées par l’ébranlement des idéaux collectifs, l’exacerbation des identités ethniques ou religieuses et par la marchandisation des rapports entre les hommes. Cette domination introduit de nouvelles figures du lien social qui conditionnent et entretiennent de nouveaux modes de subjectivation donnant lieu effectivement à des réactions inédites, collectives ou individuelles, normées ou pathologiques. De ce fait, dans les différents secteurs de la société, les évolutions actuelles et à venir, mettent à jour et de plus en plus, la double tension entre, d’une part, la mise au premier plan la masse des consommateurs et des usagers et, de l’autre, une exhibition publique sans limite et une mise en scène quasi-obscène de l’intime et du privé par la montée au zénith social des moyens de communication. Néanmoins, les questions de l’identité sexuée, les manifestations du désir, les demandes et démonstrations de l’amour et le réel de la jouissance, restent et resteront toujours posées pour chacun au singulier, au sein de chaque couple, à l’intérieur de chaque famille et dans le cadre de chaque socio-culture, tout comme le sont et resteront les grandes questions de l’existence : qu’est-ce qu’être une femme, être un homme ? Qu’est-ce qu’un père ? Qu’est-ce qu’une mère ? Que me veut l’Autre ?… Cet ouvrage examine les rapports qu’entretiennent les nouvelles figures du lien social, les effets problématiques voire pathogènes qu’ils peuvent secréter ainsi que les processus de subjectivation qui en découlent ou qui tentent d’y répondre.

Selon le baromère annuel Wisembly, spécialiste du travail collaboratif, réalisé en partenariat avec l’Ifop, une réunion de travail dure en moyenne entre 54 minutes et 1h26, selon la taille de l’entreprise. Sébastien Hof psychologue du travail a démontré que « notre capacité à être concentré sur une tâche ne dépasse pas 45 à 50 minutes maximum, au-delà certains. Pourtant il arrive que certaines réunions durent une heure ou plus. Dans un dossier de septembre 2017 consacré aux différents risques présentés par le travail de bureau, l’INRS met en lumière les démarches à mettre en œuvre pour l’entreprise en cas de soupçon d’une mauvaise qualité de l’air intérieur et s’intéresse aux enjeux de l’acoustique des espaces de bureau ouverts et de l’éclairage du lieu de travail. Depuis 8 ans, Malakoff Médéric interroge 3 500 salariés représentatifs du secteur privé français pour éclairer et comprendre  les liens entre santé des salariés et performance des entreprises.

70 questions sont posées pour connaitre la perception des salariés sur leur santé à travers 6 déterminants :  conditions de travail, organisation, management, vie quotidienne, état de santé et hygiène de vie. Le stress au travail peut mettre en péril la santé physique et mentale des individus. Il a aussi un coût économique gigantesque pour les entreprises et les économies nationales. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment cette formidable mécanique qui devrait être un moteur d’action est-elle devenue un vrai risque pour la santé ? Comment la société, les entreprises, les salariés ont-ils évolué sur cet épineux sujet ?

Les salariés travaillant en open space seraient moins efficaces, moins heureux et plus stressés. Mais pour aller encore plus loin, l’étude affirme qu’ils seraient exposés à plus de germes donc plus susceptibles de tomber malades. Les arrêts maladie représentent en moyenne 40 emplois à temps plein dans une entreprise de 1 000 salariés. 3,7 millions de salariés – publie les résultats de son 5e baromètre santé et bien-être au travail et, pour la première fois, les données sur les arrêts maladie, issues de 16 500 entreprises. De manière stable sur les trois dernières années, les arrêts maladie représentent en moyenne, dans une entreprise de 1 000 salariés, l’équivalent de 40 emplois à temps plein. Si les arrêts maladie sont un indicateur de l’état de santé des salariés, ils trouvent leurs origines dans de nombreux facteurs. Ainsi, d’après le baromètre Malakoff Médéric sur la santé et le bien-être au travail, un salarié sur cinq souffre d’une maladie chronique.

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