Sous l’oeil de l’expert : Les dossiers judiciaires de personnalité PDF

Please forward this error screen to cpanel. En 2016, déjà, 65 organisations humanitaires syriennes avaient signé un rapport démontrant que les réponses apportées par l’ONU aux problèmes humanitaires en Syrie marquaient un sérieux sous l’oeil de l’expert : Les dossiers judiciaires de personnalité PDF par rapport aux principes internationaux en ne respectant pas les principes d’impartialité, d’indépendance et de neutralité. Ils ont mis en lumière également le laxisme de l’ONU en matière de contrôle de l’affectation de cette aide.


L’histoire est toujours faite au vif des acteurs, par plongées dans leur individualité et parfois leur intimité. Les dossiers de personnalité, extraits de l’univers judiciaire et pénitentiaire, aiguisent encore la part d’effraction de cette exploration. Car des vies s’y racontent, ou sont racontées, par des experts soucieux de toucher au coeur de l’individu, déterminés à l’analyser, à le commenter, à le dévoiler, pour l’absoudre ou le condamner. Prendre ces dossiers comme sources pour l’historien suppose donc, comme toujours dans ce métier et peut-être ici davantage encore, une éthique de la discipline historique. L’enjeu s’en révèle décisif. En effet, il en va de ce que la pratique pénale et le monde carcéral font de la personne du justiciable. Il relève de cette question lancinante dont les réponses ont varié avec le temps : la justice doit-elle tenir stricte balance entre la peine et le délit, ou bien la sanction vaut-elle d’être adaptée au sujet qui la subit ? C’est là un sujet de controverses, qu’il y a lieu d’étudier dans leur virulence et parfois leur violence. Partant, il s’agit aussi de penser à ce que l’observation fait des observés, à ce qu’elle fait aux observés. Arc-boutés à la conviction de mesurer scientifiquement la personnalité des individus ainsi scrutés, médecins, psychologues, éducateurs et magistrats finissent par les enfermer, au coeur de leurs dossiers, dans des catégories souvent figées qui déterminent à leur tour le destin de la personne jugée. Cet étiquetage mérite qu’on s’y arrête en historiens, mais aussi que son analyse soit partagée, dans une perspective interdisciplinaire. Tel est le dessein de cet ouvrage.

En mars 2018, l’écrivain et activiste égyptien Sam Hamad faisait un bilan de l’incapacité de l’ONU à jouer un rôle sur le terrain face à la stratégie de terreur du régime, surtout lors de la dernière campagne militaire dans la Ghouta, à l’est de Damas. Les victoires militaires du régime syrien au cours de l’année écoulée ont fondamentalement changé la dynamique du conflit, et l’aide humanitaire est un domaine de plus en plus touché. Le contrôle très strict du régime lui permet de décider où et par qui l’aide est fournie. La meilleure stratégie consisterait à élaborer et respecter un cadre opérationnel collectif pour garantir que l’aide dans les zones du régime soit distribuée de manière neutre et impartiale.

Or ce n’est pas le cas. Les organisations humanitaires opérant dans les territoires du régime lui ont permis de contrôler leur travail et de l’utiliser pour consolider son autorité. Cette répartition a fonctionné jusqu’à ce que la majorité des territoires retombe sous le contrôle du régime. Les agences de secours non réglementées qui avaient apporté leur aide pendant des années ne sont plus en mesure de les atteindre, tandis que les demandes d’intervention de ceux qui opèrent depuis Damas sont rejetées. Résultat : des centaines de milliers de Syriens n’ont plus ou toujours pas accès à l’aide humanitaire. Au cours des deux dernières années, un grand nombre d’humanitaires ont exploré les possibilités d’enregistrement à Damas afin de travailler dans les zones contrôlées par le gouvernement. Le processus d’enregistrement est complexe et les autorités de Damas ont tenu à le garder opaque.

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