Saint Justin, sa vie et sa doctrine PDF

Condamné pour avoir refusé de participer au culte d’idoles il est exécuté par décapitation vers 165. Il étudie notamment la philosophie auprès de plusieurs professeurs. Il a été émis l’hypothèse que le rabbin avec qui il aurait eu cette controverse était Rabbi Tarfon. Après sa conversion, il ne renonce pas pour autant à saint Justin, sa vie et sa doctrine PDF philosophie mais cherche, au contraire, à prouver que les philosophes grecs l’ont conduit au Christ.


Saint Justin, sa vie et sa doctrine / par l’abbé A. Béry
Date de l’édition originale : 1911
Sujet de l’ouvrage : Justin (saint ; 0100?-0165?)
Collection : Science et religion ; 580

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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En tout état de cause, il est mis en accusation devant les autorités. En réfléchissant sur la vie de cet apologiste, on se rend compte que ce philosophe a été la proie de maîtres qui revendiquaient le même titre. Cette description de la célébration eucharistique par Justin est l’une des plus anciennes que l’on possède en dehors des textes des évangiles canoniques. Pour toute nourriture que nous prenons, nous bénissons le créateur de l’univers par son Fils Jésus-Christ et par l’Esprit saint. Dans l’introduction de son Dialogue, Justin ancre sa foi chrétienne dans une perspective platonicienne de la vérité, où le christianisme constitue l’aboutissement de la connaissance de l’être divin. Mais cette connaissance ne peut pas tenir d’une contemplation passive : elle se découvre dans la pratique de la  justice . Pour Justin, Platon représente le  pont spirituel  par lequel l’intelligence peut accéder à la vérité des prophètes de l’Ancien Testament.

Il s’agit donc de voir en Dieu la plénitude de l’Être unique et suprême que la philosophie recherchait en termes de logos. On voit donc dans quel étroit rapport à la vérité Justin insère la philosophie. Dans sa perspective, l’objet de quête du philosophe est la vérité une et suprême, et la mission du philosophe est de servir cette vérité. Ne vous laissez pas intimider par la force brutale des préjugés et de la superstition, ne cédez pas à la pression de la foule ignorante, ne rendez pas votre sentence poussée par une précipitation irraisonnable et influencée par de vieilles et méchantes calomnies !

Sa défense se place sur le plan doctrinal. Cette citation permet de voir la vision de Justin sur les Juifs. Les reliques de St Justin et d’autres martyrs de l’Église primitive se trouvent dans l’autel latéral dédié à Sainte Anne et Saint Joachim à l’église des Jésuites à La Valette, Malte. Qu’est-ce donc que la philosophie, reprit-il, et le bonheur qu’elle procure ? Ce qui est toujours identique en soi et qui donne l’être à tout le reste, voilà Dieu. Mais connaître Dieu et l’homme, est-ce la même chose que savoir la musique, l’arithmétique, l’astronomie ou quelque chose de semblable ?

C’est donc que tu ne m’as pas bien répondu, reprit-il. Celles-ci, nous les acquérons par l’étude ou quelque genre de travail, mais pour le reste, nous en avons la science par l’intuition. Si l’on venait te dire qu’il y a en Inde un animal qui ne ressemble à aucun autre, qu’il est de telle ou telle manière, qu’il est multiforme et multicolore, tu ne pourrais cependant le connaître avant de l’avoir vu et tu n’en pourrais même pas parler si tu n’avais entendu celui qui l’a vu. Comment donc, reprit-il, les philosophes peuvent-ils avoir sur Dieu une idée juste et une parole vraie, alors qu’ils n’en ont pas la science, puisqu’ils ne l’ont ni vu, ni entendu ? La force de notre esprit est-elle d’une telle nature et si grande, qu’elle le rende aussi prompt à connaître que le sens ?

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