Saint François de Sales et la Contre-Réforme PDF

Savoie et décédé le 28 décembre 1622 à Lyon, est un prêtre catholique savoyard. Issu d’saint François de Sales et la Contre-Réforme PDF famille noble, il choisit le chemin de la foi chrétienne en consacrant sa vie à Dieu et renonce à tous ses titres de noblesse.


C’est souvent dans les périodes difficiles que surgissent d’authentiques témoins de la foi chrétienne. François de Sales est l’un de ceux-là. Cet homme qui vit à la charnière de deux siècles, au lendemain du concile de Trente dont il s’emploie à appliquer la réforme, est une personnalité de premier ordre. Né à Thorens, aux abords d’Annecy, aux portes de Genève dont il deviendra l’évêque, c’est à tous égards un « homme de frontières » que nous présente avec talent Aimé Richardt. Personnalité marquante de la « renaissance catholique », qu’il s’agisse de convertir les protestants de son diocèse ou d’initier la vie religieuse, la force de François de Sales était tout entière celle de l’Amour, d’un amour puisé dans l’amour même de Dieu, dont il a su parler mieux que personne dans le fumeux Traité qui porte ce titre. Cet amour de Dieu est pour lui inséparable de l’amour de l’Eglise, comme il le soulignait lui-même en citant saint Cyprien : « Nul ne peut avoir Dieu pour père qui n’aura cette Eglise pour mère. » Cet homme énergique alliait avec bonheur bon sens et douceur, et cet amour a eu une fécondité extraordinaire. Outre la Visitation fondée avec Jeanne de Chantal et qui, trente ans après, comptera quatre-vingt-dix monastères en Europe, il existe ou a existé aussi au moins vingt instituts féminins et six masculins qui se sont inspirés de sa doctrine spirituelle, en particulier les Salésiens de Dom Bosco, ces grands éducateurs. C’est en reconnaissance de sa dette spirituelle que le Bienheureux Newman prendra comme devise de cardinal ce mot de François de Sales : Cor a cor loquitur, le coeur parle au coeur.

Il devint l’un des théologiens les plus considérés de son temps. Homme d’écriture, il laissa une œuvre importante qui témoigne de sa vision de la vie. Depuis 1923, l’Église catholique le considère comme le saint patron des journalistes et des écrivains en raison de son recours à l’imprimerie. Ses publications comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.

Savoie, mais dont il se sent proche par la géographie, la manière de vivre et la langue. Château de Thorens, une des propriétés de la famille de Sales, voisine du Château de Sales. François est très marqué par la théologie sur la prédestination et la grâce, très discutée alors en raison du développement du protestantisme. Il fait alors vœu de chasteté et mène une vie de prière et de pénitence. Cherchant conseil et aide, il se met sous la direction spirituelle du père jésuite Antoine Possevin, qui lui fait faire les Exercices spirituels. Il guérit cependant et, après deux ans d’études à Padoue, reçoit son diplôme de doctorat des mains du célèbre Pancirola en 1592. C’est là que le nouveau prévôt définit la méthode qu’il compte utiliser face à ceux que beaucoup nomment alors des hérétiques : François appelle à la reconquête de Genève.

Chablais avait conservé la nouvelle religion. Son fils Charles-Emmanuel Ier, toutefois, veut y restaurer la religion catholique, par la douceur si l’on peut, par la violence s’il le faut. Pierre Poncet, le 11 avril 1595. Il écrit à son souverain Charles-Emmanuel Ier de Savoie qu’au bout d’un an : on a commencé de prêcher ici, avec fort peu de fruit. Il en reçoit l’autorisation en janvier 1597 et rétablit par conséquent la messe à Thonon.

Il est désormais appuyé dans sa mission par quatre prêtres, qu’il fait bénéficier de son expérience :  Je vous assure qu’oncques je ne me suis servi de répliques piquantes qu’il ne m’en soit après repenti. Une grande partie des habitants du Chablais revient au catholicisme entre 1597 et 1598. Le duc fait venir des Jésuites et des moines. Par effet de contraste avec les méthodes drastiques par lesquelles le duc de Savoie et les moines prêcheurs capucins entendent convertir les populations du Chablais, l’abbé de Sales réussit à convaincre ses compatriotes par son calme, sa douceur et son éloquente force de persuasion. Thonon, il fait preuve d’esprit de finesse.

En 1602, Claude de Granier envoie François de Sales en mission diplomatique à Paris auprès du roi Henri IV pour demander que les biens confisqués lors de la guerre de Savoie soient rendus au clergé. François accroît alors sa réputation par les sermons qu’il prononce à la cour. En mars 1604, on demande à François de Sales de faire les sermons du carême à Dijon, ce qu’il accepte. Il y rencontre deux de ses plus grandes disciples, Jacqueline Coste, ancienne servante de Genève, mais aussi la baronne Jeanne de Chantal. Cette correspondance est à l’origine de son ouvrage Introduction à la vie dévote.

This entry was posted in Tourisme et Voyages. Bookmark the permalink.