Rome, ville et capitale, de César à la fin des Antonins PDF

Bleu : étendue d’eau, fleuve, naumachies, bassins et citernes. Violet : tracé des canaux d’évacuation des eaux de pluies rome, ville et capitale, de César à la fin des Antonins PDF eaux usées. Noir pointillé : tracé de la muraille servienne. Gris foncé : plan au sol des principaux monuments.


Pendant des siècles, sous la République, la cité des Romains se résuma parfaitement en quatre lettres : S(enatus) P(opulus) Q(ue) R(omanus). Tout était dit à l’exception de l’émergence officielle de l’ordre équestre, aux environs de notre ère, entre le sénat et le peuple. Toutefois, par une mutation insidieuse, Auguste imposa un nouveau système politique, sans autre nom que celui qui procédait de cette situation du premier des Romains (princeps Romanorum) à qui était concédé de fait un rang de chef d’État. Désireux d’avoir pour eux la durée, d’imposer le Principat, lui-même et ses successeurs n’eurent d’autre choix que d’appliquer leur sollicitude à la Ville et à ses habitants. Ceux-ci furent nourris (le pain), fêtés, amusés (le cirque), tandis que celle-là, sans cesse embellie, devenait l’écrin du nouveau régime et la capitale du monde. La réussite aurait pu être totale sans la menace extérieure, notamment sur le Danube, sans un déséquilibre économique et financier inquiétant en faveur d’une Rome parfois parasitaire, enfin sans la personnalité de certains principes qui, voulant être des dieux sur cette terre, concentrèrent les regards sur leur personne devenue le centre du monde. Le risque était là. Il tendait à faire de Rome une ville parmi d’autres.

Vert: délimitation des principaux jardins d’époques républicaine et augustéenne. Vert pâle : délimitation des principaux jardins d’époque impériale. Gris pâle : Relief et courbes de niveau. L’organisation de la ville de Rome antique a varié au cours de l’histoire de la Rome antique en suivant les évolutions institutionnelles qui ont amené la transformation de la République romaine en un Empire. Sous la République, la ville de Rome n’a pas d’institution propre ni d’organisation municipale spécifique.

Au moment où Auguste fonde le principat, Rome ne dispose donc d’aucune administration. Le changement de régime l’oblige à procéder à de grandes réformes et à créer une administration capable de gérer un empire dont la taille ira croissant. Peu à peu au cours de son règne, Auguste va prendre sous son contrôle les fonctions municipales mais sans supprimer les magistratures républicaines. Il ne semble pas avoir agi suivant un plan déterminé à l’avance mais plutôt selon les évènements qui dictent de nouvelles nécessités, en suivant toutefois une idée générale, celle de contrôler au mieux une des villes les plus peuplées et les plus agitées de l’Empire. L’administration ainsi mise en place par Auguste continue de se développer tout au long de l’Empire. Cette institutionnalisation passe par une modification du cursus des chevaliers et aboutit à une hiérarchisation des différentes préfectures. Servius Tullius selon la tradition : la regio Suburana, la regio Esquillina, la regio Collina et la regio Palatina.

Article détaillé : Quatorze régions de la Rome augustéenne. Il administre la région en plus de sa tâche normale. Toutefois cette réforme semble avoir été un échec. En effet, les magistrats ayant en charge une région ne s’investissent pas suffisamment dans les affaires de celle-ci, considérant leur charge municipale comme purement honorifique, d’autant plus que dans les faits le chef de région n’a guère de pouvoirs. Une partie de leurs missions passe au préfet des vigiles. Chaque regio est elle-même divisée en plusieurs quartiers ou groupes de rues, appelés vici.

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