Propos sur le grand âge : Réfléchir une expérience PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Ils cherchent plutôt la meilleure façon de représenter le temps. Héraclite et les atomistes proposaient propos sur le grand âge : Réfléchir une expérience PDF confondre la matière avec le mouvement.


À l’heure où l’espérance de vie ne cesse d’augmenter et où le nombre de personnes âgées va croissant en France, la gériatrie reste encore malheureusement le parent pauvre de notre système hospitalier. Cet ouvrage, très original dans sa forme, regroupe des textes qui ont tous pour point de départ des conférences ou des interventions effectuées dans le cadre de colloques ou de congrès. Le Dr Renée Sebag-Lanoë, qui a consacré plus de 25 années aux soins de la grande vieillesse en tant que gériatre, y rappelle les données du vieillissement et nous livre les réflexions issues de son expérience hospitalière autour de thèmes sensibles : santé, hospitalisation, vieillissement du corps, temporalité, douleur, souffrance, violence, démence et fin de vie. L’auteur dresse ainsi un panorama du grand âge malade et dépendant, sans oublier d’évoquer avec empathie celles et ceux qui le côtoient au quotidien. En premier lieu, les membres de la famille et plus particulièrement celles que l’on appelle les « femmes pivots » ou « femmes sandwich ». Mais aussi, bien sûr, tous les soignants qui oeuvrent auprès des hommes et des femmes marqués par le temps avec une détermination noble et humble à la fois, mais dont le rôle, admirable, n’est pas encore suffisamment reconnu à sa juste valeur sanitaire et humaine. Cet ouvrage constitue un hommage à la vieillesse et à tous ceux qui l’accompagnent de leurs techniques, de leur intelligence et de leur sensibilité. Fruit du recul de l’expérience et du mûrissement de l’âge, il témoigne d’une éthique médicale complètement intégrée aux soins gériatriques.

En étudiant la chute des corps, Galilée fut le premier à considérer le temps comme une grandeur quantifiable qui permettait de relier mathématiquement les expériences. Ce mode de représentation du temps sous forme spatiale permet de saisir sous certains aspects la manière dont le temps est relié à l’espace en théorie de la relativité, laquelle décrit un continuum de l’espace-temps, suivant les termes d’Einstein. Il est possible d’envisager des longueurs ou des durées aussi petites que l’on veut. On distingue traditionnellement deux dimensions conceptuelles vis-à-vis du temps. La première peut être qualifiée d’idéaliste : mathématisée, elle correspond au paramètre temps étudié par la science physique. Une autre voie de conceptualisation scientifique est l’exploration de sa perception par l’être humain. Le temps subjectif peut, dans une approche introspective, être défini comme l’altération psychologique du temps objectif.

En  temps subjectif  les secondes peuvent paraître des heures et les heures, des secondes. La psychologie expérimentale s’est donné pour tâche de préciser la notion humaine du temps. Ses études montrent que l’être humain possède au moins deux sens du temps. Ces systèmes ne produisent pas une perception consciente du temps. La deuxième, sur une durée de l’ordre de la seconde, permet d’identifier les durées brèves, et notamment les rythmes, ou les motifs comme ceux du code Morse. L’opposition entre temps objectif et temps subjectif ne suffit pas à donner une vue complète de la complexité posée par la conceptualisation du temps. Deux domaines des sciences ont des implications profondes avec le temps : la physique et la biologie.

Pour les physiciens, le temps a une importance cruciale dans la formalisation des systèmes et des lois de la Nature. Avec la formalisation mathématique du système galiléo-newtonien, le temps est défini comme un cadre absolu, un repère inaltérable. Ainsi, le temps prend le contre-pied de la superstition mais aussi de l’histoire. C’est la naissance du premier temps physique construit, grâce au calcul différentiel. Ainsi, Ernst Mach considérait-il le temps comme un moyen d’exprimer facilement certaines relations entre les phénomènes, à l’instar de Leibniz.

Poincaré en propose une vue historique d’intérêt dans son ouvrage La Valeur de la Science. Pour comprendre le bouleversement conceptuel relatif au temps, il suffit de savoir qu’Einstein entreprend de relier deux théories alors incompatibles, ou tout du moins contradictoires : la mécanique et l’électromagnétisme. Elle montre en effet, via des équations complexes, que l’espace-temps est déformé par la présence de matière, et que cela se manifeste par une force que nous appelons la gravité. Cette vision est certainement non intuitive pour le commun des mortels : un temps qui se dilate ou se raccourcit semble bien irréel. Il est pourtant celui qui permet d’expliquer des phénomènes comme l’avance du périhélie de la planète Mercure ou les lentilles gravitationnelles, tout en étant compatible avec notre observation quotidienne du monde. Le lien entre espace et temps a également pour conséquence que la notion de simultanéité perd de son absolu : tout dépend de l’observateur.

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