Porto Alegre : L’espoir d’une autre démocratie PDF

Ce blog veut être celui de la liberté de la parole et de la confrontation des idées. Je me propose d’évoquer à chaud et succinctement, un fait d’actualité, une déclaration intéressante, ou un porto Alegre : L’espoir d’une autre démocratie PDF appelant un éclairage, une remarque.


Porto Alegre est devenu le lieu de rencontre du mouvement altermondialiste. Cette municipalité brésilienne est aussi le lieu d’une expérience unique en son genre : son budget participatif apparaît comme un espoir pour tous ceux qui sont insatisfaits des limites actuelles de la démocratie et luttent pour la justice sociale. Dans ce livre, Marion Gret et Yves Sintomer analysent cette expérience pour en dégager les leçons. Replaçant le budget participatif dans le contexte brésilien, ils expliquent les grandes lignes de sa genèse et de son fonctionnement. Ils montrent comment il répond aux défis que rencontre toute citoyenneté active : l’intervention des habitants dans la gestion publique peut-elle renforcer son efficacité et éviter le risque du populisme ? Une véritable participation est-elle possible, sans que des petits groupes monopolisent l’essentiel du pouvoir ? Peut-on institutionnaliser l’activité des mouvements sociaux sans les  » bureaucratiser  » et les couper de leurs racines ? La participation peut-elle dépasser l’échelle du quartier ? A l’heure où la  » démocratie locale  » devient, en France, un enjeu politique fort, l’expérience de Porto Alegre apparaît comme un véritable laboratoire qui permet d’imaginer une autre démocratie et de travailler aux conditions pratiques de sa réussite. L’ouvrage de Marion Gret et Yves Sintomer a pour premier mérite d’interroger la réalité d’une expérience visant à démocratiser radicalement la démocratie. Et d’en montrer la genèse, l’histoire, l’essor, le fonctionnement.

Je m’autorise à être subjectif, anecdotique, rapide. Il est loisible de débattre à partir de ces thèmes et sujets, ou d’autres que les lecteurs peuvent choisir. Car ce blog a pour objectif d’être un lieu d’échanges. Le monde médiatique vient de se trouver une nouvelle cible. Ce qui se passe au Brésil et dans les démocraties fatiguées n’est autre que la révolte des peuples trahis. Ces insurrections sont de saines réactions. Elles cherchent à mettre à bas des systèmes politiques à bout de souffle, qui ne produisent plus que des désastres.

En 2003, il avait fait scandale en prenant violemment à partie la parlementaire de gauche Maria do Rosario, lui lançant qu’elle « ne méritait pas » qu’il la viole car elle était « très laide ». Dans un entretien au magazine « Playboy » en 2011, il a affirmé qu’il préférerait que son fils « meure dans un accident » plutôt que de le savoir homosexuel. Il a aussi récemment brandi le « Guide du zizi sexuel » de Zep en plein JT pour dénoncer un « kit gay » gouvernemental imaginaire. Lors de la procédure de destitution de Dilma Roussef, il a voté oui, ce qui est son droit, mais la raison qu’il a donné fait froid dans le dos. Pour le colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, pour l’armée, et avant tout pour Dieu, je vote oui.

Ainsi s’était exprimé le député fédéral Jair Bolsonaro au moment de voter le déclenchement de la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff, le 17 avril 2016. L’anecdote en dit long sur le personnage: le colonel Ustra s’est vu attribuer par un tribunal civil la mort de 60 détenus durant la dictature militaire, de 1964 à 1985. L’homme avait torturé en personne Dilma Rousseff. Il a aussi clamé que ses fils ne sortiraient jamais avec des femmes noires parce qu’ils ont été bien éduqués. En 2017, il lance une nouvelle pique à la gent féminine, alors qu’il parle de ses enfants: « J’ai quatre garçons. Pour le cinquième, j’ai eu un coup de mou et ça a été une fille ».

En 2017, il part à la rencontre d’une communauté quilombola, composée de descendants d’esclaves en fuite. A la fin de cette visite, il résume: « Ils ne font rien! Ils ne servent même pas à la reproduction! En 2016, il déclare lors d’une interview à Radio Jovem Pan: « L’erreur de la dictature a été de torturer sans tuer ». Ivan Rioufol, de même que ceux qui viennent sur ce blog, cautionnez-vous de tels propos au nom de « l’ordre » ? Rioufol, vous êtes de plus en plus sollicité pour participer à des débats télé.

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