Petites gloires ordinaires PDF

Description de l’image Opéra du château de Versailles – vue de la salle – DSC 0970. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Louis XV fit reprendre le projet à l’occasion du mariage prochain de son petit-fils avec l’archiduchesse Petites gloires ordinaires PDF-Antoinette. Quelques années avant sa mort, le 16 mai 1770, lors dudit mariage, Louis XV parachevait ainsi l’œuvre du Roi-Soleil.


Poésie. Il se fait aujourd’hui la plus belle poésie parmi les cendres anéantie dans le silence, jamais lue, traquée combien de poètes réduits à l’incertitude sous les toitures. Savoir où planter la pelle dans la nuit des proscrits où recommencer la tâche dans la mine obscure. Les yeux des diamants continuent de rêver l’ombre sous la terre déroulant d’étranges feux immobiles. A quel matériau se confier comme le plomb du verre qui unit les vitraux sous les voûtes. Ou la pierre des belles maisons érigées comme éternellement dure un vers de Malherbe. (un Retour au pays blanc).

La construction de l’Opéra de Versailles marque l’aboutissement de près d’un siècle de recherches, d’études et de projets: car, s’il n’a été édifié qu’à la fin du règne de Louis XV, il a été prévu dès 1682, date de l’installation de Louis XIV à Versailles. Les travaux de gros œuvre furent commencés dès 1685, mais furent vite interrompus en raison des guerres et des difficultés financières de la fin du règne. Louis XV, à son tour, recula longtemps devant la dépense, de sorte que, pendant près d’un siècle, la cour de France dut se contenter d’une petite salle de comédie aménagée sous le passage des Princes. Cependant, la réalisation de ce grand dessein devait demander plus de vingt ans. Au cours de cette longue période, Gabriel, qui avait étudié les principaux théâtres d’Italie, en particulier ceux de Vicence, de Bologne, de Parme, de Modène et de Turin, présenta au roi différents projets dont aucun ne fut accepté. C’est seulement en 1768 que le roi, en prévision des mariages successifs de ses petits-enfants, se décida enfin à donner l’ordre de commencer les travaux.

L’Opéra, que Louis-Philippe avait fait repeindre en rouge et qui, en 1871, avait été transformé en salle de séances pour l’Assemblée nationale puis occupé par le Sénat après 1875, fut scrupuleusement restauré de 1952 à 1956 et remis dans son état d’origine en 2009. Deux galeries de pierre conduisent à l’Opéra : c’est par la galerie du premier étage que le roi s’y rendait, soit en gagnant directement sa loge particulière, soit en descendant l’escalier, aujourd’hui détruit, qui conduisait à la salle des Gardes, et, de là, au foyer et à l’amphithéâtre. Le plan de salle, nouveau pour l’époque, affecte la forme d’un ovale tronqué, et les loges traditionnelles sont remplacées par de simples balcons, en retrait l’un sur l’autre, avec des séparations à hauteur d’appui. Louis-Jacques Durameau a peint le plafond central, où il a représenté Apollon distribuant des couronnes aux Muses, et les douze petits plafonds de la colonnade où il a évoqué les amours des dieux. Leurs coloris délicats s’harmonisent avec le décor en faux marbre de la salle, où dominent le vert Campan et le sérancolin. Comme c’était habituellement le cas dans les théâtres de cour, l’Opéra pouvait être transformé en vingt-quatre heures en une vaste salle pour le  bal paré. Un système de treuils permettait d’élever le parquet du parterre pour l’amener au niveau de l’amphithéâtre et de la scène, sur laquelle on construisait une seconde salle entourée de colonnades praticables et ornée d’un plafond peint par Briard.

Derrière le parterre, s’élève l’amphithéâtre, au premier rang duquel sont placés les fauteuils de la famille royale et les tabourets des princes et princesses du sang et des duchesses. Le foyer, qui donne accès à l’amphithéâtre, est orné de statues qui sont l’œuvre de Augustin Pajou : Apollon, Vénus, l’Abondance et la Paix, la Jeunesse et la Santé, les Poèmes lyrique, pastoral, épique et dramatique. Le coût de l’éclairage de la salle à la chandelle étant extrêmement coûteux et étant donné que l’opéra était surtout conçu pour servir à la fois de salle de théâtre, de salle de festin et de salle de bal, il n’était pas destiné à accueillir les spectacles ordinaires de la cour mais les événements exceptionnels, ce qui explique son utilisation très restreinte jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Située à l’extrémité de l’aile du Nord du château, cette salle est l’exemple même du théâtre de cour et constitue l’un des chefs-d’œuvre les plus remarquables du domaine de Versailles. Salle de spectacle, longtemps désirée par Louis XIV qui ne se résolut jamais à en décider la construction, l’Opéra royal ne verra le jour qu’en 1770, à la fin du règne de son arrière-petit-fils, Louis XV, et à l’occasion du mariage du futur Louis XVI et de Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine.

Que faire de Versailles et de son Opéra ? Fallait-il le détruire, puisque c’est un symbole ? Pendant la Révolution, on le videra peu à peu, mais sans y toucher. On y envisagea une École centrale, une annexe de l’École des beaux-arts et du Conservatoire. Pendant quelque temps, un club jacobin siégea à l’Opéra. Napoléon, puis Louis XVIII ont pensé s’installer dans le palais du Roi-Soleil, mais personne n’osa.

Après un passage de Napoléon III, de l’armée prussienne, la IIIe République est proclamée. Mais Paris étant encore aux mains des communards, on fait siéger l’assemblée Nationale à Versailles, dans l’Opéra. En dix jours on transforme la salle. Le parterre et l’amphithéâtre sont recouverts d’un parquet, la fosse d’orchestre comblée, la scène transformée en tribune. Mais la nouvelle constitution prévoit deux assemblées.

La scène de l’opéra permet d’accueillir des spectacles modernes. Longtemps on ne songe guère à la restauration du palais, que bien peu de touristes parcourent alors. Il faudra attendre l’arrivé de Pierre de Nolhac, premier conservateur, en 1887, pour que, peu à peu, Versailles renaisse. Château de Versailles Spectacles, la filiale privée du château de Versailles qui exploite l’opéra royal ainsi que la chapelle royale. Vincent Pruchnicki,  Un théâtre au château de Versailles : la comédie de la cour des Princes , Bulletin du centre de recherche du château de Versailles, Articles, 2007, mis en ligne le 12 octobre 2009 sur crcv. Pierre Lemoine, Guide du Musée et domaine national de Versailles et Trianon, p. Nicolas Jacquet, Versailles secret et insolite p.

Les travaux de l’Opéra Royal , sur le site officiel du château de Versailles, chateauversailles. Ariane Bavelier,  La renaissance de l’Opéra royal de Versailles , Le Figaro, 18 septembre 2009, sur le site lefigaro. Centre de musique baroque de Versailles, 1990, 16 p. Les Grands concerts de Versailles – Programmation de Château de Versailles Spectacles, saison 2009-2010 , sur le site officiel du château de Versailles, chateauversailles. André Japy, L’Opéra royal de Versailles, S.

Comité national pour la sauvegarde du château de Versailles, 1958. Rose-Marie Langlois, L’Opéra de Versailles, Paris, Pierre Horay, 1958. Jean-Paul Gousset et Raphaël Masson, Versailles, l’Opéra royal, Versailles, Artlys, 2010. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 19 juillet 2018 à 13:39. Vue du château depuis les jardins par ciel bleu. Le Petit Trianon est un domaine du parc du château de Versailles, dans les Yvelines, en France, comportant un château entouré de jardins de styles variés.

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