Papa, à quoi sers-tu ? : On a tous besoin d’un père PDF

Le codécouvreur du virus du sida et Prix Nobel de médecine 2008 a été recruté par une université chinoise. Luc Montagnier va diriger une équipe de chercheurs au sein du département des sciences de l’université Jiaotong de Shanghaï. A 78 papa, à quoi sers-tu ? : On a tous besoin d’un père PDF, c’est la deuxième fois que le chercheur s’exile.


Il y a quatre ans, je ne savais vraiment pas où cette aventure me mènerait. Divorcé et séparé huit fois. Deux fils, Jesson 27 ans, et Alix 5 ans, avec pas mal d’eau ayant coulé sous le pont entre les deux. Mon producteur Laurier Bonin me proposa :  » Veux-tu écrire un documentaire sur l’éloge de la paternité ? « 
J’ai accepté.
Dans le film  » ENTRE PÈRE ET FILS « , j’ai tiré dans toutes les directions : l’histoire de l’homme, de sa paternité, Jean-Jacques Rousseau, le dix-huitième siècle, le dix-neuvième avec la révolution industrielle et l’homme enchaîné à son travail, le féminisme, le papa-poule, les papas hippocampes porteurs d’œufs, le Manchot couveur, etc… Et puis, j’ai rencontré beaucoup, beaucoup, beaucoup de pères et de fils. J’ai rencontré beaucoup de douleur et de colère aussi.
Quelque part, au fond de moi, je savais ce qu’il fallait faire mais je n’osais pas…
Un soir, très tard, après beaucoup d’angoisse, après avoir rôdé des centaines de fois autour de mon ordinateur, j’ai pris la décision de jouer la vérité crue, de me mettre en scène, moi, mes deux fils et mon père. D’utiliser ce fil conducteur pour répondre à une question toute simple en somme :  » UN PÈRE, À QUOI ÇA SERT ? « 
Très dur ! Encore aujourd’hui, je pleure sur certaines images. Mais cinquante-trois minutes de film, c’est court. Alors, pour ne pas oublier ces moments magiques et pour rendre justice à tous ceux qui ont  » fait  » le film, j’ai écrit ce  » making of « , l’histoire de ce moyen métrage telle que je l’ai vécue.
Merci à tous. Serge Ferrand

Le professeur Montagnier, à de nombreuses reprises, pris la défense de cette théorie et de celui qui en fut à l’origine, Jacques Benveniste. La théorie de la mémoire de l’eau, si elle avait été avérée, aurait expliqué le principe de l’homéopathie. Rappelons-le brièvement : un remède homéopathique s’obtient en diluant maintes fois ce que la discipline considère comme le principe actif du remède. CH signifie centésimale hahnemannienne, du nom du père de l’homéopathie, Samuel Hahnemann.

Cette valeur indique la dilution du principe actif, en l’occurrence un dérivé de l’arsenic. La quantité d’arsenic utilisée a subi 9 dilutions successives. Dans les années 1980, on avait cru pouvoir l’expliquer grâce à cette théorie de la  mémoire de l’eau  chère au professeur Montagnier. Ce fut l’une des plus belles controverses scientifiques de la fin du XXe siècle. Français Jacques Benveniste a publié dans Nature, en 1988, une étude expliquant que l’eau gardait une  mémoire  des composés avec lesquels elle a été en contact. Cette étude validerait donc les principes de l’homéopathie.

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