Opération Walkyrie : Stauffenberg et la véritable histoire de l’attentat contre Hitler PDF

Stauffenberg a tout d’abord opération Walkyrie : Stauffenberg et la véritable histoire de l’attentat contre Hitler PDF sa sympathie pour différents aspects du national-socialisme, comme le nationalisme ou le révisionnisme concernant le traité de Versailles, jusqu’à ce que le caractère criminel du régime le pousse dès 1941 à la résistance. Vue du château de Jettingen, lieu de naissance de Claus von Stauffenberg. Par la suite, il fait partie avec ses frères du cercle d’amis de Stefan George et de son Opposition conservatrice.


Le complot contre Adolf Hitler, qui visait à l’élimination du dictateur le 20 juillet 1944, fut l’événement le plus marquant de la lutte contre le nazisme, menée au sein même de l’Allemagne. L’Opération Walkyrie emmenée par le colonel Claus von Stauffenberg, manqua sa cible. Mais cet attentat raté, loin d’être une initiative isolée, était le dernier acte d’une résistance multiforme à la dictature. Dès lors, pourquoi cet attentat, en dépit de nombreuses complicités, échoua-t-il comme les précédents? Les conjurés, pour la plupart des officiers et des aristocrates, furent-ils toujours des opposants au nazisme? Pourquoi a-t-il fallu tant d’années aux Allemands pour reconnaître cette autre armée des ombres Mêlant rigueur historique et enquête journalistique, Jean-Paul Picaper a interrogé les derniers grands témoins de l’événement: Franz Ludwig, fils de Claus von Stauffenberg; Philipp von Boeselager, décédé en 2008 ; ou encore Heinrich Ewald von Kleist-Schmenzin, dernier vivant des conjurés de l’Opération Walkyrie, et nombre d’enfants de résistants incarcérés et exécutés par Hitler. A l’aide de documents et de témoignages inédits, il dresse le portrait d’hommes d’honneur dont « l’attitude et l’entente, par-delà les clivages sociaux, ont jeté les bases morales et intellectuelles d’une nouvelle Allemagne » ainsi que l’écrit dans sa préface le président Horst Köhler.

Claus von Stauffenberg au 17e régiment de cavalerie de Bamberg en 1926. Stauffenberg s’engage dans la Reichswehr le 5 mars 1926. Après un an de service, il est envoyé à l’école d’infanterie de Dresde où tous les aspirants officiers doivent suivre une formation d’un an. Vers la fin de la république de Weimar, Stauffenberg, tout comme son frère Berthold, est proche des cercles de la révolution conservatrice. Sa femme Nina meurt le 2 avril 2006 à l’âge de quatre-vingt-douze ans, à Kirchlauter, près de Bamberg.

15 juillet 1944 à la Wolfsschanze. L’historien Heinrich August Winkler cite cette lettre afin de prouver qu’à cette époque, Stauffenberg souscrit à la politique raciale des nazis, pour ne pas dire qu’il la souhaite. Le biographe de Stauffenberg, Peter Hoffmann, réfute en revanche le terme d’antisémite pour Stauffenberg. Pour lui, la méthode d’interprétation de la lettre comme antisémite est insuffisante :  On doit analyser les propos et voir le contexte. Armée de terre, Stauffenberg fait partie des officiers importants qui ont consciemment travaillé à un changement de politique dans les territoires occupés. Il s’occupe de la question des volontaires dans la Légion de l’Est, en particulier lors des opérations militaires du Groupe A dans le Caucase. 1942, la Xe division de blindés prend encore part à l’occupation de la zone française jusque-là restée libre.

Immédiatement après, la division est envoyée à Tunis. Ses mutilations et ses blessures ne l’empêchent pas de se battre pour être de nouveau apte au service armé. Son dernier grade dans l’armée est Oberst dans l’état-major général. Article détaillé : Résistance allemande au nazisme. Il commence à prendre ses distances par rapport aux nazis et à leur chef.

Il est temps que maintenant quelque chose soit fait. Toutefois, celui qui ose faire quelque chose doit être conscient que c’est bien en tant que traître qu’il entrera dans l’Histoire allemande. Stauffenberg est conscient que seule la Wehrmacht possède les moyens nécessaires au renversement, puisqu’elle est peu infiltrée par la Gestapo et par le Sicherheitsdienst. Comme beaucoup d’autres militaires, il se sent lié à Hitler par son serment de fidélité. Il finit par penser que le plus important était la disparition du régime nazi. Julius Leber, le confident de Stauffenberg, avait été arrêté par la Gestapo en raison d’une rencontre avec les dirigeants du parti communiste allemand.

Il était alors très proche de Fritz-Dietlof von der Schulenburg. Bien qu’il ne puisse plus servir dans l’armée, il cherche à jouer encore un rôle. Berlin et y cherche des contacts parmi les adversaires d’Hitler réunis autour du général Friedrich Olbricht et du général de brigade Henning von Tresckow. Avec Olbricht, Tresckow et le colonel Albrecht Mertz von Quirnheim, Stauffenberg travaille aux plans de l’opération Walkyrie. Officiellement, le plan doit servir à réprimer de possibles révoltes intérieures comme celle des nombreux travailleurs étrangers. Stauffenberg est nommé chef d’état-major au Bendlerblock à Berlin où il a alors accès à ce qui se dit au quartier général du Führer sur la situation. Il est sous les ordres d’Olbricht qui l’encourage à construire un réseau militaire d’opposition.

Article détaillé : Attentat du 20 juillet 1944. Position des différents protagonistes lors de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler. L’ultime tentative débute par hasard le 18 juillet lorsque Stauffenberg est appelé à venir au quartier général du Führer pour parler de nouveaux déploiements de troupes. Le groupe de résistance a alors déjà détaillé les membres du nouveau gouvernement et il ne reste plus qu’à exécuter Hitler. Il emporte donc la seconde charge, pour s’en débarrasser discrètement ensuite.

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