Nos Cerveaux, Tous Pareils Tous Differents ! PDF

Pourtant l’image que s’en est faite la science n’est-elle pas bien différente nos Cerveaux, Tous Pareils Tous Differents ! PDF ce cliché ? En effet notre compréhension du monde des virus et de leurs interactions avec le reste du vivant a beaucoup évolué ces dernières années. L’impact de ces virus n’est pas encore complètement compris, mais on peut déjà parier qu’ils jouent un rôle important dans la régulation de la composition des communautés bactériennes vivant en symbiose avec l’homme.


Cet ouvrage a pour objectif d’apporter des éléments de compréhension sur les recherches scientifiques et les enjeux de société qui traitent de ces questions que tout un chacun se pose: comment se fabriquent les filles et les garçons ? Comment se forgent nos identités de femmes et d’hommes ? Comment expliquer nos différences et nos similarités ?
L auteure passe en revue les données récentes qui montrent comment les expériences de l’enfance et les apprentissages orientent le câblage des neurones et sculptent le cerveau. La découverte de la plasticité cérébrale est un élément clef pour comprendre comment se façonnent les aptitudes et les comportements de chaque personne.
Le livre conclue par une réflexion éthique face à l’exploitation de certains travaux scientifiques dans les médias, qui conduisent à renforcer les stéréotypes sur les différences de compétences et de rôles sociaux entre les sexes. Le risque est toujours bien présent de justifier l’ordre social par un ordre biologique, ouvrant la porte au sexisme, au racisme et à l’intolérance.

Nos connaissances sur la diversité génétique et l’écologie des virus sont restées très limitées jusqu’au milieu des années 2000, où de nouvelles technologies de séquençage d’ADN ont été mises sur le marché. 24 heures à un coût dix mille fois plus bas que la méthode utilisée dans les années 1990 pour séquencer le premier génome humain. Un des résultats majeur de la métagénomique a été de révéler l’incroyable diversité génétique des virus. Une étude a par exemple montré qu’un kilogramme de sédiments marins prélevé sur le littoral californien pouvait contenir jusqu’à 1 million de génotypes viraux. 2002 n’ont pas d’homologues dans les banques de données de génomes déjà séquencés. L’article que vous avez récemment publié traite des virus endogènes.

On parle de virus endogènes pour décrire des génomes ou fragments de génomes viraux intégrés dans le génome de leurs espèces hôtes et transmis de manière héréditaire de génération en génération. Les rétrovirus sont restés pendant près de quarante ans les seuls virus connus ayant la capacité de devenir endogènes. Et ce n’est en fait qu’au cours des trois dernières années que l’on a réalisé qu’à peu près n’importe quel type de virus pouvait devenir endogène chez à peu près n’importe quel organisme eucaryote, même si ces virus endogènes sont bien moins nombreux que les rétrovirus endogènes. Tout comme il y a une paléoanthropologie, il existe désormais une paléovirologie.

A quoi cette fenêtre sur l’histoire passée des virus peut-elle nous être utile ? A l’instar des paléoanthropologues qui étudient les fossiles de primates et l’environnement dans lequel ceux-ci vivaient, les paléovirologues étudient les fossiles moléculaires de virus afin de retracer les vagues d’infections virales passées et de comprendre comment les organismes ont su combattre ces attaques répétées. Ne pourrait-on pas considérer les virus pathogènes comme des virus qui ont raté leur carrière ? Mais c’est une image intéressante car elle illustre que le propre d’un virus n’est pas d’être pathogène, ou en conflit permanent avec ses hôtes. C’est en tout cas l’idée que semblent soutenir certains résultats de l’analyse de séquence des virus endogènes.

Avec Cédric Feschotte, nous avons proposé en 2010 que cette différence pouvait refléter une réalité biologique. L’hypothèse serait que les virus d’hépatite B actuels trouvés chez l’homme sont pathogènes car ils circuleraient chez lui depuis relativement peu de temps. Ils seraient donc  mal adaptés , incapables de se maintenir sans causer trop de dégâts. Porter dans notre ADN des génomes de virus nous a-t-il été profitable ou pas ? L’intégration de génomes viraux dans les chromosomes de leur hôte n’est bien sûr pas sans risque pour l’hôte. Cela peut mener à l’inactivation complète d’un gène, à la réduction, ou à l’augmentation de son activité. Ces trois types d’effets risquent d’engendrer des dysfonctionnements importants du tissu affecté pouvant aboutir au développement de cancers.

On peut tout de même penser que les problèmes, somme toute assez rares, causés par les virus endogènes sont un maigre tribut à payer comparé aux énormes bénéfices évolutifs que ces séquences ont apportés à leurs hôtes durant des millions d’années. La complexité de la Nature et son évolution ne laissent pas d’étonner ! Les mammifères placentaires aurait connu une bien meilleure histoire au regard de mammifères marsupiaux. Ceci grâce à ce petit coup de pouce. Voilà une interview passionnante de bout en bout qui démontre bien la beauté et la complexité du vivant ! Mais alors quid des vaccins et de leurs interactions avec le système immunitaire et le génome des futurs humains ?

Beaucoup de raisons de plus pour abandonner définitivement l’idée que l’espèce humaine est  à part  dans la grande aventure du vivant. C’est justement ce qui est dit au dessus. Cette article prouve que l’humain n’est pas a part du reste des especes terrienne. Interview remarquable, fascinante par moments, et la preuve que l’on peut parler clairement de sujets complexes. C’est drôle, votre réponse montre que vous n’avez rien saisi de son propos et que vous allez au contraire dans son sens. Faux, certes une population plus ou moins importante aurait disparue, mais les survivants continuerai à perpétuer l’espèce, soit avec une symbiose soit avec des défense immunitaires adaptés.

Les vaccins ont quelques décennies mais l’humanité comme nous la connaissons c’est 40 000 ans. En lisant l’article, probablement une déformation professionnel, mais j’y vois deux fonctionnements de nos systèmes informatique. Les virus sont une base de données génétiques de fonctions et de procédures, qui lors de déploiement viennent patcher le génome de l’hôte. Donc la vaccination entache telle le dessin, ou est ce le produit d’un précédent patch qui nous a donné la possibilité de comprendre notre propre code source.

Comme dit précédent, cette article fait s’écrouler un peu plus les concepts dogmatiques qui régissent encore notre humanité. Entièrement d’accord sur la robustesse de l’espèce même si un grand nombre d’individus disparaissent. Mais notre civilisation et ses valeurs aurait-elle survecu a tous ces cataclysmes ? Passionnant, clair et décapant un certain nombre de clichés que nous associons aux virus. HIV, d’autres potentiels tueurs redoutables et à bâtir de nouvelles stratégies plus efficaces et moins politiquement récupérées que le grotesque dispositif mis en place à l’arrivée du H1N1. En tout cas avec cet interview Pierre Barthélémy montre que le journalisme scientifique peut être autre chose qu’une recherche effrénée de nouvelles sensationnelles et la plupart du temps déformantes. Ce travail de vulgarisation est louable!

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