Ma chère mère… PDF

Izzy  était une petite fille en parfaite santé à la naissance. Elle était heureuse et aimait s’amuser. Je me rappelle quand elle est devenue malade, c’était ma chère mère… PDF si c’était hier. A ce moment-là, elle avait 18 mois.


Pendant vingt-cinq ans, Madame de Sévigné a adressé deux lettres hebdomadaires à sa fille, Françoise de Grignan,  » exilée  » en Provence. Si la fameuse correspondance de Madame de Sévigné est parvenue jusqu’à nous, il ne reste aujourd’hui plus aucune trace des réponses de la comtesse à son illustre mère… Françoise Hamel les imagine dans ce roman par lettres. En 1671, la jeune mariée part rejoindre son mari nommé Gouverneur de la Provence. Du château de Grignan, elle répondra aux conseils envahissants de sa mère, à son amour fusionnel et aux informations sur les personnalités du XVIIe siècle. Tendresse, griefs, rancœurs et réconciliations à travers les lettres apocryphes de Madame de Grignan, Françoise Hamel fait renaître une relation passionnelle, le jeu complexe et universel des sentiments qui lient une fille à sa mère.

C’est à ce moment que j’ai décidé de tout mettre en ordre par rapport à ses vaccins. Tout allait bien, mais deux jours plus tard ses yeux nous ont paru gonflés et des taches rouges ont commencé à apparaître sur son corps. Je l’ai de suite emmenée chez le médecin qui a diagnostiqué une fièvre conjonctivite. Le lendemain matin ce sont ses pleurs qui m’ont réveillée. Elle avait de l’écume à la bouche et son visage était couvert d’une éruption rouge.

Je l’ai immédiatement conduite aux urgences de l’hôpital royal des enfants. A la fin de la journée on l’a placée dans une aile vide du bâtiment au cas où elle serait contagieuse. A 11 heures du soir, le médecin nous téléphona de son domicile pour nous dire qu’il avait effectué des recherches toute la journée et qu’il voulait nous informer qu’Izzy avait fait une réaction allergique grave à sa vaccination et qu’elle souffrait du Syndrome de Stevens-Johnson. Je me souviens très bien de notre conversation. Il n’arrêtait pas de répéter à quel point il était désolé. Le Syndrome de Stevens-Johnson est une maladie rare et grave au cours de laquelle la peau et les membranes muqueuses réagissent fortement à un médicament ou à une infection. Le Syndrome de Stevens-Johnson commence souvent par des symptômes pseudo-grippaux, suivis d’une éruption cutanée douloureuse rouge ou violacée qui se propage en formant des cloques et qui finit par détruire la peau.

Dans le cas de ma petite fille, c’est un peu comme si elle brûlait de l’intérieur. Izzy a passé les deux semaines suivantes aux soins intensifs pendant qu’on essayait de lui sauver la vie. Une nuit, ils m’ont demandé de venir directement parce qu’ils pensaient qu’elle ne passerait pas la nuit. De toute ma vie je n’ai jamais été aussi malade de peur. Je suis restée à côté d’elle en priant le ciel de la laisser vivre, même si elle devait perdre la vue.

Les choses se sont finalement passées comme si mes prières avaient été entendues. Elle a finalement quitté les soins intensifs, et au cours des trois mois qui suivirent on a essayé de lui rendre un peu de santé. Elle a dû réapprendre à marcher et à manger. Sa peau a heureusement pu se reformer avec un minimum de cicatrices, mais ses paupières restaient collées à ses yeux. Deux mois plus tard, ses lunettes qui s’étaient brisées lui ont perforé l’œil.

Il a fallu une greffe de cornée d’urgence. Je n’ai pas arrêté de pleurer toute la journée sur le sort de ma petite Izzy, et aussi par rapport à l’émotion qu’avait suscitée chez moi le don de cornée d’un petit enfant qui était mort ce jour-là. Izzy a cependant gardé des cicatrices irréversibles à la cornée qui l’ont pratiquement rendue aveugle. Elle ne peut voir que des couleurs fortement contrastées et percevoir le mouvement.

Elle porte maintenant des lunettes spéciales de protection. Son œil droit reste toujours collé à la paupière. Elle ne pourra voir que plus tard après une nouvelle opération. Ces opérations ne sont pas sans risques. Le fait d’opérer un œil pourrait enflammer l’autre et lui faire perdre le peu de vue qu’il lui reste.

Suite à sa greffe, Izzy est régulièrement sous médicaments immunosuppresseurs. Elle reste courageuse en dépit de toutes les opérations qu’elle a dû subir. Il lui arrive de rire et de paraître heureuse. En plus de tous ses problèmes, elle souffre aussi de photophobie et du syndrome de l’œil sec. Pour le restant de ses jours, elle devra avoir recours à des pommades et à des gouttes.

Ce fut une fameuse lutte de tous les jours, mais je veux cesser de me plaindre face au courage d’Izzy qui fait tout ce qu’elle peut pour pouvoir un jour être comme sa sœur aînée. Mon médecin vient de m’expliquer que le « fameux » infanrix quinta est à nouveau dispo en pharmacie. Un papa en France qui doit faire vacciner sa petite par obligation de notre belle société! Quand une loi est illégitime, on a le devoir de résister. Quid des lois et du Code Civil qui imposent par exemple aux parents d’agir en « bons pères de familles », en parents normalement prudents et diligents? La valence contre le coqueluche ne fait pas partie des valences obligatoires en France ni en Belgique. Dans ce cas ci, les vaccins ont été néfaste pour l’enfant.

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