Lyon sous l’Ancien Régime PDF

L’affirmation du pouvoir royal est la cause du développement d’une administration qui reste toutefois relativement modeste. Lyon sous l’Ancien Régime PDF royaume de France est un agglomérat de communautés préexistantes qui sont régies par des statuts différents, propres à chaque matière de juridiction et dont les périmètres s’enchevêtrent.


L’auteur s’est attachée à faire revivre au jour le jour, et en tenant compte de l’évolution inhérente à une si longue période, ces Lyonnais de toute condition, découverts au détour de mémoires, de contrats, de testaments, de livres de comptes. Elle s’efforce de ressusciter leur mode de vivre, et étudie aussi les tensions sociales, les violences individuelles et collectives. « Copyright Electre »

Le droit et le système judiciaire ne sont pas unifiés. Le système des ordres est déstabilisé par plusieurs évolutions : la dévalorisation du rôle de la noblesse traditionnelle par le développement de l’autorité royale, la réussite matérielle des couches supérieures du Tiers-État qui entendent participer davantage aux affaires publiques, le repli de la foi religieuse, etc. Dans la société d’Ancien Régime, les individus ont une existence sociale et juridique au travers des communautés dont ils sont membres et qui les représentent. Chaque corps, chaque communauté, chaque état a son statut, ses devoirs et ses privilèges qui l’identifient et le distinguent des autres. Ce n’est pas l’individu qui a une personnalité juridique ou une existence politique, mais le groupe. Comme dans toute la Chrétienté, et conformément au magistère catholique, la société est envisagée comme un tout organique où chacune des parties vit en symbiose avec les autres. Sous l’Ancien Régime, la société est distinguée en trois ordres qui correspondent à trois fonctions.

Ce système idéologique de tripartion de la société chrétienne médiévale a été identifié comme caractéristique des sociétés indo-européennes sous le nom de trifonctionnalisme par le comparatiste et philologue Georges Dumézil. Charles Loyseau apporte une définition juridique des trois ordres. Le catholicisme est la religion de la Couronne. Le protestant Henri de Navarre, bien qu’héritier légitime du trône, dut se convertir pour être roi de France.

Lors de son sacre le roi jure de défendre l’Église catholique, mais aussi d’extirper l’hérésie de son royaume. Avec la famille, la paroisse est le cadre de base de la vie religieuse mais aussi civile. Le culte protestant, dont l’existence est vivement contesté par une partie influente de l’opinion catholique, est finalement autorisé mais de manière restreinte par l’Édit de Nantes en 1598. Le culte catholique, rétabli par la force là où il était devenu impraticable, connaît un nouvel élan dans le cadre de la Contre-Réforme. Le clergé est le premier ordre dans la hiérarchie sociale de l’époque moderne.

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