Liane de Pougy : Courtisane, princesse et sainte PDF

Un courtisan ou une courtisane est étymologiquement une personne qui demeure à la cour du souverain. Au contraire de la courtisane, le courtisan n’a aucun rapport avec la prostitution. Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent aussi ses propres désirs. Le mot  courtisane  peut être employé comme un euphémisme liane de Pougy : Courtisane, princesse et sainte PDF désigner une prostituée de luxe.


Second Empire, ou le terme plus élégant de demi-mondaine. Cet emploi semble venir du fait que les femmes haut placées à la cour des rois de France ont souvent été les maîtresses du souverain, d’où un glissement de sens de  courtisane  à  maîtresse intéressée , puis prostituée. Courtisane  conserve cependant une connotation luxueuse qui en fait une catégorie à part dans le monde de la prostitution. L’argent, la célébrité, les titres de noblesse restent l’objectif premier de la courtisane et de faire oublier ce passé érotique, elles représentent le côté romantique et idéalisé de la prostitution. Alors que les autres  prostituées  vont avec le peuple, les soldats et meurent souvent sans argent et de maladies sexuelles. C’est pourquoi elles ne sont pas considérées comme courtisanes. Portrait d’une dame par Paolo Uccello, circa 1450, Florence.

Vénus, Aphrodite, d’une vierge ou encore les trois âges souvent sans citer leur véritable nom. Les Courtisans de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires de Saint-Simon, édition ? Carmen Martín Gaite Translated by Maria G. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 29 novembre 2018 à 15:04. Le 17 mai 1887, à Lorient, elle donne le jour à un fils, Marc Marie Edmond Armand, qui deviendra l’un des pilotes pionniers de l’aviation française et mourra prématurément au champ d’honneur le 2 décembre 1914, âgé de 27 ans. Mais alors qu’elle réside à Marseille, son mari ayant été affecté à Toulon, elle prend un amant. Liane de Pougy aux Folies Bergère. Sous le pseudonyme de Liane de Pougy, elle commence alors une carrière de danseuse de cabaret, et devient rapidement une des courtisanes les plus en vue de la capitale. Très liée avec Jean Lorrain, elle joue à l’Olympia dans la pantomime Rêve de Noël puis triomphe aux Folies Bergère en 1896, avec le rôle d’ Oriane dans l’ Araignée d’or qui sera  le great event de la saison parisienne .

Sa rivalité avec la Belle Otero contribue à la célébrité de l’une comme de l’autre. Le guide Paris-Parisien la considère bientôt comme une  notoriété de la vie parisienne . Antonio de La Gandara, avec qui on lui prête une liaison, était un familier du 15, rue de la Néva, l’hôtel particulier de Liane de Pougy. C’est là qu’il réalisa, en 1903, un grand tableau d’elle allongée sur une duchesse brisée.

Le compositeur Reynaldo Hahn note à ce propos dans son journal :  Observations, réflexions diverses, hier, après deux heures passées chez Liane de Pougy pendant qu’elle posait pour La Gandara. Jean Cocteau qui compta Liane parmi ses Reines de la France se rappelait :  Le poing sur la hanche, harnachée de perles, cuirassée de diamants, Liane de Pougy avançait parmi les tables de Maxim’s avec l’indifférence des astres. Les hommes se levaient, la saluaient. Au tournant du siècle, à 30 ans, Liane est, selon son biographe Jean Chalon,  une des reines du demi-monde . Natalie Clifford Barney, qui deviendra poétesse et romancière.

Je veux nous imaginer dans cette île enchantée d’immortelles. Idylle saphique qui paraît en septembre 1901. Présenté comme un roman, le livre à la réputation sulfureuse est un grand succès de librairie. Bien des années plus tard, Natalie Barney déclarera à Jean Chalon :  Liane, ah ! Liane, c’est mon souvenir le plus voluptueux. Et dire que, à la fin de sa vie, elle prétendait que j’avais été son plus grand péché ! En 1898, Liane de Pougy  fait encore une fois sensation en publiant son premier roman intitulé L’insaisissable .

This entry was posted in Romans et littérature. Bookmark the permalink.