Les Villes d’ Art Célèbres – Cologne PDF

Au Japon, l’aménagement de jardins les Villes d’ Art Célèbres – Cologne PDF un art important et respecté, partageant des codes esthétiques avec la calligraphie et le lavis. Le jardin japonais cherche à interpréter et idéaliser la nature en limitant les artifices.


Jardin Keitakuen à Tennoji-ku, Osaka, Préfecture d’Osaka. Jardin Shokado à Yawata, Préfecture de Kyoto. La composition d’un jardin japonais suit trois grands principes : la reproduction de la nature en miniature, le symbolisme et la capture de paysages. Hōrai du taoïsme, la montagne des immortels.

Josiah Conder détaille même un groupement de 48 pierres dans le jardin d’un temple. Ce symbolisme se raffine avec le temps : les premières îles  grue et tortue  ont des formes évidentes, qui sont de plus en plus suggérées au fil des générations. L’influence du zen ajoute le symbolisme de la partie pour le tout, et mène à un niveau extrême d’abstraction. Au contraire de la perspective occidentale, reposant sur un plan horizontal et un point de fuite, la perspective du jardin japonais repose sur le  principe des trois profondeurs  de la peinture chinoise, avec un premier plan, un plan intermédiaire, et un plan lointain. Les vides entre plans sont occupés par des plans d’eau, de mousse, ou de sable.

Les jardins japonais ne se révèlent jamais complètement à la vue, pour des raisons esthétiques : cacher certains éléments selon le point de vue rend le jardin plus intéressant et le fait paraître plus grand qu’il ne l’est réellement. Ainsi, les montagnes situées au-delà du jardin semblent lui appartenir, et on pense pouvoir s’y rendre par les multiples chemins qui se perdent derrière les rochers. Ritsurin-kōen à Takamatsu, avec le mont Shiun. Le principe d’asymétrie évite qu’un objet ou aspect déséquilibre la composition en paraissant trop dominant par rapport aux autres, et rend celle-ci plus dynamique. Il associe le spectateur à la composition, en incitant à parcourir du regard d’un point intéressant au suivant. Les techniques employées consistent à le mettre hors du milieu du champ de vision, ou à l’accompagner d’autres éléments.

De même, les pièces d’un bâtiment attenant au jardin peuvent être  encastrées  l’une après l’autre, en diagonale, selon un arrangement surnommé  vol d’oies , faisant partie du style shinden. Les manuels sont conservés secrètement et très peu diffusés. Pendant l’époque d’Edo, les jardiniers deviennent une profession à part entière, avec sa propre guilde. Plus récemment, l’apprentissage se fait dans des écoles techniques, les senmon gakkō. Salon de thé du jardin japonais de Toulouse. Le bassin sud du Ritsurin-kōen, un jardin historique dans la ville de Takamatsu, au Japon.

Il est possible de dresser un catalogue succinct d’éléments  typiques  des jardins japonais, sans chercher plus loin les règles esthétiques qui gouvernent leur agencement. Ces éléments peuvent être réels ou symboliques : dans un jardin sec, l’eau est représentée par des graviers. Les jardins japonais sont systématiquement clos. La notion de grands espaces ouverts, comme les pelouses du château de Versailles, est étrangère à l’esthétique japonaise, habituée aux vallées et aux côtes. Les limites du jardin ont le plus souvent un aspect naturel : haies, grands arbres, remblais, murs de facture traditionnelle, palissades ou clôtures en bambou. Les limites ne sont pas infranchissables : le jardin est le plus souvent lié à son contexte, par exemple via l’usage du shakkei.

Les rochers apportent une forte note  organique  au dessein d’ensemble. Il s’agit le plus souvent de roches sédimentaires, les plus simples à tailler. De nombreux jardins comportent des chemins en terre battue, qui peuvent être recouverts de graviers, de pierres plates ou de dalles. L’eau joue un rôle purificateur dans le shintoïsme et un rôle esthétique dès les premiers jardins, fortement inspirés des jardins chinois. Les plans d’eau sont souvent dessinés en forme de sinogrammes et presque toujours de manière irrégulière et asymétrique. La plupart sont alimentés par des cours d’eau naturels, certains utilisent des canalisations.

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