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Ce verdict ne signe pas seulement la condamnation les Monsieur Madame vont à la piscine PDF Francis Heaulme. Il prononce symboliquement le deuxième et véritable acquittement de Patrick Dils. Son nom, qui a hanté ce procès de bout en bout, a encore occupé mercredi matin une bonne part de la plaidoirie de Me Liliane Glock. De l’autre côté de la barre, celle des parties civiles, un autre avocat, Me Dominique Rondu, qui intervenait au nom de la grand-mère d’Alexandre Bekrich, avait lui aussi replacé le nom de Patrick Dils au cœur des débats.


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Les jours précédents, il y avait eu encore cet ancien policier, Bernard Varlet, racontant à la barre les conditions dans lesquelles il avait recueilli les aveux du jeune homme et affirmant soudain, sans susciter la moindre réaction du président et des représentants de l’accusation, la culpabilité de Patrick Dils. A tous ceux-là, la cour et les jurés de Moselle ont dit  stop . Par ce verdict, ils disent aussi à une mère, Chantal Beining, dont le chagrin de trente ans et la force les ont bouleversés, qu’elle a eu raison de se battre pendant tant d’années pour voir Francis Heaulme répondre du double meurtre de Montigny-lès-Metz. Quelle est la probabilité pour que des gamins croisent ce jour-là la route d’un second tueur ?

Il n’y en a pas, ont dit la cour et les jurés. Avez-vous quelque-chose à ajouter pour votre défense ? Il est 16 h 05, mercredi 17 mai, et après trois semaines et demie de débats, la cour et les jurés des assises de la Moselle sont entrés en délibéré avec ces derniers mots de Francis Heaulme. Quelques heures plus tôt, le procureur général Jean-Marie Beney avait requis contre lui la réclusion criminelle à perpétuité pour le double meurtre de Montigny-les-Metz. De cette alchimie du délibéré, on ne devine qu’un ingrédient, la conviction du président Gabriel Steffanus en faveur de la culpabilité de l’accusé, telle qu’il l’a manifestée au fil des débats.

Avant eux, trois jurys ont jugé un autre homme, Patrick Dils, pour le meurtre de ces deux enfants retrouvés le crâne fracassé près des voies ferrées de Montigny-les-Metz le 28 septembre 1986. Deux l’ont condamné, un troisième l’a acquitté. Et les voilà, trente ans après ce drame, face à la lourde charge de mettre un nouveau nom de coupable sur ce drame ou de renoncer, faute de certitudes, à le désigner. Il y va paradoxalement moins du sort d’un homme que de celui de la justice.

Le constat est brutal mais il serait hypocrite de le nier. Libres, ils le sont aussi à l’égard des familles des victimes qui ont montré combien elles étaient divisées sur l’opportunité de ce nouveau procès avec un nouvel accusé. Aucun des proches des enfants n’a explicitement exprimé sa conviction de la culpabilité de Francis Heaulme, comme l’a rappelé dans sa plaidoirie en défense, Me Alexandre Bouthier. C’est donc davantage le sort de la justice qui est entre les mains des jurés. Les trois avocats de Francis Heaulme, Mes Liliane Glock, Alexandre Bouthier et Stéphane Giuranna, ont évidemment tenté de convaincre les jurés de la première alternative.

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