Les distorsions de concurrence en matière agricole dans la CEE PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par les distorsions de concurrence en matière agricole dans la CEE PDF État ou un groupe d’États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Des Institutions internationales comme le GATT puis l’OMC ont été créées pour abaisser les barrières protectionnistes et en limiter autant que possible l’usage.


Les activités économiques protégées peuvent s’abstraire au moins en partie des pressions et contraintes de toutes natures en provenance du contexte concurrentiel. Elles bénéficient de ce fait d’une plus grande liberté de manœuvre et d’une plus grande certitude concernant leur rentabilité et développement futur . Dumping environnemental lorsque la réglementation environnementale est moins contraignante qu’ailleurs. C’est, en partie, pour cela que de nombreuses entreprises occidentales implantent leurs activités polluantes dans les pays émergents.

Certains États – en position conjoncturelle ou structurelle fortement défavorable – revendiquent clairement le protectionnisme pour limiter les effets de la mondialisation : délocalisation, tassement des salaires. D’après l’économiste coréen Ha-joon Chang, le protectionnisme a fait la démonstration de son efficacité dans l’histoire. Contrairement au régime de libre-échange, Il fait baisser la variété des produits offerts à la consommation et empêche le pays d’acquérir son importance commerciale selon le principe d’avantage comparatif, car les agents économiques ne sont pas incités -en l’absence de pression concurrentielle- à développer au maximum leurs points forts de production. Selon l’économiste Daniel Cohen,  le protectionnisme aggraverait la crise  et constitue un danger dans la mesure ou si un pays A met en place un protectionnisme à l’import sur un bien d’un pays B, ce pays B peut en retour mettre en place un protectionnisme sur un bien provenant du pays A.

Le protectionnisme induit alors un cercle vicieux. Dans l’histoire de la pensée économique, le libre-échange a longtemps été la règle, et le protectionnisme était perçu comme étant une anomalie nuisible au bon développement de l’économie. Selon les auteurs mercantilistes, la richesse d’un pays dépend positivement du stock de métaux précieux qu’il possède. La quête de ces ressources, provenant des nouveaux territoires découverts, est comparable à une véritable guerre. Le commerce est considéré comme un jeu à somme nulle : celui qui importe gagne, et celui qui exporte perd.

Dans son ouvrage maître, Adam Smith justifie le libre-échange, en développant l’idée que, contrairement à ce qu’affirmaient les mercantilistes, le commerce est synonyme de paix et d’enrichissement mutuel. Aux États-Unis c’est Henry Charles Carey qui promeut le protectionnisme dans les partis politiques américains et dans le monde. D’après l’historien de l’économie Charles Kindleberger, l’abrogation en Grande-Bretagne des lois sur le blé dans les années 1940 était motivée par un  impérialisme libre-échangiste  destiné à  stopper les progrès de l’industrialisation du continent en y élargissant le marché des produits agricoles et des matières premières. Imposer des droits de douane consiste à taxer les produits importés afin d’augmenter leur prix, et ainsi de diminuer la quantité achetée par les consommateurs. Exemple : En 1982, la France a mis en place ce système pour réduire les importations de magnétoscopes en provenance du Japon. Dans le même ordre d’idées se situe la protection des monopoles de certaines entreprises et institutions publiques.

Ils visent à limiter la quantité de produits importés. Une monnaie se dévalue, ou subit une dévaluation, lorsque son taux de change se déprécie par rapport à une monnaie de référence, ou un panier de monnaies. Un gouvernement peut intervenir sur le marché des changes en  vendant de la monnaie  pour abaisser la valeur de sa devise. Depuis les années 1930, les États-Unis adoptent une politique systématique consistant à interdire dans les marchés publics les produits qui ne sont pas fabriqués aux États-Unis. Buy American provision dans le cadre du plan de relance de 2009. Depuis la fin des années 1980, les États-Unis ont élargi cette politique à des actions plus offensives de soutien cohérent des entreprises américaines à l’exportation. Cette politique est appelée  advocacy policy .

Dans la vision des stratèges américains, le monde se répartit en trois zones : les États-Unis conçoivent, l’Asie produit, et l’Europe consomme. Aujourd’hui les États-Unis cherchent à imposer des normes internationales dans le domaine des technologies de l’information. Par exemple, la spécification technique ebXML tend à s’imposer dans le monde comme un standard de commerce électronique. La section 301 de la loi américaine générale de 1988 sur le commerce et la compétitivité permet à l’Administration américaine de prendre dans des délais très brefs toute mesure de rétorsion à l’égard des partenaires commerciaux dont les pratiques seraient jugées déloyales. En 2000, le président George W. Bush a mis en place des mesures protectionnistes sur les importations d’acier pour satisfaire les demandes des grandes entreprises du secteur dont la productivité était insuffisante.

La politique agricole commune a longtemps consisté en versement de subventions agricoles. Les relations économiques entre l’Union européenne et les États-Unis ont fait l’objet d’un rapport d’information à l’Assemblée nationale en France en 1999. Voir : Rapport d’information déposé par la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne sur les relations économiques entre l’Union européenne et les États-Unis. La France n’est pas un pays protectionniste à part entière.

Les douanes sont présentes et contrôlent les importations par voie d’eau et d’air, mais ce n’est pas un système extrémiste. Chez les mercantilistes le rôle du commerce extérieur est de permettre le gain monétaire, c’est-à-dire l’afflux d’or. Dans cette optique, les mercantilistes préconisent une politique volontariste de soutien aux exportations via la création de grandes compagnies de commerce ou de grandes manufactures. Au contraire, l’État doit tenter de freiner les importations qui sont synonymes de sorties d’or. Pour Jean-Baptiste Colbert,  les compagnies de commerce sont les armées du roi, et les manufactures sont ses réserves . L’objectif de ses  armées  est de repousser les  armées  étrangères. La logique mercantiliste repose sur l’idée que la richesse n’est fondée que sur le volume détenu de métaux précieux, et que dès lors, ce volume étant défini, le commerce est un jeu à somme nulle.

This entry was posted in Tourisme et Voyages. Bookmark the permalink.