Les Dessins d Architecture au XIX Siecle PDF

Sainte-Sophie de Constantinople, considérée comme le chef-d’œuvre de l’architecture byzantine. Les briques deviennent plus prépondérantes que la pierre de taille comme matériau de les Dessins d Architecture au XIX Siecle PDF, la disposition des colonnes se fait plus librement. Les mosaïques figuratives à fond d’or deviennent l’élément essentiel de la décoration intérieure, notamment des voûtes et coupoles. Empire romain d’Orient, qui connait alors son apogée.


On voit la coexistence d’une grande diversité de plans, qui se combinent parfois de façon complexe. C’est la grandeur passée de la civilisation romaine qui renait véritablement pour un temps à Constantinople. Les pendentifs sont quatre portions « triangulaires » d’une large coupole inférieure sectionnée par quatre arcs en plein cintre verticaux et par le cintre circulaire horizontal de la coupole supérieure. Le poids du système repose ainsi sur quatre points aux coins d’un espace de plan carré. Beaucoup de monuments de cette première période architecturale ont aujourd’hui disparu. Les exemples les plus représentatifs qui subsistent sont édifiés au cours du règne de l’empereur Justinien et sont situés à Ravenne et à Constantinople. Vue intérieure de Sainte-Sophie, la coupole culmine à 55 mètres au-dessus du sol.

Cette église est aujourd’hui détruite mais la basilique Saint-Marc de Venise, dont il est question plus bas, en constitue une sorte de réplique construite cinq siècles plus tard. Les mosaïques de Ravenne, comme celles de la basilique Saint-Vital, sont les dernières aussi bien conservées de la période primitive, et donnent une idée du style de l’époque. Théodoric le Grand, qui est un des exemples les mieux conservés et harmonieux du plan basilical traditionnel. Le palais submergé, faisant office de citerne. Karamagara dans l’est de la Turquie. Tous ces édifices possèdent quelques traits en commun. Ces chapiteaux sont assez variés dans leurs formes et décors, mais le plus caractéristique est le type pyramidal avec délicats feuillages ou motifs géométriques sculptés, comme une couche de dentelle qui donne l’illusion d’abriter un réseau aussi aéré à l’intérieur ou du vide.

Les colonnes lisses et sans cannelure paraissent plus légères. D’une manière générale, l’architecture cherche à s’élever et à se dématérialiser, elle cherche l’abstraction, à s’extraire d’un contexte concret et terrestre, les mosaïques à fond d’or participent beaucoup à renforcer cet effet. Un chapiteau de la basilique Sainte-Sophie, en marbre blanc délicatement sculpté. Chapiteau de la basilique Saint-Vital de Ravenne. Chapiteau de la basilique Saint-Vital de Ravenne, marbre blanc avec ajout de polychromie partielle.

Un chapiteau de la basilique euphrasienne de Poreč, Croatie. Un chapiteau d’une basilique en ruine à Philippes en Grèce. Un autre type de chapiteau byzantin : feuillages surmontés de protomés animaux saillants. Article détaillé : Art de la dynastie macédonienne. Suite à l’iconoclasme, presque toutes les décorations intérieures ont disparu et une grande croix a remplacé la figure du Christ.

Ces deux siècles forment une sorte de charnière que l’on pourrait classer dans cette période ou dans la précédente. Plan d’une église dite « à croix inscrite ». Dôme de la chapelle palatine de Palerme. De forme presque carrée, contrairement aux églises de type longitudinal ou axial ces églises voulaient représenter dans leur architecture la hiérarchie du cosmos. Partant de la partie la plus élevée, le dôme, le regard descendait vers les voûtes qui surplombaient le bêma et les absides, avant de rejoindre les murs. On qualifie cette période de  Renaissance macédonienne .

Mais cet empire ne couvre plus l’ensemble de la Méditerranée. De même, les églises nouvellement construites sont moins destinées à être le siège d’un évêché ou d’une paroisse qu’à desservir un monastère dont le clergé devient de plus en plus autonome et cherche à se soustraire aussi bien à la juridiction épiscopale qu’impériale. Intérieur de la cathédrale de Céfalù en Sicile, mélange de styles normand et byzantin. Dans les pays qui ont déjà fait partie de l’empire, l’influence byzantine subsiste, mais les traditions locales deviennent prééminentes. Ainsi, en Sicile, autrefois partie de l’empire, mais conquise par les musulmans en 662 avant d’être prise par les Normands en 1072, se développe un genre que l’on pourrait qualifier d’  orientalisant . Presque tous les rois normands iront chercher leurs artisans dans le monde byzantin.

L’empereur Théophile se consacra surtout à la remise en état du mur de protection le long de la mer et à la construction de palais à Constantinople. Basile Ier pour sa part, construira ou rénovera quelque trente-et-une églises, dont vingt-cinq dans la capitale et six dans les faubourgs. Christ, à la Vierge, aux archanges Michel et Gabriel, Élie et saint Nicolas. Vue de l’entrée du monastère Saint-Luc. Les monastères byzantins de cette époque présentent des complexes architecturaux possédant des caractéristiques communes. Ils sont généralement entourés d’un mur et dotés d’un portail élaboré, souvent garni de bancs où pauvres et mendiants venaient demander l’aumône. C’est aussi à cette époque que commencera la construction des monastères du Mont Athos lesquels, avec la Grande Lavra de Saint Anthanase en 961 devinrent progressivement le centre du monachisme orthodoxe.

Empire byzantin commença à se morceler: Chypre fit sécession en 1185 et quatre années plus tard Théodore Mancaphas s’érigeait en seigneur de Philadelphie. Détail de l’architecture de brique « en cloisonné » de l’église de la Sainte-Sagesse de Mistra. Constantinople sur le développement de l’architecture. De nouveaux centres apparurent comme Nicée, Trébizonde et Arta. Après la reconquête de Constantinople, de nouveaux édifices, principalement églises, monastères et palais, verront le jour, mais ce nouvel élan sera rapidement freiné par les guerres civiles des années 1320 et 1340. Le despotat d’Épire fut probablement le plus dynamique sur le plan architectural, de nombreux monuments étant associés à la famille régnante. Le chef-d’œuvre de l’école épirote reste cependant l’église de la Parigoritissa d’Arta érigée en 1290 par le despote Nicéphore Ier Comnène Doukas.

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