Les Animaux se camouflent PDF

Les membres de cet ordre se retrouvent dans les régions tempérées et tropicales. La plupart des espèces font les Animaux se camouflent PDF de la famille des Mantidae.


Le sous-ordre des Mantodea a été décrit par l’entomologiste argentin Hermann Burmeister en 1838. C’est sans doute son attitude hiératique qui a donné ce nom à cet insecte, la tradition chrétienne ayant ajouté au nom mante l’adjectif  religieuse  caractérisant sa position d’attente semblable à un moine en prière. Chez les Mantodea, la tête est de forme triangulaire et les yeux sont largement espacés. Ces derniers sont dominants et ils offrent un large champ de vision.

Chez certaines espèces, ils peuvent être composés d’un nombre allant jusqu’à 10 000 ommatidies. Ils ont une bonne vision de près et peuvent détailler les objets jusqu’à 20 mètres. La tache sombre sur l’œil se nomme pseudopupille. Les mantes possèdent des pattes préhensibles ravisseuses ou raptoriales.

Elles s’en servent pour capturer et maintenir leur proie. Le fémur et le tibia sont pourvus d’épines précédées de tubercules semblables à des dents. Les pattes antérieures possèdent un tarse délicat segmenté en quatre ou cinq segments et qui se termine avec deux griffes. Le thorax de la mante se compose du prothorax, du mésothorax et du métathorax. Mantoida, tous les Mantodea ont un prothorax plus allongé que les deux autres segments thoraciques. Au sein de l’ordre, la longueur des ailes est très variable.

Les ailes sont composées de deux ensembles : les ailes antérieures et postérieures. Les antérieures sont généralement droites, opaques et coriaces. Elles permettent le camouflage par leur coloration et leur texture et elles protègent les ailes postérieures. Ces dernières sont plus larges, plus délicates et transparentes. Elles sont les principales responsables du vol, lorsqu’elles en sont capables. Les abdomens du mâle et de la femelle ont des formes différentes.

Chez le mâle, il est fin et délicat tandis que chez la femelle il est épais et plus lourd. Le cannibalisme sexuel est fréquent chez un grand nombre d’espèces de mantes. Ce comportement a été observé en captivité et dans la nature. En général, la femelle débute par la tête du mâle, comme elle le fait avec une proie régulière. Dans certains cas, le mâle peut devenir encore plus vigoureux et cela provoque un meilleur transfert du sperme à l’intérieur de la femelle.

La raison du cannibalisme sexuel a longtemps été débattue et certains pensent qu’il s’agit du résultat de la sélection naturelle. Il semblerait que les mâles qui se font dévorer ont un accouplement beaucoup plus long et améliorent ainsi leurs chances de féconder les œufs. Une autre étude semble démontrer que les mâles craignent les femelles affamées. En les évitant, ils ont la possibilité de s’accoupler avec plus de femelles. C’est à la fin de l’accouplement, lors de la séparation des pièces génitales, que le mâle est plus enclin à devenir la victime du cannibalisme.

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