Le Pouvoir de pardonner PDF

Cet article est une ébauche concernant la société. Le pardon est le résultat de l’acte de pardonner, la le Pouvoir de pardonner PDF d’une faute.


Nous abordons toujours le problème du mal à partir de ce que les choses devraient être, et des concepts a priori de Bien et de Mal. Lytta Basset, professeure de théologie et pasteure, propose ici une tout autre voie : prendre pour point de départ l’expérience, autrement dit le moi souffrant, le mal subi par chacun de nous.
En s’appuyant sur des récits bibliques et sur les paroles de Jésus, cet ouvrage fait apparaître que tout être humain possède en lui le pouvoir de pardonner, à condition qu’il accepte de mettre à nu sa blessure, de regarder vraiment ce qui s’est passé, et de tout « laisser aller ». Une telle « bonne nouvelle » vaut la peine de travailler sur soi : ainsi est-on entraîné dans l’abîme d’un pardon plus originel que l’abîme du malheur dans lequel on s’était noyé.

Le pardon ne doit pas cependant être confondu avec l’amnistie qui est une simple dispense de peine. Le pardon peut s’entendre de manière différente selon le contexte : religieux, philosophique, psychologique, social ou politique. Dieu, à un ou des hommes. Dieu annule ou écarte un châtiment pour le péché. Des hommes se traitent avec un amour chrétien en se pardonnant leur fautes. Le pardon est très important dans le christianisme, mais est toujours mis au service du bien spirituel de la personne. Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.

Ainsi,  l’Église a reçu les clés du Royaume des cieux, afin que se fasse en elle la rémission des péchés par le sang du Christ et l’action du Saint-Esprit. Vu sous cet angle, le pardon est universel, et pratiquement tous les péchés peuvent être pardonnés. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Pas seulement : celui qui est capable de le pratiquer augmente même l’estime de soi et l’espoir pour le futur, dans le travail et dans la communauté. Dans les milieux du développement personnel, le pardon est abordé par plusieurs auteurs comme le moyen de se libérer soi-même de l’étau de la haine, du poison émotionnel du ressentiment, dont les effets toxiques touchent en premier chef ceux qui les cultivent. Olivier Clerc ou les neuf étapes du pardon du Dr Fred Luskin, de l’Université de Stanford, représentent – parmi d’autres – des approches nouvelles du pardon accessibles à chacun indépendamment de l’adhésion à des croyances religieuses spécifiques. La question du pardon se limite-t-elle à la sphère strictement religieuse ou privée, ou peut-elle avoir une portée sociale et politique ?

La notion même de  pardon  est généralement considérée comme insolite dans le champ politique. Cependant, Hannah Arendt considère que la  faculté de pardonner  a bien sa place dans les affaires publiques. C’est le pardon accordé sur le fondement de la compréhension de ce qui a poussé le coupable à agir qui est probablement celui qui assure le mieux la pacification des rapports au sein de la société, et c’est très certainement lui que les commissions de la vérité et de la réconciliation recherchent. Le pardon a joué un grand rôle dans le processus de réconciliation entre les Noirs et les Blancs qui a suivi la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Les uns et les autres devaient pardonner les violences commises. Dans une enquête menée au Rwanda sur les discours et les pratiques du pardon après le génocide de 1994, le sociologue Benoît Guillou illustre l’extrême polysémie du mot  pardon  mais également le caractère éminemment politique de la notion. Il Perdono è una Scelta, présentation du livre de R.

Rapport du Rapporteur Spécial sur la Promotion de la Vérité, de la Justice, des Réparations et des Garanties de Non-Répétition, M. Arnaud Martin, La mémoire et le pardon. Les commissions de la vérité et de la réconciliation en Amérique latine, Paris, L’Harmattan, 2009. Benoît Guillou, Le pardon est-il durable ? Pascal Ide, Est-il possible de pardonner ? Jacques Ricot,  Le pardon, notion philosophique ou notion religieuse? Rechercher les pages comportant ce texte.

This entry was posted in Sciences humaines. Bookmark the permalink.