Le Fanatisme PDF

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Pour disqualifier un ennemi politique, le fanatisme est l’un des meilleurs outils possibles. On peut l’utiliser contre des peuples non « civilisés », contre des groupes qui n’ont pas eu la chance d’accéder à l’universalité occidentale : il s’agit alors de fanatisme irrationnel. Mais on peut aussi accuser de fanatisme les esprits froids qui mettent en application leurs idées abstraites sur le bonheur de l’humanité – Robespierre, Lénine, Mao, ou le fanatisme hyper-rationnel. Dans tous les cas, l’accusation de fanatisme est portée contre ceux qui troublent l’ordre des choses, que ce soit par la révolte anticoloniale ou par la révolution égalitaire. De la guerre des Paysans au XVIe siècle en Allemagne jusqu’à la guerre froide, Alberto Toscano décrit les modes d’emploi d’une notion dont on peut aujourd’hui, des banlieues à l’Afghanistan, recenser tous les usages pervers.

Les fanatiques de Tangier d’Eugène Delacroix, Minneapolis Institute of Arts. Un fanatique sacrifie sa vie pour faire triompher sa cause ou sa doctrine. Des auteurs et personnalités traitent du fanatisme. Voltaire  soutient que la philosophie est le seul remède au fanatisme :  Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Le plus grand exemple selon lui serait :  celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélémy, leurs concitoyens qui n’allaient point à la messe.

Churchill  estime qu’ un fanatique est quelqu’un qui ne veut pas changer d’avis et qui ne veut pas changer de sujet Irrepressible Churchill: A Treasury of Winston Churchill’s Wit by Kay Halle, World Publishing Company, Cleveland and New York,1966. Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par les mêmes chemins. Elle ne cherche plus, elle n’invente plus. Le dogmatisme est comme un délire récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute, qui creuse toujours.

C’est en mettant en rapport de ce qu’il promeut comme libertés et ce qu’il contraint en termes de comportements que se dévoile le caractère d’aliénation de tout fanatisme. Le discours du fanatique masque sous des allégations morales, religieuses ou politiques, la simple validation de son propre comportement. C’est celui-ci qu’il convient de juger à ses manifestations en fonction de valeurs reconnues, universelles telles que le droit d’opinion, d’expression, de culte, etc. Le fanatisme peut être défini par la conjonction de quatre caractéristiques essentielles. Le clivage allié à la négation permet d’aller facilement jusqu’au génocide comme l’histoire l’a montré abondamment. Hyper-référent : le fanatisme se crée un corpus idéologique qui vient légitimer ses négations en actes. Croyance : la croyance n’est pas une adhésion rationnelle à un corpus d’idées métaphysiques ou idéologiques en tant que telles mais l’exaltation d’une idée, motivation, image ou corpus imaginaire auquel s’identifie l’individu ou s’agrège le groupe.

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