Le congo-Zaïre d’une guerre à l’autre : de libération en occupation PDF

Début de la Le congo-Zaïre d’une guerre à l’autre : de libération en occupation PDF du Kivu. 4 à 4,5 millions de personnes principalement de famine et de maladies selon un rapport de l’International Rescue Committee. Des millions d’autres ont été déplacées de leurs terres ou ont trouvé asile dans les pays voisins.


Cette chronique des origines et du déroulement des conflits armés et non armés qui déchirent le Congo-Zaïre depuis 1996 est vue ici à travers le prisme kivutien. Première phase : la guerre  » de Libération « . La  » Révolte des Banyamulenge  » en 1996 met en déroute l’armée zaïroise. Après la poudre, le ballet diplomatique international va tenter de  » régler la crise « . Africains et Occidentaux sont partie prenante de l’Après-Mobutu, le 17 mai 1997, avec le nouveau Président auto-proclamé L D Kabila. Le défi est de reconstruire l’Etat et le pays également délabrés. Deuxième phase : la guerre d’Occupation. Le 2 août 1998, le vicePrésident rwandais Kagame, chef de l’armée rwandaise (APR), déclare la guerre à son protégé L D Kabila, bientôt suivi du Président ougandais Museveni, l’autre ex-parrain. La  » Seconde Rébellion  » s’étend à la moitié du Congo et met aux prises les armées agresseurs de l’Est et les armées alliées de Kinshasa, venues d’Angola, Zimbabwe, Namibie, Tchad, etc. La Communauté Internationale pousse aux Accords de paix de Lusaka (juillet 1999). Les Sommets se succèdent encore car tous les protagonistes ont acquis dans la guerre une situation  » rentable  » et préfèrent temporiser que régler le conflit. L’auteur analyse les  » difficultés  » de la  » Rébellion-RCD  » en proie à une scissiparité troublante. Le duo agresseur s’affronte même militairement à Kisangani, en août 1999. Le territoire congolais est désormais scindé, occupé, pillé de tous côtés, martyrisé, et l’OUA/UA ou l’ONU n’y peuvent rien..

Article connexe : Première guerre du Congo. Deux interprétations s’opposent quant aux raisons de la présence rwandaise dans la partie orientale du Zaïre et quant aux raisons pour ce pays d’entrer en guerre aux côtés de l’Ouganda. Selon d’autres acteurs, la présence des troupes rwandaises en RDC est due à la volonté de piller la RDC. En coulisse, de nombreux groupes tentaient d’accaparer des parcelles de pouvoir, notamment les débiteurs étrangers, désireux de garder leur influence.

Les tensions atteignirent de nouveaux sommets le 14 juillet 1998, quand Kabila fit démissionner son chef de cabinet rwandais, James Kabarebe, et le remplaça par un Congolais. Deux semaines plus tard, Kabila abandonna ces démarches diplomatiques. Il remercia le Rwanda pour son aide, et demanda le retrait du pays des forces militaires rwandaises et ougandaises. Les conseillers militaires rwandais furent évacués de Kinshasa dans les 24 heures, avec peu de ménagement. Les personnes les plus inquiètes de cette décision étaient les Banyamulenge du Congo oriental. Ils étaient également utilisés par le Rwanda pour influer sur la politique orientale de la RDC. La tension persistante avec leurs voisins Hutus avait été l’un des facteurs déclenchants de la Première guerre du Congo et sera une nouvelle fois à l’origine de ce conflit.

Les nombreux groupes armés peuvent être rangés en quatre composantes principales. Cette guerre n’a pas été une guerre de grandes batailles et de lignes de fronts clairement définies. Si de nombreuses troupes régulières et entraînées ont été impliquées, les dirigeants de ces nations ont été réticents à impliquer leurs propres troupes en des combats ouverts. Les équipements et l’entraînement de ces armées nationales représentant un investissement important pour des États pauvres. Ainsi, la guerre a essentiellement été le fait de groupes militaires peu organisés.

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