La voie des fleurs : Le zen dans l’art japonais des compositions florales PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Exposition d’ikebanas dans le métro de Kyoto. Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. La voie des fleurs : Le zen dans l’art japonais des compositions florales PDF que les Occidentaux tentent d’accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l’aspect linéaire de l’arrangement.


La Voie des fleurs (en japonais, ka-dô) remonte aux origines mêmes du bouddhisme. C’est seulement au XVIIIe siècle qu’est apparu, avec sa vulgarisation, le mot Ikebana, formé de deux idéogrammes : ike, du verbe ikeru, « faire vivre, maintenir en vie », et bana, de hana, « fleur ».
Depuis les temps les plus anciens, il était de tradition de présenter des offrandes de fleurs au Bouddha, ce qui dans le tch’an-zen, revêtait une importance symbolique puisqu’elles commémoraient la « présentation de la fleur » par le Bouddha Shâkyamuni à ses disciples. Une telle coutume ne pouvait recevoir que le meilleur accueil au Japon où, dans le shintô, on célébrait le culte des fleurs et de leur déesse. L’art de la composition florale n’est pas un art au sens propre du mot
mais l’expression d’une vision de la vie beaucoup plus profonde. Comme tous les arts soumis à l’influence du bouddhisme zen, il repose sur le dépassement de la dualité et l’abolition des tendances objectives du moi. L’oeuvre intérieure doit aller de pair avec l’oeuvre extérieure. Détaché de lui-même, l’artiste, qui a renoncé à mettre son soi au premier plan, peut vivre intimement sa relation avec la loi de l’Etre universel en pénétrant dans la nature de la fleur où se manifeste le Cosmos. Formé au Japon pendant plusieurs années par Maître Bokuyo Takeda, Gusty L. Herrigel nous offre avec ce petit livre au langage clair tout l’esprit de cet art traditionnel et mystérieux.

En Occident, des fresques égyptiennes, des vases grecs et des mosaïques sumériennes figurent des arrangements floraux pouvant indiquer que l’histoire de la composition florale remonterait à plus de 3 000 ans. Chine comme un élément de rites religieux. Le rikka reflète la splendeur de la nature et l’expose. Les branches de pin, par exemple, symbolisent les pierres et les rochers, et le chrysanthème blanc symbolise une rivière ou un petit ruisseau. De nos jours, il est perçu comme une forme antique d’arrangement floral, et est rarement pratiqué. Yoshimasa fit bâtir de larges constructions et de petites maisons pour exprimer son amour de la simplicité.

Dans ce style, les fleurs sont arrangées dans un vase aussi naturellement que possible et quels que soient les matériaux utilisés. Ce style apparaît, d’une part, du fait de l’introduction de fleurs occidentales et, d’autre part, du fait de l’occidentalisation du mode de vie japonais. Le style moribana, qui crée une nouvelle forme de liberté dans l’arrangement floral, est utilisé pour les jardins. En France, la pratique et l’enseignement de l’ikebana furent introduits par Kikou Yamata, écrivain franco-japonaise qui en fit les premières démonstrations à Paris en 1930, au Salon d’automne. Au même titre que la cérémonie du thé et la calligraphie, l’ikebana était un des arts que les femmes étudiaient traditionnellement à l’école en vue de se marier. Dans l’ikebana la théorie n’est pas tout.

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