La vérité sur la tragédie des Romanov PDF

Anna Anderson est découverte après une tentative de suicide à Berlin, dans la soirée du 17 février 1920. Ancien asile d’aliénés de Dalldorf, aujourd’hui clinique pychiatrique Bonhoeffer. Elle est transférée le 28 mars 1920 à l’asile d’aliénés de Dalldorf, où, d’la vérité sur la tragédie des Romanov PDF son accent de l’Est, on pense avoir affaire à une réfugiée russe. 1921, elle partage une chambre avec une ancienne couturière, Marie Peuthert, qui a travaillé en Russie avant la Révolution et se croit persécutée.


Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans l’Oural, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs enfants – Olga (22 ans), Marie (19 ans), Anastasia (17 ans), et Alexis, le tsarévitch (13 ans) –, sont exécutés par les bolcheviks. Cette version officielle, Marc Ferro n’y a jamais cru.
Documents à l’appui, avec la rigueur du grand historien, il remet en cause l’assassinat des Romanov. Des juges ou des témoins morts subitement ou exécutés, des documents tronqués, des pièces du dossier d’instruction subtilisées, des tests ADN controversés, le mettent sur la piste d’une hypothèse inavouable et sacrilège : les filles et la tsarine ont été sauvées grâce à un accord secret conclu entre les bolcheviks et les Allemands. Elles se sont tues pour ne pas ébruiter leur sauvetage. Seul le sort du tsarévitch, Alexis, reste inconnu, faute de sources. Dans un récit palpitant, Marc Ferro bat en brèche un véritable tabou de l’histoire et fait la lumière sur un des plus grands mystères du XXe siècle.

Un soir d’octobre, Marie lui montre une photo du journal du Berliner Illustrierte Zeitung où l’on voit trois des quatre filles du tsar et lui dit :  je sais qui tu es  et l’inconnue lui répond  tais-toi . L’inconnue ne comprend pas le russe et ne reconnaît pas la photo de la tsarine. Intrigué, le capitaine invite des familiers de la cour de Russie à venir la voir. La baronne Sophie Buxhoeveden, dame de compagnie de la tsarine, ne la reconnaît pas.

Mais la nourrice d’Anastasia et Tatiana Botkina, une de ses camarades, la reconnaissent. Pologne, et sa femme décident alors de prendre l’inconnue sous leur aile et la font sortir de Dalldorf le 30 mai 1922. La rumeur se répand vite dans la ville et tous les émigrés russes de Berlin viennent la visiter et lui apportent livres et photos. Au fil du temps elle prend confiance et commence à raconter son histoire. Un garde bolchévik nommé Alexander Tchaikovsky chargé d’enlever les cadavres après la tuerie à la villa Ipatiev aurait constaté qu’Anastasia respirait encore et aurait décidé de la sauver.

Anna affirme qu’elle l’aurait ensuite épousé et aurait eu un enfant de lui en décembre 1918. Elle tombe en dépression et son enfant appelé Alexander, qui lui est retiré, est envoyé dans un orphelinat. Puis son beau-frère l’aurait emmenée à Berlin pour sa sécurité, début février 1920, mais il disparaît peu après. Seule et désespérée, elle se jette alors dans le canal.

La baronne Buxhoeveden, membre de la Cour impériale russe, est donc la première à visiter  Anna Tchaïkovsky  à l’asile pour déterminer si la femme qui prétend être la fille du tsar Nicolas II dit la vérité. Dès son arrivée, la baronne oblige la malade à se lever et déclare alors qu’elle est  trop petite pour être Tatiana ! Elle estime, et elle n’est pas la seule, qu’Anna est un imposteur et n’en démordra pas par la suite. Anna Anderson déclare alors qu’elle n’a jamais prétendu être Tatiana, mais Anastasia. Elle n’en démordra pas non plus.

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