La Revolution Russe Sa Portee Mondiale (1907) PDF

La situation des prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en La Revolution Russe Sa Portee Mondiale (1907) PDF est un aspect du conflit peu abordé par la recherche historique. Cependant, la captivité organisée par les autorités militaires allemandes a aussi contribué à créer des échanges entre les peuples et entraîné chez nombre de prisonniers une réflexion sur leur engagement et leur relation à la patrie. Le nombre des prisonniers augmente très rapidement.


De février à août 1915, il est passé de 652 000 à 1 045 232. 1 400 000 Russes, 535 000 Français et 185 000 Britanniques. Articles détaillés : Prisonnier de guerre et Première conférence de La Haye. Le chapitre II de la convention signée en octobre 1907 est entièrement consacré aux prisonniers de guerre et débute ainsi :  Les prisonniers de guerre sont au pouvoir du gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés. Ils doivent être traités avec humanité. Les vingt articles composant ce chapitre réglementent divers aspects de la vie en captivité comme le logement, le travail, la religion, l’alimentation, l’habillage ou encore le courrier.

Ainsi, les prisonniers  peuvent être mis en liberté sur parole, si les lois de leur pays les y autorisent , par exemple. Les principaux pays de la Triple-Entente et de la Triple-Alliance signent la convention, à l’exception de l’Empire ottoman qui ne figure pas parmi les quarante-quatre signataires de 1907. Dès le début de la guerre, les autorités allemandes se retrouvent confrontées à un afflux inattendu de prisonniers. Avant 1915, les conditions de détention en Allemagne sont très difficiles et marquées par le provisoire et l’absence d’infrastructure. Les prisonniers dorment dans des hangars ou sous des tentes, et y creusent des trous pour se protéger du froid.

Prisonniers russes à Tannenberg en 1914. Les camps ne sont pas tous situés en territoire allemand, et un certain nombre sont construits dans les territoires occupés et notamment dans la partie nord et est de la France. Les camps brassent un grand nombre de nationalités partageant les mêmes logements : on y retrouve en effet des prisonniers français, russes, britanniques, américains, canadiens, belges, italiens, roumains, serbes, portugais, japonais, monténégrins mais également grecs ou brésiliens. Ils font se côtoyer également des soldats d’origines sociales diverses. On y trouve des ouvriers, des paysans, des fonctionnaires ou des intellectuels. Progressivement les prisonniers sont transférés dans des détachements de travail, les kommandos, dans l’industrie, les travaux publics ou chez les agriculteurs. Carte des emplacements des principaux camps pour soldats.

Ce sont les camps de base, composés de baraques en bois, larges de dix mètres et longues de cinquante, recouvertes à l’extérieur de goudron. Chacune de ces baraques loge environ 250 prisonniers. L’ameublement reste sommaire : une table, des chaises ou des bancs et un poêle. Tout autour du camp, il y a des fils de fer barbelés de trois mètres de haut, les fils sont espacés de quinze centimètres, un poteau de bois tous les trois mètres, et en travers d’autres fils de fer barbelés tous les cinquante centimètres formant grillage. Carte des emplacements des principaux camps pour officiers. 1915, les officiers prisonniers disposent de camps qui leur sont réservés, les conditions de vie y sont souvent moins difficiles que celles que subissent les hommes de troupe. Les officiers disposent de lits au lieu de sacs de paille.

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