La Religion des Spartiates: Croyances et cultes dans l’Antiquité PDF

Tête d’Arès casqué du type de l’Arès Borghèse, copie la Religion des Spartiates: Croyances et cultes dans l’Antiquité PDF’une œuvre d’Alcamène, du cercle de Phidias, IVe siècle av. Guerre offensive et de la Destruction dans la mythologie grecque.


Quelle image a-t-on des Spartiates, sinon celle de professionnels de la guerre, capables de vaincre les Athéniens à l’issue de la guerre du Péloponnèse, en 404 avant J.-C.? En fait, cette perception remonte à l’Antiquité, et l’Athénien Xénophon y a largement contribué; il soulignait en effet que, en matière religieuse même, les Spartiates surpassaient tous les Grecs, par leurs pratiques systématiques visant à s’assurer la protection des dieux.
C’est un ensemble de sources éparses mais très riches qui permet de comprendre le fondement d’une telle appréciation. De leur enfance à leur mort, les hommes et les femmes de Sparte vivaient dans un univers où la force des puissances surnaturelles était ressentie comme omniprésente, qu’il se soit agi des affects comme la Peur ou l’Amour, ou de dieux protégeant un espace déterminé. Les principales fêtes connues montrent clairement aussi de quelle manière les Spartiates veillaient à se rendre propices des entités divines, notamment en respectant les rythmes saisonniers naturels.
Car l’harmonie de l’homme avec le cosmos était conçue comme nécessitant un effort constant, un effort qui était manifesté par le choix des hommes et des femmes censés être les plus qualifiés pour solliciter les dieux, ainsi que par l’organisation calendaire bien déterminée des activités religieuses.

Nicolas Richer est agrégé d’histoire et, après avoir enseigné à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, puis à l’université de Strasbourg-II, il est professeur d’histoire grecque à l’École normale supérieure de Lyon.

Fils de Zeus et de Héra, il est assimilé à Mars chez les Romains. Cependant, sa place dans le mythe est relativement limitée. Sa force surprenante n’en fait pas un combattant invincible. Adonis, placé sous la charge des Aloades. Il est délivré, à bout de forces, par Hermès. Halirrhotios, fils de Poséidon, viole Alcippe — fille qu’il a avec Aglaure, fille de Cécrops —, il le tue. Arès doive servir parmi les mortels, sans doute pour prix de ce meurtre.

Héphaïstos — celui-ci étant l’époux d’une dénommée Charis dans l’Iliade. Arès et Aphrodite sont présentés comme un couple légitime. Cycnos, qui défie en duel Héraclès. Arès est le dieu de la Guerre, de la Brutalité et de la Destruction. Phobos, ainsi que d’Ényo, déesse des Batailles.

Les animaux consacrés à Arès sont le chien et le vautour. Arès partage son domaine d’intervention avec Athéna. On présente souvent celui-ci comme l’incarnation de l’aspect sauvage, brutal et désordonné du combat, Athéna représentant l’ordre de la bataille entre peuples civilisés. Cependant, Athéna peut elle aussi se montrer brutale et sans pitié, par exemple lorsqu’elle écorche le Géant Pallas.

Héra, sa mère, ne l’apprécie guère plus, dépitée qu’elle est de le voir prendre parti pour les Troyens pendant la guerre de Troie. Zeus Père, n’es-tu pas outré des sévices d’Arès ? Son nom désigne toute forme de mort violente, et plus particulièrement la peste. La guerre est surnommée  danse d’Arès  dans les épopées.

Arès est aussi le dieu vengeur. En tant que tel, son nom est utilisé dans les serments solennels. C’est, par exemple, le cas dans le serment prêté par les jeunes Athéniens pendant leur éphébie. Thraces, pour les Grecs, étaient un peuple guerrier et batailleur. Il est également révéré en Colchide : la Toison d’or se situe dans son bois sacré et la plaine qui l’entoure porte son nom.

Les Amazones lui ont également bâti un temple à proximité. Une fontaine lui est consacrée à Thèbes, en souvenir de la légende de Cadmos, qui avait semé là les dents d’un dragon, fils d’Arès, qui donnèrent naissance aux Spartes. Par la suite, Cadmos fait la paix avec Arès en épousant Harmonie, fille du dieu et d’Aphrodite, avant de fonder Thèbes. C’est surtout à Sparte qu’il fait l’objet d’un culte.

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