La Paix n’aura pas lieu: Israël-Palestine PDF

Les forces égyptiennes traversant le canal de Suez le 7 octobre. L’incapacité des services secrets israéliens à prévenir de l’attaque imminente suscita un séisme politique majeur, et notamment la démission de la Première ministre Golda Meir. La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction la Paix n’aura pas lieu: Israël-Palestine PDF la ligne Bar-Lev et la profonde remise en question de la théorie de sécurité israélienne débouchèrent sur l’ouverture des négociations de paix qui aboutirent à la normalisation des relations entre Israël et l’Égypte. Celles-ci menèrent aux accords de Camp David en 1978.


À l’été 2014, la guerre à Gaza a montré que le conflit au Proche-Orient était parvenu à un point de non-retour. Tous les dix-huit mois, une confrontation survient, et la question n’est plus de savoir si mais quand le prochain conflit armé va éclater. Vingt ans après la signature des accords d’Oslo, Israël n’a jamais été aussi radicalisé à droite, son armée aussi violente. Gaza n’a jamais subi de destructions aussi massives ; jamais autant de roquettes n’avaient été tirées par le jihad islamique et le Hamas ; jamais autant de civils palestiniens n’avaient péri sous les bombes israéliennes. Fin 2014, au lendemain de l’offensive « Haie de protection », les groupes armés palestiniens ont gagné en influence, la droite israélienne promeut plus de lois ségrégationnistes à l’Assemblée. Bref, jamais le fossé entre les deux peuples n’a paru si grand. Or, l’impasse n’est pas une fatalité mais le résultat d’un déséquilibre, d’un système de négociations bipartites biaisé entre un État souverain et une population sans État, sans leviers politiques, au gouvernement divisé et qui n’a aucune contrepartie à offrir à Israël en échange d’un retrait de colons de Cisjordanie, condition de l’établissement d’un État palestinien viable. Vingt ans de négociations pour un tête-à-tête stérile et un déséquilibre accentué par la passivité de la communauté internationale et l’absence de vision pour la région d’une administration Obama qui a failli à sa tâche. En achevant la solution à deux États alors même qu’ils en avaient fait la promotion, les accords d’Oslo ont réduit à néant les espoirs de paix à court terme. Et pourtant, de « Plomb durci » à « Haie de protection », ces dernières années ont vu émerger des tentatives spectaculaires de s’extraire de ces tractations dont l’issue était connue d’avance. Sur le terrain, la période 2009-2015 est aussi celle de la reconnaissance de l’État Palestinien à l’ONU, du mouvement social israélien de l’été 2011, de l’élargissement du phénomène BDS (boycott, désinvestissement, sanction).

Cependant, après la mort du président égyptien Gamal Abdel Nasser en septembre 1970, son successeur Anouar el-Sadate, bien que plus modéré, décida de restaurer la souveraineté de l’Égypte sur l’ensemble de son territoire. De son côté, Hafez el-Assad avait renforcé prioritairement son armée en vue de rendre à la Syrie son rang de puissance militaire au sein des pays arabes. Au cours des mois précédant le déclenchement de la guerre, Sadate tenta une offensive diplomatique pour obtenir le soutien des pays de la Ligue arabe, du Mouvement des non-alignés et de l’Organisation de l’unité africaine. L’Union soviétique cherche pourtant à éviter une nouvelle confrontation israélo-arabe pour ne pas se trouver en conflit ouvert avec les États-Unis, alors que la Détente est enclenchée et qu’ils ont peu d’intérêt à voir une déstabilisation du Proche-Orient. Les deux super-puissances se rencontrent à Oslo pour trouver les moyens de maintenir le statu quo entre les deux États. Mais l’Égypte continue à menacer Israël et Sadate se dit prêt, le 24 octobre 1972, à entrer en guerre même sans le soutien de l’URSS.

Des exercices militaires à grande échelle y compris chez ses voisins arabes maintiennent le niveau d’alerte maximum en Israël. La Syrie n’aurait pas pu entrer en guerre sans l’Égypte. Les chasseurs-bombardiers devaient arriver à la fin du mois d’août et nécessiter 4 mois de formation des militaires égyptiens. De plus, les observateurs signalaient que l’expulsion des conseillers soviétiques par les Égyptiens devait affaiblir l’armée égyptienne. Ce sont ces hypothèses qui ont prévalu contre toutes les alertes signalées aux services israéliens. Tout au long de la semaine précédant le Yom Kippour, les exercices égyptiens se sont multipliés près du canal de Suez et des mouvements ont été observés à la frontière syrienne mais le renseignement israélien ne jugea pas plausible une attaque sans l’armement soviétique. De façon assez surprenante, l’avertissement ne fut pas pris en compte.

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