La Nouvelle révolution astronomique (La Science en clair) PDF

Conduite par le professeur Philip Zimbardo, elle est connue aujourd’hui sous le nom d’expérience de Stanford. L’objectif consistait à comprendre comment et pourquoi les situations arrivaient à se dégrader dans les prisons militaires. Trois cellules contenant chacune trois détenus avaient été aménagées dans le sous-sol du bâtiment de psychologie, où les gardiens, divisés en équipes de trois, devaient se relayer toutes les huit heures. Les chercheurs leur avaient déniché des uniformes kaki dans un surplus de l’armée, ainsi que des lunettes la Nouvelle révolution astronomique (La Science en clair) PDF soleil à verres réfléchissants, destinées à éviter le contact visuel avec les étudiants-prisonniers.


Chaque étudiant avait donc subi l’arrestation, la prise des empreintes digitales et des fameuses photos de face et de profil, avant d’être conduit  en prison . Pourtant, il ne se passa rien de spécial la première journée. Ils se sentaient gauches dans leurs uniformes. On est au matin du deuxième jour et tout va basculer.

Au moment de la relève, les prisonniers retirent le bas qu’ils avaient sur la tête, arrachent leur numéro et se barricadent dans leurs cellules en mettant leurs matelas contre la porte. Les trois gardiens du matin appellent en renfort les trois gardiens de l’après-midi, qui viennent, tandis que les trois gardiens de nuit restent. Tullius Détritus, le méchant de l’album d’Astérix La Zizanie paru juste un an avant l’expérience de Stanford, n’aurait pas renié la stratégie adoptée par les gardes. Ceux-ci vont diviser les prisonniers en deux camps, les  bons , choyés, bien nourris, et les  mauvais , brimés, afin de créer des clans et de briser leur solidarité. Puis, ils vont mélanger de nouveau les détenus afin que les  privilégiés  passent pour des informateurs. Mais cela ne va pas s’arrêter là.

Quand on leur demande s’ils sont prêts à quitter la prison en renonçant à leur  salaire  de cobayes, la plupart disent oui, inconscients qu’il leur suffirait de demander à mettre fin à l’expérience pour que celle-ci s’arrête ! L’expérience de Stanford a montré d’une manière spectaculaire et brutale que l’on pouvait en quelques jours transformer de jeunes hommes équilibrés et en bonne santé en loques ou en gardiens zélés, ouvertement sadiques pour certains. Cette expérimentation s’arrêta le 20 août 1971, au bout de seulement six jours sur les deux semaines prévues à l’origine. Sur son site, Philip Zimbardo explique qu’il y a eu deux causes à cette fin prématurée. Mais c’est sans doute grâce à Christina Maslach, la future Madame Zimbardo, que le calvaire des prisonniers et la dérive de leurs geôliers se sont achevés. Christina Maslach venait de soutenir sa thèse de doctorat et s’en fut visiter  l’expérience  un soir.

Elle vit les détenus enchaînés, un sac en papier sur la tête, se faire hurler dessus par les gardes. Les larmes lui vinrent aux yeux, elle ne put supporter le spectacle et sortit du bâtiment, poursuivie par son petit ami. Lorsque le scandale des tortures pratiquées par des militaires américains dans la prison irakienne d’Abou Ghraïb a éclaté en 2004, tous ceux qui avaient participé à l’expérience de Stanford se sont rappelé ce qu’ils avaient vécu, un été de 1971, sur le campus de l’université. L’étude avait à l’époque reçu l’aval du Comité sur la recherche sur des sujets humains. Surjouer des châtiments corporels et des humiliations, bien sur. Non, vous êtes en plein délire là. C’est justement le retour de cette expérience qui est relaté ici.

Les étudiants ont commencé par jouer le jeu avant de se faire attraper par leur numéro. Le cerveau humain est très maléable. Je pense qu’on ne peut pas vraiment  feindre  le sadisme. Soit on essaye de jouer un rôle et on se rend compte que faire semblant d’être sadique c’est trop difficile, parce qu’on ne veut pas blesser l’autre, soit on l’est vraiment.

Comme pour l’expérience de Milgram, il ne faut pas oublier les pouvoirs de la pensée auto-réalisatrice. C’est intéressant, mais il est très dommage que ce n’est pas Ron Jones lui-même qui ait écrit ce livre. Je suis un peu méfiante dès lors qu’il s’agit d’un téléfilm, d’un roman et d’un film inspirés de l’expérience initiale. Raphaël : j’ai eu la même réaction en lisant cet article qui, par la force des choses, est trop succinct. En cherchant d’autres références sur cette expérience on doit trouver que les initiateurs ont, j’imagine, des arguments solides pour prouver que les cobayes ont perdu pied à partir d’un moment.

Cela rappelle les bizutages dans certaines écoles, qui démarrent toujours comme une grosse déconnade, et finissent parfois par des sévices graves et des condamnations devant la loi. Il faut savoir, que l’expérience a été arrêté avant sa présumée justement de par ce qui se passait. Il ne faut pas se scandaliser. Tous les gens se croient mieux qu’ils sont. Quand les encartés dans un parti politique parlent entre eux ils voient ceux du parti adverse comme de sombres crétins.

Le petit satrape de quine de l’hôpital ne supporterait pas qu’on discute sa  Science . Nous ne sommes que de sombres crétins, hormis peut-être quelques rares esprits. Malheureusement ce sont ces rares esprits qui, conscients du crétinisme ambiant, pensent améliorer l’espèce et manipulent le troupeau. 3 films se sont inspirés de cette  étude .

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