La gestion globale et maîtrisée des déchets ménagers PDF

Un incinérateur est un dispositif visant à réduire ou détruire des objets par incinération, c’est-à-dire par une combustion aussi complète que possible. Il se présente en général comme un four où la chaleur dégagée par les matériaux en cours de combustion est suffisante pour enflammer les matériaux ajoutés. Les polémiques autour des UIOM sont nombreuses, ainsi que les associations de défense la gestion globale et maîtrisée des déchets ménagers PDF par les riverains de ces usines. Les premières usines d’incinération de déchets urbains et ménagers apparaissent à la fin du XIXe siècle.


L’incinération est alors une alternative à la décharge sauvage ou contrôlée. L’incinération tente notamment de résoudre des problèmes créés par un nombre croissant de déchets pas, peu ou difficilement ou coûteusement recyclables ou réparables. Le nombre de déchets produits par les hommes dépasse les 4 milliards de tonnes par année. Cependant, cette méthode n’est pas sans risque car elle peut avoir un impact sur l’environnement ainsi que sur la santé des habitants vivant à proximité. La thermolyse peut ainsi être utilisée pour traiter divers types de déchets organiques. Une tendance a été d’éloigner les incinérateurs des centre-ville ou des villes.

Le Royaume-Uni a même autrefois utilisé des  navires incinérateurs , avant de les supprimer à la suite de conventions internationales interdisant le rejet de déchets en mer. Des navires, militaires notamment, peuvent disposer d’incinérateurs à bord. Depuis 1975, plusieurs lois sur le tri et la valorisation des déchets sont votées. Seuls les déchets ultimes pourront encore être envoyé en décharge. Articles connexes : Installation classée pour la protection de l’environnement et Autorisation environnementale unique. Isséane – Vue du lieu de déversement des ordures ménagères.

La combustion des déchets est auto-alimentée, c’est-à-dire qu’aucun autre combustible n’est nécessaire au maintien de la combustion. La récupération d’énergie ne pourra représenter qu’une infime partie de l’énergie grise que recèlent les déchets. Si la partie incinérée comporte une forte proportion de biodéchets à forte teneur en humidité, alors la chaleur récupérée sera encore plus faible. L’incinérateur de Vienne, en Autriche, qui assure aussi le chauffage d’eau pour un réseau de chaleur, décoré par Hundertwasser.

Différents modes de traitements existent : humide, semi-humide, semi-sec, sec. Le choix du traitement dépend des réactifs disponibles et des technologies souhaitées. Voie humide  la fumée est désacidifiée par lavage au lait de chaux, lequel passe ensuite dans une installation de traitement des effluents liquides. Un panache important de fumées sort de la cheminée sous forme d’un  nuage  blanc. Voie sèche  la plus utilisée en France à la suite de la mise aux normes 2005, permet dorénavant de mieux piéger les polluants dans la fumée.

D’autres opérateurs sont chargées du fonctionnement des installations annexes, si elles existent : tri des ordures ménagères en amont et valorisation des mâchefers en aval. Le four d’incinération est un organe critique qui doit être entretenu régulièrement. La plupart des UIOM sont arrêtées quinze jours par an au minimum pour permettre la réfection complète du four. Ce travail particulier est exécuté par des entreprises spécialisées en fumisterie industrielle.

Les progrès techniques réalisés dans les UIOM ont permis une amélioration sensible des conditions de travail. 2020 avec l’amélioration de la collecte. Ces chiffres classent la France au 7e rang européen pour l’incinération. En France, elle est réglementée en particulier par le livre V du Code de l’environnement sur la  prévention des pollutions . France soit analysée et replacée dans le cadre d’une politique globale de gestion des déchets en France.

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