L’expérience virtuelle : Jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo PDF

Faut-il prendre l’effondrement au sérieux ? Image : La table périodique des éléments selon leur abondance. L’insoluble équation des l’expérience virtuelle : Jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo PDF C’est ce qu’explique l’ingénieur Philippe Bihouix, spécialiste de la finitude des ressources, dans son livre, L’âge des low tech.


Décriés comme des espaces d’aliénation ou célébrés comme de nouvelles utopies culturelles et artistiques, le succès relativement récent, en France, des mondes virtuels, tels que World of Warcraft ou Second Life, suscite aujourd’hui un grand nombre d’interrogations autour, par exemple, de la distinction entre réel et virtuel et du risque, selon certains, d’une confusion des genres : des joueurs se marient  » pour de faux « , de  » vraies  » funérailles sont célébrées, des manifestations politiques virtuelles sont organisées… La thèse de  » l’escapisme  » (de la fuite du réel) est parfois formulée. Plus présente encore dans la littérature mais aussi dans le monde politique, éducatif et médical, la question de l' » addiction aux jeu vidéo  » ou de la  » cyberdépendance  » est fréquemment abordée. Par des sujets de reportages édifiants, les médias se sont emparés de façon spectaculaire de ces nouvelles pratiques de jeu sur Internet autour de leurs méfaits, réels ou supposés. En s’affranchissant d’un certain nombre de paniques morales au profit d’une analyse empirique des pratiques, cet ouvrage propose une ethnographie des mondes virtuels et des habitants qui les fréquentent. Qui sont les joueurs? Quel âge ont-ils? Combien de temps jouent-ils? Aquels types d’activité s’adonnent-ils? De quelles natures sont les relations tissées dans ces univers? Au-delà d’un simple mais nécessaire compte-rendu sociologique, cet ouvragea pour ambition d’analyser la notion d’expérience virtuelle, entendue comme ce que ces mondes numériques  » font et font faire  » à leurs habitants, comment ils sont vécus, quelles significations ils produisent, quels savoirs et compétences ils mobilisent. Derrière l’analyse de ces univers virtuels, la relation entre jeu et apprentissages informels est ainsi interrogée.

Ressource après ressource, dans son livre, Bihouix égraine l’état de décomposition des stocks. Après avoir exploité les ressources les plus concentrées, nous sommes amenés à exploiter des ressources de moins en moins concentrées et donc de plus en plus difficiles à extraire et qui nécessitent de plus en plus d’énergie pour être transformées. Le problème est que nous avons  commencé à taper dans le stock qui était le plus facilement exploitable, le plus riche, le plus concentré . Pour continuer à trouver des ressources, il faudra demain creuser plus profond, extraire un minerai de moindre qualité, et surtout dépenser plus d’énergie par tonne de métal produite. L’extraction n’est limitée que par le prix que nous serons capables de payer pour obtenir tel ou tel minerai. Vidéo : Arte proposait récemment un excellent reportage sur la disparition du sable qui illustre parfaitement, par l’exemple, les enjeux de la raréfaction des ressources, sur une matière première qui, quand on l’observe depuis n’importe quelle plage du monde, semble pourtant inépuisable. Le mythe de la croissance verte Pour Philippe Bihouix, cette conjonction change la donne.

Pour cela, il faudrait que nous changions notre façon de produire et consommer ces ressources. Or, nous utilisons de plus en plus ces minerais et ressources dans des usages dispersifs qui rendent leur recyclage impossible. Monter les taux de recyclage est donc une affaire très compliquée, qui ne se limite pas à la faculté de collecter les produits en fin de vie et de les intégrer dans une chaîne de traitement. Dans de nombreux cas, il serait nécessaire de revoir en profondeur la conception même des objets, tant pour les composants utilisés que pour les matières premières même. Les technologies que nous espérons salvatrices ne font qu’ajouter à ces difficultés. Car les nouvelles technologies vertes sont généralement basées sur des nouvelles technologies, des métaux moins répandus et contribuent à la complexité des produits, donc à la difficulté du recyclage , explique le spécialiste en prenant plusieurs exemples. Et l’ingénieur d’enterrer sous les chiffres la généralisation des énergies renouvelables à grande échelle.

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