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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le comte Dracula incarné par Bela Lugosi dans le film de 1931 réalisé par Tod Browning. Le comte Dracula est un personnage de fiction créé par l’écrivain Bram Stoker dans son roman épistolaire Dracula publié le 26 mai 1897. Dracula est un roman épistolaire dont le personnage principal l’effet-personnage dans le roman PDF un vampire.


La notion de  » personnage  » est l’une des plus têtues de l’analyse littéraire. Objet, dans l’après-midi, de toutes les suspicions, elle a vaillamment survécu aux anathèmes féroces des dernières décennies. Les approches immanentes, trop strictement formelles, ou l’étude génétique, axée sur l’avant-texte, ont cependant révélé leurs limites. Elles n’ont pu, malgré des analyses souvent remarquables, expliquer l’essentiel : la relation originale, complexe et plurielle, qui lie le personnage au lecteur de roman. Seules les théories de la lecture, actuellement en plein essor, permettent d’explorer ce point fondamental. Elucider l’énigme du personnage, c’est en fait savoir ce que fait le lecteur, comment il l’imagine, sous quel angle il l’aborde et pour quel résultat. C’est à cette étude dont les prolongements ne touchent pas seulement à l’esthétique, amis aussi à la psychanalyse et à l’anthropologie, que cet essai est consacré

Vlad Țepeș fut qualifié dans certains libelles, publiés par ses ennemis, de Draculea : le  Dragonneau . Emily Gerard, auteure d’ouvrages sur le folklore de Transylvanie. Ce dernier mot a la même étymologie que stryge, créatures femelles imaginaires également appelées goules. 1730 et relatant les supposées frasques sanglantes de la comtesse Élisabeth Báthory dans l’actuelle Slovaquie.

Stoker a rédigé son roman en pleine horreur médiatique suscitée par son contemporain Jack l’Éventreur, qui sévit à Londres en 1888. La représentation du comte Dracula a évolué dans le temps. Le comte Dracula a la particularité de ne pas avoir d’ombre et de ne pas pouvoir se refléter dans un miroir. Bien qu’il possède un charisme qui hypnotise ses proies, c’était un vieillard — qui rajeunissait tout au long du roman — sans rien du séducteur. Pour faire le portrait de son monstre, Stoker s’était inspiré des thèses de Cesare Lombroso, très en vogue à l’époque : on croyait alors que la forme du visage d’un homme indiquait son caractère et le portrait de Dracula correspond à celui du  type criminel  de Lombroso. Le Nosferatu de Murnau épouse plusieurs des caractéristiques physiques du personnage de Stoker, mais aussi quelques différences comme l’absence de cheveux et surtout des incisives pointues, à la place des canines.

On ne compte plus les adaptations de Dracula, tant celles-ci sont nombreuses. Pourtant, aucune de ces adaptations ne nous livre la même lecture. Le personnage de Dracula représente un catalyseur : en lui se cristallisent des représentations très diverses selon la personnalité des auteurs qui l’évoquent. La structure du roman Dracula de Stoker est particulière : la plupart des personnages tiennent, en effet, un journal et c’est l’assemblage de ces différents témoignages qui constitue le résultat final. Dans ces témoignages, le vampire est, la plupart du temps, présenté comme un monstre sans cœur, une représentation du mal absolu. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Ainsi Mina Harker éprouve de la pitié à son égard. Dans les autres adaptations, le vampire apparaît avec des traits de caractère différents. Dans Nosferatu, fantôme de la nuit, remake par Werner Herzog du film de Murneau, il est prisonnier du temps qui ne le laisse pas en paix : il avoue à Jonathan sa douleur de ne pas pouvoir mourir. Il est capable d’hypnotiser ses proies qui sont ainsi en son pouvoir. Il possède une force surhumaine et des sens sur-développés. Les facultés prêtées à Dracula varient selon les versions.

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