L’Angleterre ferme à cinq heures PDF

Aéroplane de Touraine est l’Angleterre ferme à cinq heures PDF des Aéroforums, indispensable lieu d’échanges sur l’aviation. Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez que nous en utilisions.


« Cette assertion sera discutée, je n’en doute pas. On objectera que dans les pubs on a désormais jusqu’à minuit, au coup de cloche du barman, pour passer sa dernière commande. On prétendra trouver de plus en plus souvent, au cœur de Londres, des restaurants ouverts à l’heure des repas et des tavernes en activité à l’heure du café. (C’est sûrement vrai.) On avancera toute sorte d’arguments pour contester que l’Angleterre doive fermer à l’heure où sort la marquise. On ne parviendra pas à me convaincre. Cette vérité s’est imposée à moi, un jour, de la façon dont la Vierge apparut à Bernadette, je suppose, et je n’en démordrai pas. Considérez qu’il s’agit d’un symbole, d’une parabole, d’une hyperbole, comme vous voudrez. D’une intime conviction poétique. Ce sont des choses qui ne se discutent pas. L’Angleterre ferme à cinq heures. Et parfois même un peu plus tôt. »

Dont Adolphe Lemelle qui a obtenu ses ailes en douze heures. Douze heures, c’est le temps mis par Adolphe Lemelle pour obtenir son brevet de pilote à Tours. Mais ce n’est pas le principal fait d’armes de sa carrière. Adolphe Lemelle n’a pas attendu la Première Guerre mondiale pour « goûter » à l’aviation. Ajusteur, il est appelé à Chalais-Meudon en 1911, pour son service militaire, pour la mise au point des moteurs d’avion.

Et le 24 décembre 1912, il est victime d’un premier accident, sur le Breguet du capitaine Ludman qu’il accompagnait. Entre le 7 et le 14 septembre 1913, il participe au concours de l’Aéro-cible Michelin, à Buc, un exercice de bombardement. Dans l’avion piloté par le capitaine Leclerc, il place sept bombes sur quinze au but, prenant la deuxième place, à égalité avec les frères Lareinty-Tholozan. Seul Varcin a fait mieux, 13 sur 15. Quelques mois plus tôt, il est blessé à la main en lançant le moteur de l’avion du capitaine Leclerc. Lorsque la guerre éclate, il reprend tout naturellement le chemin des hangars.

Dès le 4 août il est à l’escadrille MF 20 comme mécanicien. Pas pour longtemps car le 24 janvier 1916 il quitte cette escadrille pour devenir pilote. Et sans doute avait-il même tâté du manche à balai. Il obtient sa première victoire en décembre, aux commandes d’un Nieuport 17.

Autres victoires le 10 mai puis le 14 août 1917, quelques jours avant sa nomination au grade d’adjudant. Et une nouvelle blessure, le 1er août. Je n’oublierai jamais le jour où je l’ai sorti moi-même du Spad où il était évanoui, et où il a déliré des heures près de moi, continuant ce combat épique d’où il s’était abattu de 6. 000 m d’altitude » Au cours d’une chasse, sans oxygène bien sûr, il avait été victime d’une syncope.

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