L’élection des évêques dans l’Eglise latine au premier millénaire PDF

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Dans la foulée du concile Vatican II. qui donnait toute sa place à la notion de peuple de Dieu. la question de la participation des laïcs aux responsabilités et aux décisions de l’Eglise s’est posée au grand jour. Dans beaucoup de diocèses. en Europe comme en Amérique du Nord et du Sud, bien des chrétiens, ordonnés ou non, ont souhaité être associés au choix de leur évêque et ont même réclamé la restauration de son élection par l’Eglise locale, comme au temps des Pères. Une telle aspiration demandait à être fondée car elle soulevait un certain nombre de questions. D’abord, en quoi consistait cette élection durant les premiers siècles du christianisme ? Est-ce une réalité susceptible d’être à l’origine d’une tradition véritable ? Ou bien a-t-elle coexisté avec d’autres modes de désignation de telle sorte qu’elle ne puisse représenter qu’un archaïsme ? Ou, au contraire. est-elle enracinée authentiquement dans la vie profonde de l’Eglise à tel point qu’il soit légitime de souhaiter sa restauration ? Pour répondre à ces questions, le présent ouvrage envisage la pratique et la législation des Eglises latines au long du premier millénaire. Le résultat se révèle étonnant.

L’Église catholique est l’une des plus vieilles institutions religieuses au monde. Selon son propre catéchisme, l’Église catholique est composée d’une partie visible, l’Église militante, sur terre, et d’une partie invisible, l’Église triomphante et l’Église souffrante, au ciel, qui représentent respectivement les âmes au Paradis et celles au Purgatoire. En plus d’être l’ensemble des baptisés, elle est aussi une institution et un clergé organisés de façon hiérarchique. Celle-ci est figurée par la croix du Christ, avec douze colombes qui représentent les apôtres, tandis que l’arbre de la croix se développe en de nombreuses volutes comme autant d’Églises qui en forment une seule. Cette désignation vient du droit civil des États.

Une page en grec du Papyrus 46 contenant les lettres de Paul. Lorsque les premiers chrétiens employaient le terme église, ils reprenaient l’une des appellations traditionnelles du judaïsme hellénique pour désigner Israël ou le peuple de Dieu. Cependant, l’usage chrétien du terme ekklesia a également sonné comme en contrepoint de celui qui en était fait dans les cités grecques. L’Église au sens chrétien est l’assemblée dans laquelle plus personne n’est étranger. Les mots  église  et  synagogue  étaient ainsi deux termes synonymes. Jésus dit à Simon-Pierre :  Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église.

Cette phrase témoigne de ce que, pour la communauté qui reçoit cet évangile, il y a une Église du Christ et que c’est lui qui la bâtit. Le terme  Église  est beaucoup plus fréquent dans les autres textes du Nouveau Testament, où, de façon concordante avec l’usage qui en est fait dans l’Évangile de Matthieu, il désigne parfois les communautés locales, parfois l’Église dans son ensemble. Si le terme ekklesia est très fréquent dans les Actes, les épîtres et l’Apocalypse, son emploi ne s’y répartit pas régulièrement. Dans les sections dont il est absent, il peut néanmoins être question de l’Église avec d’autres mots. Il est possible de considérer que l’Église, au sens de communauté de tous les chrétiens, naît dans la Pâque du Christ, lorsqu’il passe de ce monde à son Père. Pentecôte se présente dans la tradition chrétienne un peu comme la date de naissance officielle de l’Église. Il s’agit du moins de sa confirmation : l’Église reçoit l’onction, la marque de l’Esprit qui scelle sa naissance dans la mort et la résurrection du Christ.

En effet, le christianisme est d’abord constitué de communautés locales considérées comme plus ou moins hérétiques. L’adjectif  catholique  vient du grec καθολικός, katholikos, signifiant  universel . Il se trouve également dans le symbole de Nicée adopté en 381 et qui proclame :  Je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique . Son sens ancien se prend de ce qu’il signifiait alors dans le langage courant, ce qui permet de percevoir une évolution de sa signification dès lors qu’il fut appliqué à l’Église. L’Église n’est pas qualifiée une seule fois de  catholique  ou d’ universelle  dans les textes du Nouveau Testament. Zénon avait ainsi écrit un traité des universaux : les καθολικά, katholika.

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