Karl Jaspers PDF

Description karl Jaspers PDF l’image Karl Jaspers 1946. Le diagnostic est donc délicat à établir du fait que chacun de ces critères peut être plus ou moins ambigus, il est bien sûr important de considérer d’autres critères avant d’établir une maladie mentale dans le but de soigner uniquement les gens souffrant. Il existe d’autres définitions du délire, qui sont elles aussi sujettes à ambiguïté. Le discours délirant peut être analysé selon cinq axes : mécanisme, thème, degré d’adhésion, degré de systématisation, extension.


Ami de Max Weber, de Heidegger et de Hannah Arendt, la formation initialement médicale de Karl Jaspers est liée à la mucoviscidose dont il était atteint dès l’enfance. Sa première carrière de psychiatre le conduisit à rédiger une Psychopathologie générale qui a marqué l’histoire de la psychiatrie. Mais la fragilité de sa santé l’obligera à s’orienter vers l’enseignement universitaire. Enseignant d’abord la psychologie, il retrouvera sa vocation initiale de philosophe à 37 ans en devenant titulaire d’une chaire de philosophie. Et au cours des années vingt, il élabore une philosophie de l’existence inspirée de Kant et de Kierkegaard. Mis d’office à la retraite par le régime nazi, il entre dans une  » émigration intérieure  » qui durera douze ans en échappant de peu à la déportation. À la fin de la guerre, il incarne la conscience morale de l’Allemagne et tente d’œuvrer à sa régénération spirituelle ; déçu par la voie dans laquelle s’engage la République fédérale, il quitte Heidelberg pour s’installer à Bâle. De plus en plus engagé dans les débats politiques de l’époque relatifs à la bipartition de l’Allemagne et à la bombe atomique, il est au moins autant critique politique que philosophe. A partir des années soixante, sa contestation politique, qui rejoint celles de Böll et de Günter Grass, se radicalise pour viser les tendances antidémocratiques des structures de la République fédérale allemande. Les contestataires de 1968 invoqueront ainsi ses analyses au même titre que celles de Marcuse

Le délire est dit systématisé si la croyance parait cohérente même si celle-ci ne s’établirait que dans l’esprit de peu de personnes. Le délire est dit non systématisé si la croyance parait aux oreilles du clinicien ou de l’entourage comme incohérente. Plus le degré d’adhésion est important, plus le sujet sera persuadé de la croyance en question. Type moyen : en 1 mois, sans se rendre compte qu’on a progressivement quitté la réalité, on se retrouve perdu dans son esprit prisonnier d’un système propre à chaque délirant. Type rapide : à la suite d’un stress psychique important, il est possible de quitter la réalité en une semaine pour se retrouver dans une autre dimension. Délire de filiation : le délire repose sur la conviction d’un préjudice subi.

Le patient est en règle générale actif, il se livre à de nombreuses démarches administratives et souvent judiciaires. Plusieurs figures types ont été étudiées : l’inventeur méconnu qui revendique l’antériorité de ses découvertes, le délire de filiation où le patient veut prouver son ascendance illustre, le quérulent processif qui intente procès sur procès afin de faire reconnaître son bon droit supposé. Délire de référence : l’individu croit à tort que tout ce qui l’entoure ou ce qui se passe possède une signification personnelle. En général, le patient pense être aimé d’un personnage jouissant d’un certain prestige avec lequel il n’a que des relations lointaines.

Il est question de délire passionnel qui s’observe en général chez un patient paranoïaque. Hypocondrie : préoccupations corporelles, hors de toute réalité, centrées sur la maladie, la transformation corporelle, centrées souvent sur les modifications d’un organe particulier. Jalousie : le délirant jaloux a la conviction erronée que l’être qu’il aime lui en préfère un ou une autre. Il fonde cette conviction sur les plus petits indices.

Toute son action va alors être guidée par la recherche de la preuve absolue de sa conviction délirante grâce à des investigations inquisitoriales multiples. Le délire mégalomaniaque est différent de la mégalomanie, durant laquelle les patients n’ont aucune réelle connexion avec la réalité. Un individu est convaincu de posséder des pouvoirs ou des talents spéciaux. Quelquefois, l’individu peut se prendre pour un individu historique ou célèbre. Les délires mégalomaniaques sont caractérisés par une croyance dans laquelle le patient se croit célèbre,  intouchable , voire puissant. Les délires sont généralement du domaine fantastique, souvent avec des tendances surnaturelles ou religieuses.

Les délires de persécution sont le type de délire le plus répandu dans laquelle le patient se sent suivi, humilié, embarrassé, empoisonné ou drogué, espionné ou attaqué. TR, les délires de persécution sont les principaux types persécutoires du trouble délirant. Dans ce cas, le délire n’a de cesse d’envahir l’individu car ce délire devient plus tard réalité. Dans d’autres cas, le délire peut être considéré comme faux par un docteur ou un psychiatre, car ce délire  semble  être excessif, bizarre voir impossible.

Il est important de distinguer les véritables délires à d’autres symptômes tels que l’anxiété, la peur ou la paranoïa. Pour diagnostiquer les délires, un examen psychologique est nécessaire. Les causes des délires ont été étudiées et de nombreuses théories ont été développées. Une théorie génétique ou biologique expliquant que les individus souffrant de troubles délirants ont un risque élevé de développer des traits de caractère délirant.

This entry was posted in Droit. Bookmark the permalink.