Kétamine PDF

L’ISR est donc une technique d’intubation orotrachéale adaptée au contexte de l’urgence. Depuis 1996, l’ISR s’est répandue progressivement dans les services d’urgences du monde entier où elle est devenue une technique standard, remplaçant même avantageusement d’autres techniques d’intubation. Les techniques permettant le contrôle définitif des voies aériennes et de la ventilation devraient être maîtrisées par tout médecin travaillant aux urgences kétamine PDF l’ISR en fait partie.


Cet ouvrage fait en 22 chapitres un point très actuel sur l’état de l’art de l’utilisation de la kétamine, extraordinaire hypnotique dont les propriétés analgésiques, neuroprotectrices, antiépileptiques et anti-inflammatoires sont actuellement redécouvertes. La kétamine semble promise, comme antagoniste des récepteurs NMDA, à une véritable résurrection dans le cadre de la pratique de l’anesthésie moderne, mais également dans les domaines de la réanimation et du traitement de la douleur. La synthèse des abondantes références bibliographiques citées dans l’ouvrage et l’expérience clinique des auteurs permettent de discuter les aspects fondamentaux et cliniques les plus controversés de la molécule.

De plus, cette technique favorise la réussite d’une intubation car elle permet d’obtenir des conditions techniques et physiologiques idéales et diminue ainsi les risques d’échecs et de complications. I remember, with horror, the early days of emergency medicine, when almost no emergency physician could acces the appropriate drugs to do RSI. We struggled, our patients suffered, and, no doubt, somes lives were lost. Walls RM,  Rapid-Sequence intubation comes of age  Ann Emerg Med. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 5 janvier 2019 à 18:17.

P338 : En cas de contact avec les yeux : rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. La kétamine est une amine dissociative, psychotrope, utilisée comme anesthésique général en médecine humaine et en médecine vétérinaire. La kétamine est aussi utilisée de manière détournée pour ses fortes propriétés stupéfiantes, en milieu festif notamment. Ces transformations se produisent également -chez l’animal- dans les reins, et le tractus digestif.

Cette dernière est elle-même hydroxylée en 6-hydroxy-norkétamine puis glucurono-conjugué avant d’être éliminée par les urines et la bile. Sa demi-vie d’élimination est ainsi d’environ 2 heures et demi. La voie nasale est souvent utilisée par les usagers de drogue, et elle présente un intérêt potentiel pour l’analgésie. Elle fait partie de la famille des arylcyclohexylamines. Dans les laboratoires clandestins, il n’est pas rare de la rencontrer sous la forme S, car ayant des effets plus appréciés par les consommateurs récréatifs.

Sous sa forme de chlorhydrate, elle se présente comme une poudre cristalline soluble dans l’eau, l’éthanol, le méthanol, faiblement dans le chloroforme et pratiquement pas dans l’éther. D’un point de vue psychopharmacologique, il s’agit d’un inhibiteur des récepteurs NMDA du glutamate. Elle induit une dépression thalamonéocorticale et une stimulation limbique. Elle déconnecterait les circuits émotionnels impliqués dans la transmission de la douleur.

La kétamine est un anesthésique à part, cliniquement et d’un point de vue pharmacologique. Elle est fondamentalement différente d’autres hypnotiques ou agents analgésiques comme le fentanyl et les analgésiques opioïdes, les barbituriques ou les benzodiazépines. De plus, elle est beaucoup moins propice à provoquer une dépression respiratoire ou cardiaque que d’autres antalgiques tels que les morphiniques. Il est ainsi possible de pratiquer une anesthésie sous kétamine sans prendre de mesures de contrôle des voies aériennes. Cependant, cette pratique est de moins en moins courante en France à cause des propriétés psychotropes de la kétamine, qui peut provoquer des hallucinations chez les patients.

Les hallucinations peuvent être ressenties comme traumatisantes, ce qui motive souvent l’emploi associé de benzodiazépines en anesthésiologie. K-Hole » qui correspond à la sédation recherchée en anesthésie. Le K-hole est une sorte de trou noir avec troubles cognitifs et amnésiques, troubles de l’humeur et du comportement, délires hallucinatoires, cauchemars, perte d’identité et du contact à la réalité. Sans surveillance médicale, le « K-Hole » peut mener à une dépression respiratoire, au coma, et à la mort en cas de doses importantes.

L’impression de dissociation entre le corps et l’esprit laisse l’usager sans défense, doublée de l’effet analgésique. Ainsi un usager de kétamine peut se blesser sans en prendre conscience. En cas de nausées ou de vomissements, un risque d’étouffement par fausse route, des vomissements sont possibles du fait de l’incoordination motrice qu’entraîne le produit. De tels effets secondaires psychodysleptiques ont rendu son usage moins fréquent. Elle peut provoquer une forte dépendance psychique.

Elle entraîne également une inflammation sévère des voies urinaires et plus particulièrement de la vessie. Cette importante toxicité à long-terme contraste avec une relative innocuité lors d’un usage ponctuel, lors de l’anesthésie par exemple. L’utilisation combinée de kétamine avec d’autres produits peut être dangereuse. Des recherches sont actuellement menées sur son utilité pour traiter la douleur, la dépression, l’alcoolisme, et la dépendance à l’héroïne et aux autres opiacés. Son mécanisme reposant sur le système glutamatergique, par opposition à monoaminergique pour les antidépresseurs conventionnels, en fait une nouvelle possibilité de traitement pour les personnes résistantes aux monoamines, c’est-à-dire un tiers des malades. L’anesthésie représente l’usage principal de la kétamine.

Ses effets sont très différents d’une espèce à l’autre. Chez l’homme, elle provoque peu d’effets sur le système cardiovasculaire et permet de maintenir une respiration spontanée relativement efficace ainsi que des réflexes de toux. Aussi, elle est utilisée en anesthésie de guerre et dans les situations où il n’existe pas de matériel de réanimation ou de personnel expérimenté, en particulier dans les pays du Tiers Monde. Dans ces pays, elle est particulièrement utilisée pour la chirurgie en urgence ou la césarienne. Ces hallucinations sont atténuées par l’administration concomitante d’autres drogues, en particulier les benzodiazépines. Les hallucinations sont également moins fréquentes chez les petits enfants et les personnes âgées. Même en présence de personnel expérimenté, elle est aussi employée en raison de son coût plus faible que les autres analgésiques, dont le prix les rend inaccessibles aux pays en voie de développement.

Cette molécule est utile pour ses effets sur la douleur. Ainsi la kétamine prend une part importante dans la pratique de l’anesthésie générale. Elle peut également avoir un intérêt dans une approche multimodale de certaines douleurs chroniques. Elle reste aussi utilisée en pédiatrie, pour de petites opérations chirurgicales et accessoirement pour le traitement de la migraine. Dans la mesure où les effets sont très variables suivant la dose, les drogues associées, d’un individu à l’autre et chez un même individu suivant son état d’esprit au moment de la prise, il existe de très nombreuses légendes urbaines sur les effets de la kétamine. Sa commercialisation se fit dès 1969 aux États-Unis.

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