Hommages à la Femme PDF

C’est la première femme française à s’inscrire aux épreuves hommages à la Femme PDF baccalauréat à Lyon en 1861, et la première à l’obtenir le 17 août 1861. Site de la Manufacture : à droite de la chapelle, la maison natale de Julie-Victoire Daubié.


Au-delà des vagues turbulentes de la vie, la femme est patiente, courageuse et spirituelle. Comme une nouvelle lune, les saisons peuvent altérer son image, mais malgré toutes ces contraintes, elle demeure éternellement Femme. Ce recueil de poèmes invite l’être le plus symbolique de la création à se redécouvrir et prendre possession de son héritage sacré. Sans relâche, tambour battant, elle doit continuer le combat quotidien contre toutes les forces d’injustice. À l’homme qui veut réellement changer, nous l’invitons – si ce n’est pas déjà fait – à pendre sa place auprès d’elle et joindre cette nouvelle croisade qui n’est autre qu’un devoir civique et une obligation morale ! Comme le chante si bien Jean Ferrat, “La femme est l’avenir de l’homme.”

Elle est prénommée Julie-Victoire à l’état civil mais porte au quotidien le prénom de Victoire, comme sa mère Victoire Colleüille. Elle doit son prénom de Julie, comme le veut l’usage local, à sa sœur aînée Marie-Julie, Julie au quotidien, qui est aussi sa marraine. Huitième enfant de sa fratrie, elle a vingt mois à la mort de son père, qui est enterré dans le caveau de sa famille à Fontenoy. La mère et les enfants rejoignent alors Fontenoy-le-Château où réside la famille paternelle de Julie-Victoire. L’inscription de ses frères et sœurs sur les registres paroissiaux de Fontenoy montre que les enfants y suivent leur catéchisme. La maison d’école rue de l’Église où elle suit ses études primaires.

Elle est issue de la petite bourgeoisie catholique fontenaicastrienne. Son grand-père paternel, Siméon-Florentin Daubié, greffier de justice et ancien négociant, vit alors de ses rentes. Contrairement à la légende, elle n’a jamais travaillé dans les ateliers de la Manufacture royale de fer blanc de Bains-les-Bains. Son nom n’apparaît pas sur les registres d’établissement de livret ouvrier. Elle a certes côtoyé et vu au bureau de bienfaisance de Fontenoy la misère des ouvriers de campagne, la triste condition des domestiques et le sort funeste réservé aux mères célibataires. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon le 21 juin 1859.

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