Histoires et mémoires des croisades à la fin du Moyen Age PDF

Référence directe aux empereurs romains, ce terme signifie qu’il a accru considérablement le histoires et mémoires des croisades à la fin du Moyen Age PDF. La Philippide rédigée entre 1214 et 1224.


Au moins depuis la publication de la thèse d Alphonse Dupront, en 1997, il est clair que l’idée de croisade a survécu en Occident bien après la mort de Saint Louis sous les murs de Tunis. Néanmoins, l’opinion dominante considère que le récit des expéditions passées, quel que soit le contexte discursif, n’aurait valeur que de substitut et que l’abondance du discours serait à la mesure de l’impuissance des royaumes chrétiens, incapables de résister aux Turcs (sans même parler de la récupération de Jérusalem). Les mots serviraient à combler un vide, à calmer l’inquiétude de l’Occident menacé en entretenant l’illusion d’une force désormais perdue.
La douzaine de contributions publiée dans ce volume vise à réévaluer cet ensemble très nourri de textes : la remémoration des hauts faits de Charlemagne ou de Godefroy de Bouillon fonctionne en effet comme un formidable révélateur pour l’historien, car le traitement de la geste croisée livre un portrait social et politique de l’Europe dont il importe de bien évaluer l’actualité. La référence aux heures glorieuses, tout comme le dessin d’une prochaine, et illusoire, victoire, souligne avec acuité les lignes de force d’une époque charnière.

Philippe Auguste reste l’un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires et des progrès essentiels accomplis pour affermir le pouvoir royal et mettre fin à l’époque féodale. La naissance de Philippe Auguste, en 1165, est accueillie comme un miracle par la famille royale. Adèle de Champagne, qui lui donne tardivement ce fils tant espéré. 1179, puis à lui laisser le pouvoir le 28 juin 1180. Noyers, successeur de Guillaume aux Blanches Mains, au grand dam de ce dernier, qui accusa d’usurpation son pair. Pour échapper à l’emprise de sa mère et de ses oncles maternels, Philippe II se rapproche de son parrain Philippe d’Alsace, comte de Flandre, qui lui donne sa nièce Isabelle en mariage. Hainaut lui apporte l’Artois en dot.

La mort de son père survient le 18 septembre 1180 et laisse Philippe seul roi, à quinze ans. Confronté à l’affaiblissement du pouvoir royal, Philippe se révèle rapidement à la hauteur du défi. Juifs dans toutes les provinces de son royaume, leur ravit leur argent et leur or et les chassa de son pays. Beaucoup abjurèrent alors leur foi et recouvrèrent par là leurs fortunes et leurs biens, se mêlèrent aux chrétiens et vécurent comme eux. Philippe de Flandre avait proposé au vieux roi sa nièce Ide, fille de son frère Mathieu, comte de Boulogne. Pour renforcer son influence, il négocie au début de 1180 le mariage de sa nièce Isabelle, fille de sa sœur Marguerite et de Baudouin, comte de Hainaut. Auguste tenait à cette union et décida de choisir un lieu en dehors des terres champenoises.

Dès 1181, le conflit avec les barons est ranimé, mené par le comte de Flandre, Philippe d’Alsace, avec lequel Philippe s’est brouillé. Les Plantagenêt sont l’autre préoccupation majeure de Philippe Auguste. Angleterre, également comte d’Anjou, comprennent la Normandie, et le Vexin. Jérusalem par Saladin en 1187, appelle à la croisade. Philippe Auguste est peu motivé par une telle aventure mais ne peut opposer un refus au pape. Il prend la croix et invoque les dangers qui menacent son royaume pour surseoir.

Le roi ne peut plus se dédire, il se prépare au départ en Terre sainte. Hainaut songe à se séparer d’Isabelle. En mars 1184, la répudiation est décidée. Dieu devant le peuple qui l’aimait pour son grand cœur. Philippe Auguste et Richard reçoivent les clés d’Acre.

Enluminure des Grandes Chroniques de France de Charles V, vers 1370-1379. Philippe Auguste et Richard partent ensemble pour la troisième croisade, qui mobilise également la plupart des grands barons de France. Ils embarquent à la fin de l’été 1190, Philippe de Gênes et Richard de Marseille. Philippe Auguste quitte Messine dès qu’il le peut, le 30 mars 1191. Il arrive à Acre le 20 avril 1191 et participe au siège de la cité, contrôlée par les musulmans.

Richard n’arrive qu’en juin, après un détour par Chypre : les renforts anglais sont les bienvenus mais les querelles reprennent immédiatement entre les deux rois. La croisade ne fait que commencer, pourtant Philippe décide de prendre le chemin du retour. Le fait qu’il n’ait qu’un seul héritier l’invite par ailleurs à la prudence. C’est dans un état de santé délabré et très atteint physiquement que Philippe passe par Rome pour obtenir du pape l’autorisation de quitter la croisade.

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