Histoire des races maudites de la France et de l’Espagne. T. 2 (Éd.1847) PDF

L’expulsion des morisques peinture de Gabriel Puig Roda, 1894. Retour à la première après l’expulsion. La reddition de Grenade, tableau histoire des races maudites de la France et de l’Espagne. T. 2 (Éd.1847) PDF Francisco Pradilla y Ortiz.


Histoire des races maudites de la France et de l’Espagne. T. 1 / par Francisque Michel,…
Date de l’édition originale : 1847
Sujet de l’ouvrage : Cagots — Histoire

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Par la suite, les Rois Catholiques s’attachèrent à repeupler le territoire avec des colons venus de Castille et à imprimer sur la ville la marque de leur autorité, notamment en transformant en églises un certain nombre de mosquées. La prédication de Talavera pour convertir les musulmans était en fait assez réduite, car il était davantage occupé à organiser l’église de Grenade pour les colons chrétiens. En 1499, arriva à Grenade l’archevêque de Tolède Francisco Jiménez de Cisneros, confesseur de la reine de Castille Isabelle. Craignant l’élimination totale de l’islam et exaspérés par diverses pressions économiques et fiscales, les habitants de l’Albaicin de Grenade, quartier de la ville où les musulmans étaient désormais relégués, se révoltèrent. Après la défaite des révoltés, les Rois catholiques décrétèrent l’expulsion des musulmans âgés de plus de 14 ans, d’abord de Grenade puis, en 1502, de l’ensemble de la couronne de Castille.

Ainsi les mudéjars des villes castillanes qui vivaient depuis plusieurs siècles pacifiquement sous la domination chrétienne étaient concernés par cette mesure. C’est dans cette dernière région qu’ils étaient les plus nombreux, dispersés dans les villes et villages en communautés de tailles diverses. Vivant sous régime chrétien depuis le XIIe siècle, ces mudéjars étaient pour la plupart des paysans. En 1520 éclata la révolte anti-seigneuriale dite des  Germanías  menée par les corporations d’artisans de Valence. Durant l’été 1521, les révoltés, utilisant les menaces et les violences et les agressions physiques et mentales, conduisirent les nombreuses communautés de musulmans à accepter le baptême de peur pour leurs vies et celles de leurs familles. Par conséquent, aucun retour en arrière n’était autorisé pour les musulmans convertis pendant les  Germanias . Plus encore, Charles Quint vit dans cet événement un effet de la Providence divine.

Il est difficile de donner un chiffre précis de la population morisque. Afrique du Nord notamment le Maroc. D’autre part, contrairement à ce que croient les  vieux chrétiens , la natalité chez les Morisques est très inférieure à celle de l’ensemble de la population. La noblesse morisque qui garde des titres, des charges et des richesses des noms d’origine espagnole a également été chassée et a perdu toutes ses richesses. Leurs maisons, arts, héritage sont devenus la propriété des chrétiens catholiques bénéficiant d’une certaine aisance et prêtant de l’argent à la vieille noblesse espagnole. Un autre facteur de cohésion communautaire est la politique fiscale de Charles Quint : les Morisques restent soumis à un régime de taxation radicale imposée par le pouvoir royal et religieux que les représentants des aljamas négociaient en vain. Morisques se soumettent extérieurement aux traditions chrétiennes mais conservent entre eux leur culture et tradition d’origine.

Philippe II est décidé à appliquer la Réforme catholique dans ses États et à combattre l’hérésie, que ce soit contre les calvinistes des Pays-Bas ou contre les Morisques de Grenade et de Valence. Un programme d’expulsion, d’extermination et de reconquête de la terre est mis en place dès 1559. Elles sont ressenties par la population morisque comme des brimades. Dans la nuit de Noël 1568, un soulèvement s’organise dans le quartier de l’Albaicin à Grenade. Le premier chef de la rébellion est un jeune homme de 22 ans, Hernando de Valor, descendant des Omeyyades, qui prend le nom de Abén Humeya.

La révolte gagne toute la vallée de Lécrin puis s’étend à toutes les montagnes de l’Alpujarras. Celui-ci sera lui-même trahi et assassiné par Gonzalo el Seniz en 1571. La révolte est écrasée cette même année par Don Juan d’Autriche, fils naturel de Charles Quint et donc demi-frère de Philippe II. Les Morisques du royaume de Grenade sont alors chassés dans toute l’Espagne. Article détaillé : Expulsion des Morisques d’Espagne.

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