HISTOIRE DES INSTITUTIONS POLITIQUES DE L’ANCIENNE FRANCE LA MONARCHIE FRANQUE PDF

Ryswick fait confirmer en 1697 le fait que la France possède les quatre cinquièmes de l’Alsace. La réforme administrative entraîne la disparition de la province d’Alsace remplacée par deux départements, le Bas-Rhin HISTOIRE DES INSTITUTIONS POLITIQUES DE L’ANCIENNE FRANCE LA MONARCHIE FRANQUE PDF le Haut-Rhin, et un seul diocèse, celui de Strasbourg.


Vers un retour de l’Alsace institutionnelle? L’historien Georges Bischoff affirme que l’Alsace est une création française, sur les plans géographique et historique. Les héritiers du duc Albert, lointain dux Alisatiae en 700, reprennent, longtemps après leur soumission aux Carolingiens, le comté de Sundgau en 850. Alsace n’est plus qu’une dénomination écrite historique, surtout connue des scribes et des partisans étichonides. Le partage de l’Empire carolingien entre les trois fils de Louis le Pieux, en 843, attribue ses principaux comtés au royaume de Lothaire. En 900, Hughes, se prétendant dernier héritier d’Etichon, se dénomme comte d’Alsace et de Ferrette. Mais ce titre honorifique n’a aucune réalité officielle.

Ils sont promus par les clercs et les orateurs prêcheurs pour désigner autant l’espace mythique de ce duché mérovingien évanoui que les vertus des terres d’accueil ou contrées hospitalières, où se mêlent les étrangers libres et les populations déplacées. Le nom Alsatia devenu Alsace dans les grimoires historiographiques et géographiques français n’est ensuite employé que par les occupants militaires français, à l’époque moderne. Au Paléolithique moyen, les Néandertaliens étaient présents dans la vallée de la Bruche. Mutzig Ils se sont également installés à Mutzig, dans un abri-sous-roche s’ouvrant sur des terrasses gréseuses du massif du Felsbourg. Des outils, des vestiges fauniques, des foyers et de nombreux niveaux cendreux indiquent une implantation de longue durée. Interprétations L’apport de ces stations à la recherche préhistorique est important.

Un approvisionnement local et de moyenne distance en roches autres que le silex est dominant dans l’industrie lithique néandertalienne du val de Bruche. D’autres sites où des restes préhistoriques ont été retrouvés se situent aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d’Eguisheim et dans la grotte d’Oberlag dans le Sundgau. Ces tribus s’étendent jusqu’aux alentours de Mulhouse en délaissant les abords marécageux de l’Ill et du Rhin. Alsace en provenance des Balkans, ou des pays danubiens. Avec le retrait des glaciers, l’agriculture et l’élevage se développent et pour cela l’homme va rechercher des terres fertiles comme les terres à Lœss de l’Alsace moyenne dans le Kochersberg ou le Sungau.

Des cités lacustres se développent aussi sur les cours d’eau. Le  Néolithique final  est marqué par des mouvements guerriers comme le montre les pointes de flèche et les poignards retrouvés non loin de Riedisheim ou d’Eguisheim. La civilisation du Michelberg n’est pas le résultat de nouvelles migrations mais le résultat d’influences commerciales et culturelles diffuses. Helvétie, mais provenant en fait du midi méditerranéen. L’arrivée de nouvelles tribus porteuses d’armes en bronze va lentement entrainer le déclin des populations locales à leur profit. L’Alsace, zone originelle du peuplement celtique. La zone orange montre la région de la naissance de La Tène.

La zone verte suggère une extension probable de l’influence celtique autour de -1000. La zone rouge indique une région celtique possible autour de -400. Les Celtes arrivent en Alsace au cours du premier millénaire av. L’Alsace est alors une terre de transition pour les Celtes migrant vers le sud de l’Europe. L’Alsace était occupée par deux tribus celtes : les Séquanes et les Médiomatriques. Ces deux peuples sont affaiblis par l’installation d’une peuplade germanique dans la région, les Suèves, sous le commandement d’Arioviste. Bataille de l’Ochsenfeld opposant César à Arioviste en 58 av.

Les Romains sont définitivement chassés d’Alsace en 378 et les Alamans s’installent pour y répandre leur culture et construire des villes. Les Alamans importent avec eux leur langue qui deviendra le dialecte alsacien parlé de nos jours dans la région. Rois fainéants, la dynastie carolingienne issue de la lignée pépinide qui a capté le duché d’Alsace s’impose. Après la mort de Louis le Pieux, successeur de Charlemagne, son royaume est divisé entre ses fils. Alsace échappe en partie par son éloignement aux raids normands, ce n’est pas le cas des raids hongrois qui dévaste surtout les centres de monastères en profonde décadence. Suisse, voit se poursuivre et se développer un mouvement d’émancipation des villes : le pouvoir temporel des évêques, autrefois puissant, est désormais supplanté par des institutions bourgeoises.

Renaissance fit sentir ses premiers effets en Alsace plus tôt qu’en France. En effet, la région était à l’écart de la guerre de Cent Ans qui ravageait la France au début du siècle. Alsace est le théâtre de révoltes populaires dans les campagnes afin d’obtenir les mêmes franchises que les populations urbaines. Un premier mouvement de révolte, le Bundschuh, est réprimé à Sélestat en 1493, mais se généralise par la suite à toutes les régions du Rhin supérieur.

Cependant ce sont des mesures prises contre les prédicateurs luthériens qui provoquent en 1525, contre les seigneurs laïcs et ecclésiastiques, un soulèvement général, qui se répand très rapidement dans toute la région, et même en Suisse, avec formation de bandes de 5 à 8. Dès 1480, Jean Geiler de Kaysersberg, prédicateur à la cathédrale de Strasbourg, critique le fonctionnement des institutions religieuses, sans toutefois vouloir encore sortir de l’Église, et cela avec la protection des habitants et du Magistrat de Strasbourg. Mais la Réforme commence vraiment à Strasbourg en 1519, par la diffusion des écrits de Martin Luther et d’autres réformateurs. En 1521, l’Évangile à la façon de Luther commence à être prêché par certains prédicateurs dans la cathédrale de Strasbourg. Lors de l’invasion des Armagnacs de 1444-1445, appelés par l’empereur Frédéric III du Saint-Empire pour mettre à mal l’autonomie des cités impériales, ces derniers écrasent les cités suisses puis décident de s’attaquer aux cités alsaciennes. La noblesse alsacienne se joint à eux et seules les villes fortifiées résistent. L’imposant dispositif militaire défensif de la République de Mulhouse en 1642 couplé à une rangée de quatre douves parallèles rendant encore plus périlleuse une éventuelle intrusion.

La noblesse de Haute-Alsace tente de se venger des Mulhousiens et déclare la guerre à la cité pour un motif futile en 1466. Mulhouse, ce qui provoque l’entrée de troupes de la Confédération en Haute-Alsace. Les Habsbourg dont les territoires entourent la cité restent fidèles à l’église catholique romaine, cette dernière devient donc une enclave réformée. La guerre de Trente Ans qui débute en 1618 n’est que l’internationalisation des conflits religieux traversant l’Empire depuis la Réforme.

De 1621 à 1648, l’Alsace est une des régions les plus ravagées d’Europe et l’un des principaux champs de bataille. En 1621, les troupes du comte de Mansfeld arrivent en Basse-Alsace pour tenter d’atteindre les possessions autrichiennes. Elles occupent Lauterbourg, Wissembourg et Haguenau, que le comte veut transformer en principauté protestante indépendante. En mars 1622, Mansfeld, délié de son serment par Frédéric V, quitte l’Alsace. Cependant, les protestants sont sauvés par l’intervention de leurs alliés suédois, qui envahissent les territoires germaniques et entrent en Alsace par le pont de Kehl, avec le soutien de la ville de Strasbourg. Le souvenir de leur occupation, de 1632 à 1634, demeure d’ailleurs fortement enraciné dans la mémoire orale. Au début de 1633, il ne reste plus sous le contrôle catholique en Alsace que Saverne et la forteresse épiscopale de Dachstein qui sont sous la protection du duc de Lorraine.

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