Histoire de l’Ecole des beaux-arts au XVIIIe siècle. L’école royale des élèves protégés PDF

Le Salon de 1787 au Louvre, gravure de Pietro Antonio Martini. L’objectif initial du salon histoire de l’Ecole des beaux-arts au XVIIIe siècle. L’école royale des élèves protégés PDF de présenter au public les œuvres des derniers lauréats de l’Académie puis, à partir de 1817, de l’École des beaux-arts.


La première manifestation, initiée en 1673 au Palais-Royal, s’appelait  l’Exposition . 1692, les travaux des différentes artistes agréés sont présentés au Louvre, et l’exposition annuelle organisée par l’Académie à partir de 1737 prend le nom de  Sallon , car elle avait lieu au  sallon carré du Louvre . L’histoire du Salon parisien est jalonnée de petits et gros scandales, d’événements, de rencontres, de ruptures, de conformismes, qui marquèrent les esprits du temps. Elle fut le lieu de l’émergence de la critique d’art, d’une littérature, d’échanges, de l’affirmation de personnalités artistiques, et l’objet d’une véritable curiosité, voire d’une forme de rejet. Ils pouvaient d’ailleurs citer en exemple les précédents de Florence et de Rome, où les Princes au pouvoir avaient soutenu la création d’une Académie de dessin, un siècle plus tôt déjà.

Ils obtiennent gain de cause et en 1648, la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture est approuvée, elle est créée à Paris et se dote d’une structure, de personnels et d’une doctrine. La doctrine s’appuie sur la hiérarchie des genres, héritée de l’Antiquité. On passe en fait de ce qui exige le plus d’imagination et de créativité, pour lequel il faut plus de talent, à ce qui est considéré comme de la copie pure du réel. Cette hiérarchie se retrouve dans les désignations du personnel de l’Académie qui a une importante fonction d’enseignement.

Seuls les peintres d’histoire ont accès aux fonctions d’ officiers , notamment les professeurs et les adjoints de professeurs. Pour être reçu à l’Académie, l’aspirant devait d’abord soumettre pour agrément une ou plusieurs œuvres servant de base au choix du sujet imposé, dans le genre choisi par lui. Ensuite, il réalisait le projet en définitif et le présentait pour réception. L’œuvre s’appelait alors le  morceau de réception  qui devenait propriété de l’Académie. Les statuts de mars-mai 1663, modifiés en 1668, prévoyaient une présentation biennale.

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