FIN DE SIECLE . LA FRANCE A LA FIN DU XIX SIECLE PDF

Régions françaises occupées par les coalisés entre juin 1815 et novembre 1818. L’occupation de la France à la fin du Premier Empire est une occupation décrétée par FIN DE SIECLE . LA FRANCE A LA FIN DU XIX SIECLE PDF second traité de Paris, après les Cent-Jours.


Après la bataille de Leipzig, les troupes napoléoniennes sont contraintes de se retirer d’Allemagne. Face aux nombreuses troupes alliées, l’Empereur ne peut opposer qu’une armée de 60 000 hommes. Il entre en campagne en France en janvier 1814. Malgré des victoires obtenues sur des armées pourtant supérieures en nombre, Napoléon ne parvient pas à vaincre. D’autant que la population est désormais hostile au régime et souhaite la paix. Les impôts ont augmenté pour financer la guerre et les pertes humaines sont trop élevées pour l’opinion publique. C’est alors que commence la première occupation, d’avril à juin 1814.

Ils souhaitent donc mettre en place un régime stable. Alliés s’accordent sur un retour des Bourbons en la personne de Louis XVIII. Un camp des troupes alliées en France. Le 30 mai 1814, les ambassadeurs des royaumes coalisés signent avec le nouveau royaume de France le premier traité de Paris.

Conscients que la position délicate des Bourbons oblige à des concessions, les Alliés restent relativement cléments. La France est réintégrée dans ses frontières de 1792. Le tsar Alexandre est le principal artisan de ce traité. Arrivé en France avec la ferme intention de liquider le régime napoléonien pour instaurer une république, il souhaite que la France puisse se redresser suffisamment vite pour reprendre sa place dans le concert européen. Les Alliés décident de rester jusqu’à l’établissement d’une constitution royale. Rassurée par le nouveau régime et le réel désir de paix de la population française, les troupes alliées évacuent peu à peu le territoire.

Cependant, la situation ne demeure pas stable. Le régime de la Restauration, qui se voulait pourtant générateur de paix et de prospérité, peine à les garantir. Les acquéreurs de biens nationaux et les anciens soutiens au régime impérial craignent des représailles. Ces soldats dispersés alimentent le climat d’instabilité et de nostalgie à l’égard de l’Empire. Les mêmes difficultés financières achèvent de miner le régime, la hausse des impôts provoquant une vague de mécontentement. C’est dans ce contexte difficile que Napoléon s’enfuit de l’île d’Elbe et débarque à Golfe-Juan.

Le 20 mars 1815, l’ancien empereur entre au palais des Tuileries, abandonné la nuit précédente par Louis XVIII. En revenant sur le trône de France, l’Empereur rompt à la fois les engagements pris lors de son abdication le 4 avril et ceux du traité du 30 mai 1814, signé entre la France et les puissances coalisées. Louis XVIII arrive à Paris le 8 juillet 1815 et, dissout, par ordonnance royale, du 16 juillet 1815, l’armée impériale. Le roi forme un gouvernement avec Talleyrand et Fouché. Par ordonnance royale du 11 août 1815, les légions départementales sont créées.

Néanmoins, sur le plan diplomatique, les ambassadeurs coalisés font traîner les négociations en longueur. En effet, pendant toute cette période floue les troupes étrangères vivent sur le pays, au moyen de réquisitions. Le gouvernement fait appel aux propriétaires, négociants et rentiers pour régler les charges de l’occupation. Les prêteurs sont assurés que l’État royal les remboursera ultérieurement. Les états-majors alliés entendent profiter au maximum de cette manne qui finance leurs troupes. Cette occupation officieuse se solde le 20 novembre 1815 par le second traité de Paris.

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