FETES GALANTES-PARCOURS DE LECTURE PDF

Après des études littéraires et de droit, il exerce comme avocat à partir de 1964. Mais FETES GALANTES-PARCOURS DE LECTURE PDF 1975, il est radié du barreau pour avoir favorisé la tentative d’évasion d’un de ses clients, un délit qu’il nie avoir commis.


« Toute voix neuve éclate dans un temps gouverné par des modes de penser et de sentir, par des habitudes, par des formes elles-mêmes tyrannisées par une idéologie, et elle est condamnée à être en effet « inouïe » : dans ce sens, il est significatif, non pas peut-être que tous les grands recueils de Verlaine, y compris, en 1885, Jadis et Naguère, aient été publiés à compte d’auteur, mais que tous, malgré quelques articles, et les plus amicaux ne sont pas les moins aveugles, soient passés, sans exception, inaperçus : artistes, critiques, « juges attitrés », tous adonnés aux « jeux anciens » ; la « modernité », c’est du côté du Parnasse qu’elle se cherche, ou dans le réalisme de Coppée, de Mérat (auquel il est vrai que Verlaine se montrera lui-même très attentif, mais c’est pour aussitôt, dans les Paysages belges, dans les pièces des Fêtes galantes où se laissent reconnaître ses motifs, l’entraîner dans une autre aventure) : qui eût pu, dans cette voix « en allée », secrète et vertigineuse, la reconnaître, et avec elle, imperceptiblement et pour jamais, c’étaient les formes mêmes qui bougeaient. Si, Mallarmé, reconnaissant dès les Poèmes saturniens l’effort conscient de Verlaine « vers la sensation rendue » (et c’est déjà, par places, cette « traduction immédiate du senti » qu’exigera un jour Rimbaud), le rejet des « favorites usées », la naissance d' »un métal vierge et neuf » ; Rimbaud, lecteur, dès leur parution, des Fêtes galantes et, dans la lettre fameuse à Paul Demeny du 15 mai 1871, tenant Verlaine, avec Baudelaire, pour un « vrai poète », pour un « voyant ». C’est-à-dire, essentiellement, le texte est là (« Les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles »), pour ce créateur d’une autre langue poétique, que Baudelaire, à ses yeux, n’a pas été (« la forme si vantée en lui est mesquine ») et que Verlaine lui-même, un jour, très tôt, ne saura plus ou n’osera plus être.  » Jacques Borel.

Condamné à 18 mois de prison malgré ses dénégations, il s’enfuit en France et y mène une vie plus ou moins vagabonde jusqu’à la péremption de la peine en 1981, qui lui permet de retourner à Namur. Il ne reprend pas pour autant sa place d’avocat. Ses ennuis judiciaires, explique-t-il, lui ont offert l’occasion de fuir :  Les magistrats qui m’ont condamné m’ont accordé une forme de bonheur. Il se consacre dès lors à la littérature et la poésie, et publie au fil des années une cinquantaine de livres, des articles, des poèmes et des préfaces. En outre, on lui doit la création du prix littéraire Cabardès, du nom de cette région où il a vécu quelques années.

L’Usage des jours à La Table Ronde. Journal moche, essai, Luneau-Ascot, 1981, 1993. Fond de cale, roman,, Le Temps qu’il fait, 1991. Ajoie, précédé de Passage des ombres et de Cette âme perdue, préface de Sylvie Doizelet, coll. Chemin de Croix, peintures, poèmes de Sylvie Doizelet, 2004. Prix Franz de Wever , sur arllfb.

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