Etudes philosophiques, numéro 4 – 2004 PDF

4 janvier 2005, intervention devant les élèves du Master « Ethique et développement durable », Lyon III. Pour répondre à cette etudes philosophiques, numéro 4 – 2004 PDF, j’aimerais vous parler en homme de communication. J’ai été, je vous l’avoue, pendant 10 ans directeur artistique dans le premier groupe européen de communication.


Rassurez-vous, je suis aujourd’hui un publicitaire repenti. Ce qui prime dans notre monde est l’économisme. C’est-à-dire que nous vivons dans un monde plongé dans l’inversion des valeurs, où l’économie est non plus considérée comme un moyen mais comme une fin en soi. Tous les termes se rapprochant de près ou de loin à l’économie seront donc d’abord compris dans leur dimension économique. Notre société décrit comme développées les sociétés de consommation.

Ainsi, la civilisation de l’automobile, de la télévision et du téléphone portable est considérée comme l’aboutissement logique et inéluctable de toute société humaine. Une nouvelle fois, sous des mots différents, l’homme blanc dévoile son ethnocentrisme. Le développement réellement existant n’est en fait que l’occidentalisation du monde. Il sera logiquement compris comme « développement économique inscrit dans la durée », assorti d’une couche de peinture verte passée par les publicitaires pour mieux nous leurrer et nous le faire passer pour écolo. C’est-à-dire : polluer plus en sauvegardant l’environnement. Le développement durable, c’est concilier la croissance et la protection de l’environnement. Il a été démontré et re-démontré que plus de croissance économique, c’est nécessairement plus de pollution.

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