Epistémologie de la géographie PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports epistémologie de la géographie PDF les espaces et les sociétés. L’objectif est d’appréhender l’organisation des sociétés et d’apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. La géographie culturelle : un courant américain ? On considère aujourd’hui l’épistémologie comme  une étude critique des sciences .


Les hommes ont toujours eu besoin de connaître et de comprendre le monde qui les entourait : ils devaient s’orienter, baptiser les terrains parcourus, mettre en valeur des milieux variés. Les géographies scientifiques répondent aux mêmes besoins que les géographies populaires qui les ont précédées. Elles en diffèrent par l’utilisation de la carte mais aussi par l’acquisition et le traitement systématique de données qui permettent l’élaboration de rigoureux systèmes d’information géographique. A travers eux, les géographes analysent les relations qui prennent place entre les hommes et les milieux où ils vivent, soulignent la surprenante longévité des paysages agraires, des constructions régionales et des formes que revêtent les milieux humanisés. Le rôle de la distance et de l’éloignement dans le jeu social offre une autre avenue pour l’exploration de la réalité terrestre. Les hommes ne sont jamais indifférents au cadre où s’insère leur existence. Les paysages parlent des aspirations de ceux qui les modèlent. Les territoires servent de points d’ancrage aux sentiments d’identité et donnent un sens à la vie des individus et des groupes. La prise en compte de l’expérience des lieux complète les démarches mises au point au cours des phases antérieures de l’évolution de la discipline.

Cette réflexion épistémologique a tardé à venir en géographie et est la réponse à une crise disciplinaire. 1960, les géographes font le constat que la nouvelle géographie ne résout pas les problèmes de la société. Les géographes veulent alors fonder une géographie capable de penser les problèmes de la société et de construire des outils pour les résoudre. Ces géographies sont à la fois sociales et critiques.

La géographie sociale considère que la société est productrice d’espace. On assiste ensuite, au début des années 1980, à un renouveau de la géographie sociale. Ils définissent l’inégalité sociale comme une inégalité spatiale. L’objectif de la géographie sociale est de fonder une géographie de l’action, ouverte sur la société et sur les grandes questions sociales qui impliquent l’espace géographique. Plusieurs géographes ont avancé l’idée d’une inutilité d’une géographie sociale se distinguant de la géographie tout court. Michel Lussault qui considèrent que le spatial rend déjà très bien compte du social, qu’il n’y a pas de spatial sans social.

La géographie sociale est une notion plus récente. Elle apparaît en 1982 pour la première fois avec la tenue à Lyon d’un colloque dont les actes ont été publiés sous la direction de D. La géographie culturelle est marquée par le nom de Paul Claval. Elle est officiellement fondé en 1992 avec la parution de la revue Géographie et Cultures. La géographie sociale est marquée par des géographes de gauche et marxistes comme Pierre Georges ou Robert Hérin.

L’espace est la traduction des rapports de production d’une société. La géographie doit avoir un regard critique et responsable vis-à-vis des inégalités sociales et elle doit traiter les différences et les disparités. La géographie culturelle considère l’espace comme une traduction liée aux faits des systèmes de valeur, des idéologies et des langages symboliques. En tenant compte de l’évolution des approches de l’espace vécu, cette idée cherche à donner à la géographie sociale un nouveau fondement. Guy Di Méo aussi prend acte du renversement de l’ordre des facteurs.

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