Emile perverti : Ou des rapports entre l’éducation et la sexualité PDF

Des groupes de personnes et des individus isolés ont alors cherché à présenter la pédophilie comme une attirance sexuelle acceptable, ou à contester les notions de majorité sexuelle ou d’abus sexuel sur mineur. Cette mouvance n’a jamais atteint de reconnaissance durable et notable malgré, dans les années 1970, quelques soutiens médiatiques emile perverti : Ou des rapports entre l’éducation et la sexualité PDF politiques de portée limitée. Les discours pro-pédophiles sont notamment apparus aux Pays-Bas, à travers l’activité de personnes comme Edward Brongersma, docteur en droit et sénateur, et Frits Bernard, psychologue. Ils ne parviennent cependant pas à obtenir du COC la création d’un groupe de travail interne sur le sujet.


L’idéal de la pédagogie moderne, cette inquisition qui veut forcer les derniers retranchements du «mystère» de l’enfance en la psychologisant, ce n’est, au fond, ni l’adaptation ni la formation de tous sur le même modèle, encore moins la répression ouverte : c’est que rien de l’enfant n’échappe à son tuteur. L’oeil omniprésent, le panoptique. Alors seulement, de cette surveillance panoptique peuvent bien découler l’uniformité et l’interdiction, mais aussi le plus grand libéralisme. Car, tant qu’elle subsiste, rien n’est fondamentalement changé. Être sous le regard, le savoir et ne pouvoir échapper, n’est-ce pas la plus subtile des prisons ?
Il n’y a pas de «sexualité de l’enfant», écrit Schérer. Il n’y a pas d’enfant, car l’enfant procède de l’homme, il est une création systématique de l’homme. Il ne s’agit pas seulement de retirer ses chaînes à l’enfant, mais il s’agit essentiellement de déconstruire un système où l’enfant est l’illusoire supplément de l’adulte, et de tisser sur les terrains et les corps déblayés une multitude de relations transversales, non pédagogiques. James, Gombrowicz, Rilke nous en disent plus, le livre de Schérer le prouve assez, que toutes les études sur l’enfance. Et là où Emile perverti nous touche le plus, c’est dans son lyrisme exacerbé… son mode d’écriture lui-même est passionnel. Guy Hocquenghem

Né en 1922 à Tulle, il vit à Paris. Ancien élève de l’École normale supérieure, il est professeur émérite à l’Université de Paris VIII, et aime se qualifier de «philo­sophe fouriériste». Dans l’après mai 68, il enseigna à l’université de Vincennes aux côtés de Gilles Deleuze, Michel Foucault, Guy Hocquenghem, participant, grâce à son amitié avec ce dernier, à la naissance du FHAR. Ses intérêts se sont portés, depuis les années 1950, sur la phénoménolo­gie husserlienne, Charles Fourier, l’enfance, l’utopie, l’hospitalité…

Ce groupe se définit comme un mouvement visant à  briser les préjugés sur les conséquences des contacts et relations sexuels entre mineurs et adultes, fournir des informations et conseils à ce sujet et mettre en place un programme d’assistance direct . Une maison d’édition du même nom est fondée en 1958, afin de propager les idées du groupe. 1969, en raison de l’évolution sociétale et de la radicalisation de certains discours politiques ou intellectuels, les positions de la NVSH changent. Pays-Bas et de l’Allemagne de l’Ouest. Le contexte de la révolution sexuelle permet l’apparition d’un militantisme pédophile revendicatif, qui cherche à attirer l’attention des médias pour faire avancer sa cause. Regroupements, pétitions, publications de recherches sont les méthodes les plus utilisées.

La pédophilie n’en demeure pas moins condamnée par l’ensemble de la société, comme par les avant-gardes féministes. Justice, il a interrogé et analysé  plus d’une centaine d’adultes pédophiles et environ trois cents enfants et adolescents ayant eu des contacts sexuels avec des adultes . Parti socialiste pacifiste et par diverses personnalités. Edward Brongersma affirme en 1984 :  Aux Pays-Bas, la pédophilie est discutée objectivement pendant les cours d’instruction des académies de police. Là, tout comme dans les universités, on s’efforce d’en finir avec les préjugés.

1960, de tenir des discours présentant la pédophilie de manière positive. Entretenant dans ses écrits une ambiguïté entre pédophilie et pédérastie, Matzneff n’est pourtant pas attaqué par les médias, et assure même des chroniques dans divers journaux, dont le quotidien Le Monde. Michel Foucault s’oppose, de manière générale, à définir la sexualité sous la forme « contractuelle » d’un rapport qui serait fondé sur le découpage légal entre « consentement » et « non-consentement ». Postuler, dans le cadre judiciaire, qu’un enfant serait par essence non consentant amène à ceci : « On les croit non susceptibles de sexualité et on ne les croit pas susceptibles d’en parler ».

Le Monde et Libération, journaux orientés à gauche, contribuent à la diffusion de ces idées, en publiant des pétitions liées au sujet, des lettres, ou des entretiens avec des pédophiles rapportant leur expérience. Leurs trois ans de détention préventive suscitent une pétition de soutien, signée par diverses personnalités publiques : le texte affirme que les enfants n’ont subi  aucune violence , et qu’ils étaient  consentants , ajoutant :  Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? En avril 1979 les éditions Recherches publiaient fous d’enfance – qui a peur des pédophiles ? Le journal L’Express commente en 2001 :  la complaisance de l’époque pour les excès de langage — et parfois d’actes — des militants de la libération sexuelle s’accompagnait d’un véritable aveuglement : l’enfant, croyaient-ils, ne demandait qu’à exprimer sa sexualité, et c’était l’interdit qui constituait un abus sexuel. L’apologie de la pédophilie n’est cependant nullement limitée aux milieux de gauche ou d’extrême-gauche.

This entry was posted in Sciences humaines. Bookmark the permalink.